I II. Du Mahométisme
Son aulciir, Mahomet, né en 571, à la Mecque, en Arabie, exerça d'aljord le négoce et entreprit ensuite de dominer ses compatriotes par la religion.
Chassé de la Mecque, il se réfugia à Médine. y assembla des troupes, à l'aide desquelles il s'empara de la Mecque et poursuivit ses victoires en imposant ses cruyances par celte menace : Crois ou meurs. Il écrivit sa doctrine dans le Coran ou le Livre. En voici les principau.\ articles dogtnaliqacs : («) il n'y a qu'un Dieu et Mahomet est son envoyé, (b) la prédestination et la réprobation absolues, indépendamment des mérites, (c) l'existence des anges et des
CHRISTIANISME
démons, (d) la résurreclion et le jugement futur, (e) le Purgatoire, le saut fabuleux du pont Sarat, que traversent les justes et d'où les méchants sont précipités, (f) l'enfer et un paradis plein de voluptés sensuelles, (g) le fatalisme.
2" Les articles moraux sont : (a) la prière cinq fois par jour, (b) l'aumône, (c) le jeûne du Ramadan, sorte de carême de iJ!) jours, (d) pas question de vertus intérieures, comme l'humilité et la charilé, (e) il faut reconnaître qu'il n'y a qu'une seule puissance spirituelle et temporelle tout à la fois, (/") la polygamie est pei'mise à l'exemple du prophète qui a eu à la fois lo femmes et d'innombrables concubines, {g) la fornication est pourtant défendue, bien que par révélation divine, elle ait été permise au prophète, (li) tous les péchés sont remis par le pèlerinage de la Mecque, (i) on ne doit pas discuter sur les questions religieuses, mais les imposer le glaive à la main, (j) ceux qui succombent à la guerre sont absolument sûrs du paradis.
100. Il faut rejeter le Mahométisine, car : I» il est en coii- Iradiction avec le Christianisme, dont nous avons prouvé la divinité; 2» il est en contradiction avec la raison, la répcobalion absolue répugne à la bonté de Dieu ; le paradis de délices charnelles rebute autant quç la pluralité des femmes ; la fornication du prophète prouve sa corruption ; le fatalisme ruine la iiberlé dont la raison démontre l'existence. Il n'a donc pas même les signes négatifs intrinsèques dedivinité, il ne peut donc avoir
les signes positifs extrinsèques.
Donc il doit être rejeté. Nous avons dit déjà que tous les autres cultes païens doivent être rejetés et que le Judaïsme est abrogé, donc toutes les religions autres que la religion chrétienne, ne sont pas divines, donc la révélation chrétienne est la seule divine. Mais comme la religion est nécessaire à l'homme et "à la société, il faut donc embrasser le Christianisme qui est la seule vraie religion. C'est là ce qu'a voulu J.-G. qui a dit : Celui qui croira sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné. Ceux qui ne sont pas catholiqiîes n'ont donc plus qy'à rechercher entre les diverses sociétés chrétiennes, celle qui est la véritable Eglise de J.-C, établie par lui et gardant sa doctrine dans toute sa pureté ; et ce sera là, la matière du traité suivant. Les catholiques n'ont pas à faire cette recherche, ils connaissent la vraie Eglise dont ils sont les pnembres, ils doivenf s'attacher fermement à elle, en bannissant tout doute.
(Voir n» lO'i). Mais tous ceux qui ne sont pas catholiques doivent trouver la vraie Eglise , puisque J.-C. ne protnet de sauver que celui qui croit sa doctrine.