‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 218 sur 459 · DU MINISTRE · texte numérisé non relu

DU MINISTRE

UOO. § l.QuEL EST-IL? C'est le prêtre, c'est de foi d'après le texte de St Jacques n*' 1397 et d'après le Concile de Trente :

(( Si quelqu'un dit que le seul prêtre.n"est pas le propre ministre de l'Extrême-Onction, qu'il soit anat. » Sess. 14, can. A.

Si plusieurs prêtres faisaient à la fois, sur le même malade, les onctions sur plusieurs sens, avec la forme propre, le sacrement serait valide, mais gravement illicite, en dehors du cas de nécessité ; mais il serait invalide si un prêtre prononçait la forme pendant que l'autre fait les onctions. La juridiction n'est pas requise pour administrer ce sacrement, la puissance d'ordre suffit. Tout prêtre, même excommunié, donne donc l'Extrême- Onction validement; mais le seul prêtre délégué parle curé ladonne licitement ; et hors le cas de nécessité, celui qui administre ce sacrement sans délégation pèche gravement ; bien plus les réguliers, qui administrent sans permission le viatique et l'Extrême-Onction encourent une excommunication réservée au Pape, V. n" 3130. Mais tout prêtre administre licitement ce sacrement, quand le curé, ou son délégué, sont absents ou empêchés ; bien plus, il est tenu de

DIEU SANCTIFICATEUR

l'administrer sub levi quand la nécessité est commune, et sub gimvï dans une grave nécessité spirituelle. Dans le cas de nécessité on présume la permission, mais en dehors de ce cas, il ne faut pas la présumer facilement.

1401. 1 II. Quelle est l'obligation d'administrer ce sacrement ? Elle est grave pour le pasteur, c'est certain ; bien plus le catéchisme romain dit qu'ils pèchent très gravement ceux qui attendent pour donner l'Extrême-Onction à un malade, qu'il ait perdu tout espoir de guérison, et commence à perdre l'usage de ses sens et la vie ellemême. » (De Ext.-Unct. 18). On doit donc l'administrer dès qu'il y a danger de mort, et ne pas attendre l'article de la mort.

Voir no 2435.

14-02. § III. Comment doit-on l'administrer? Il y a obligation siib levi de l'administrer après le viatique, en répétant le Conflteor; mais si le malade ne peut pas communier, il faut lui donner l'Extrême-Onction. En dehors d'une nécessité urgente il est requis sub gravi de se servir du surplis et de l'élole ; on doit sub levi avoir un cierge en cire, et un servant, on ne peut pas employer une femme ; si le prêtre est seul qu'il se réponde à lui-même. C'est une faute vénielle d'omettre le signe de la croix, en faisant les onctions; mais ce serait une faute grave d'omettre les prières hors le cas de nécessité. G. 686 et suivants.

Qu'on ne porte pas les Saintes Huiles solennellement comme le St Viatique, ni non plus tout à fait en secret. Le prêtre doit se faire précéder d'une croix peu élevée; il suffit qu'il se revête des habits sacrés, dans la cham-

bre dumalade.On ne doit pas conserver régulièrement les Saiates Huilesdans la cure, à moins que l'église ne soit très éloignée; mais le curé peut garder les Saintes Huiles pendant la nuit, quand il prévoit qu'il y aura un malade en danger, afin qu'il les ait sous la main. Régulièrement on doit conserver les Saintes Huiles, au moins dans la sacristie dans un lieu orné, ou dans l'église dans une cassette, mais non dans le tabernacle. Les globules de coton, la mie de pain et l'eau des ablutions, si le prêtre ne les emporte pas, doivent être jetées au feu, non par les habitants de la maison, mais par le prêtre ou le servant.

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