LA FIN DU MONDE
géant avec lui, porlantécrilsdans leurs cœurs les décrets divins et manifestant aux autres la sentence que Jésus-Christ prononcera seul avec autorité (D. T.
sup. q. 89. a. 1. et q. 90. a. 2).
1810. Quels seront ces parfaite qui siégeront avec le Juge ? St Thomas répond, et prouve que ce sont ceux, qui ayant embrassé volontairement la pauvreté, ont suivi Jésus-Christ, selon la perfection de vie, c'est-à-dire les religieux. Mais tous les anges et tous les saints approuveront la sentence (T. sup. q. 89, a. 2).
1811. I II. Quels sont ceux
QUI SERONT JUGÉS ? Il fllUt qUC
nous comparaissions tous devant le tribunal de Jésus-Christ, II.
Cor. V ; donc les bons, les méchants et même les anges y comparaîtront. Cependant ces derniers ne seront pas jugés directement sur leurs mérites ou leurs démériles, mais indirectement en lant qu'ils ont élé mêlés aux actions des hommes. « Les bons anges retireront une plus grande joie du salut de ceux qu'ils auront excités au bien ; et les mauvais anges seront tourmentés davantage à cause de la multitude des méchants dont ils auront fait la ruine en les portant au mal ». (D. T. sup. q. 89, a. 8).
1812. I III. Des circonstances DU jugement. I. Quel en sera le lieu ? C'est incerlain ; toutefois on enseigne communément que le jugement aura lieu dans la vallée de Josaphaf, près de la montagne des Oliviers. // viendra de la même manière que vous Vavez vu monter au ciel.
(D. T. sup. q. 88. a. 4).
II. Quel sera le mode du jugement ? Chaque homme connaîtra ses propres péchés, car, par rapporta Dieu, la conscience est ce que sont les témoins, parrapport aux jugements humains.
III. L'opinion la plus commune et la plus probable est que chacun au jugement connaîtra les péchés et les mérites de tous les autres hmwus. Il faut, pour que la sentence paraisse juste, que tous connaissent les mérites et les démérites qui l'ont provoquée (Ibid. a. 2); et cela se fera par la puissance divine, en un temps très court (Ibid. a. 3).
IV. On regarde comme plus probable, que tout ce jugement et quant à l'examen et quant à la sentence, aura lieu mentalement et non vocalement, soit à l'égard des justes, soit à l'égard des méchants (Sup. q. 88, a. 2.)
1813, V. Lorsque la sentence sera portée, le feu de la conllagration universelle sera repoussé en enfer avec les réprouvés. (D.
T. q. 74,3. 9.) Et les justes, ayant à leur tête Jésus-Christ, entreront dans le ciel avec leurs corps glorieux ; et la peine des damnés sera plus grande qu'auparavant ; il en sera de même de la gloire des élus. (Ibid.) Si nous nous jugeons nous-mêmes, nous ne serons pas jugés.