V. Marie à cause de leur excellence sin£;ulière
1773.^0 P. I. Le culte de Dulie rendu aux saints est permis : Voir ce que nous avons dit au no607. C'est de foi, con-
DIEU CONSOMMATEUR
Ire les Manichéens et les Protestanls, d'après le second concile de Nicée : Si quelqu'un ne confesse pas que nous devons honorer les Saints devant Dieu et ne demande pas leur intercession, qu'il soit anathème. K. C. p. 5.
sect. 2. § 790. Pr. I.) Gloire et honneur à quiconque fait le bien (Rom. II. 10). 2). Par la tradition de l'Eglise, qui a institué des fêtes pour honorer les saints et élevé des temples sur leurs tombeaux. 3) « Il est manifesie que les saints ont droit à notre vénération, en tant qu'ils sont les membres du Christ, les fils et les amis de Dieu et nos intercesseurs. » D. T. m. cj. 25. a. 6.
Voyez n° 2265 et suiv.
1774. P. IL Le culte relatif deBulie , rendu auximagcset aux reliques^ est permis. C'est de foi, contre les Iconoclastes, et contre Vigilance et les Protestants, d'après le Concile de Trente.
« Les corps sacrés des saints, qui vivants ont été les membres du Christ et le temple de l'Esprit-Saint, qui seront ressuscites un jour pour la vie éternelle, doivent être vénérés. En sorte que ceux qui alfirment que les reliques des saints ne méritent pas d'être vénérées, doivent tout-àfait être condamnés... Les images du Christ et delà B. Vierge, Mère deDieu, et des autres saints doivent être exposées dans les temples... et on doit leur rendre l'honneur et la vénération qui leur sont dus ; non pas qu'on croit qu'il y ait en elles, quelque divinité, ou quelque vertu qui les rende dignes d'être honorées en elles-mêmes, ni qu'on doive leur demander quelque chose; mais parce que l'honneur qui leur est rendu se rapporte au prototype qu'elles représentent, comme l'ont sanctionné les décrets des conciles, contre ceux
qui ont attaqué les images. »
Voyez les raisons de cette doctrine au n* 61 1 et suiv. et 2270 et suiv.
1775. Dans la même session 25 «Le Concile statue qu'il n'est permis à personne, dans aucun lieu, d'exposer aucune image insolite, sans l'approbation de l'Evêque, ni d'admettre aucun miracle nouveau, ni d'exposer de nouvelles reliques, sans que l'Evêque les ait reconnus et approuvés. »
1776. Pr. III. H est bon et utile d'invoquer, d'une manière suppliante les saints. C'est de foi d'après le Concile de Trente, d'où sont tirés les termes mêmes de la proposition, et qui ajoute- « qu'ils pensent d'une manière impie ceux qui disent que cette invocation est contraire à l'honneur d'un seul médiateur Jésus- Christ. » Voy. ce quenousavons dit no 1773 et 643. L'honneur rendu aux saints rejaillit en effet sur Jésus-Christ, de qui les saints tirent toute leur excellence. L'invocation des. saints est de précepte pour la communauté des fidèles ; car l'Eglise la prescrit dans l'office et dans la messe : mais aucune loi positive ne l'exige pour chaque fidèle en particulier.
1777. Il est encore meilleur d'imiter les saints. « Car si nous suivons les exemples des saints, après celte vie nous régnerons avec eux dans le ciel. » ('St-lJernard.) Donc, ayant devant les yeux une si grande nuée de témoins, courons par la patience au combat qui nous est proposé, afin de recevoir avec eux la couronne de gloire qui ne se flétrira jamais.
2° Ce que nous avons dit des saints peut s'appliquer à plus forte raison à Si Joseph et à la B. Vierge Marie, dont nous nous faisons un devoir de dire ici quelque chose de spécial.
1778. 1) De Saint Joseph.
C'est une erreur du vulgaire, et de beaucoup de sages selon le monde, de penser que St Joseph