QUELLE EST LA VÉRITABLE ÉGLISE DE JÉSUS-CHRIST
104. Avant tout, remarquons bien les paroles du Concile du Vatican : « Si quelqu'un dit que la condition des fidèles est la même que celle de ceux qui ne sont pas encore arrivés à la seule vraie foi, de telle sorte que les catholiques puissent, jusqu'à ce qu'ils aient achevé la démons- Iralion scientifique de la crédibilité et de la vérité de leurs croyances, suspendre leur asseiilimenl et mettre en doute la foi, qu'ils ont déjà repie de l'ensei-
gnement de l'Eglise, qu'il soit anathème. » De fide, c. 6.
105. Cela étant posé, pour résoudre celle question, dans un premier article, nous exposerons les notes, c'est-à-dire les signes extérieurs, les indices à l'aide desquels on reconnaît la véritable Eglise, et dans un second faisant l'application de ces notes, nous démontrerons que l'Eglise catholique romaine est, et est seule le vrai christianisme, ou la véritable Eglise de Jésus-Christ.
Article I. — Des notes de la véritable Eglise de Jésus- Christ.
106. Les notes sont la manifestation apparente d'une propriété que l'Eglise doit nécessaireuîent avoir. Nous ne pouvons assigner ces notes qu'en nous basant sur la doctrine de Jésus- Christ, qui se trouve dans les Saintes Ecritures, livres vraiment authentiques, et vrais comme nous l'avons dit. Lors même qu'il s'y rencontre bien des passages obscurs et difficiles à comprendre,, on y rencontre aussi des témoignages pleins de clarté ipie nous pouvons déjà apporter en preuve, renvoyant plus loin la (piestion de l'interprétation des Ecritures. Quelles sont donc, d'après les Saints Livres , les noies de l'Eglise de Jésus- Christ?
107. D'abord, ce ne sont pas, comme le veulent les protestants, la prédication de la vraie doctrine et la bonne administration des sacrements ; car la note dmt être plus claire et plus vite saisie que l'Eglise elle-même, par un esprit même sans culture, puisque la noie doit désigner l'Eglise ; or quel homme même savant peut à première vue connaître la vraie doctrine et quels sont bien les vrais sacrements ?
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108. Parmi ces noies, les unes sont négntires : J'Ei'lise qui les a, n'est pas par là-même prouvée véritable ; mais celle qui ne les a pas est convaincue de ne pas être l'E^^lise de Jésus-Christ ; les autres sont positives, et elles prouvent (pie l'Eglise qui les a, est vraiment celle de Jésus- Clirist ; nous devons dire un mol des unes et des autres.
100. ^ I. Dks notes néga- TiVKS. — Ce sont l'autorité, l'indôfectibililé, la perpétuité, propriétés do l'Eglise dont nous, parlerons plus loin, et la visibilité sur laquelle nous établissons aussitôt la proposition suivante :
110. P. Jésus-Christ a établi son. Eglise comme une société lisible : c'est certiiin et voisin (le la foi, contre Jean Huss et les Jansénistes, qui pensaient que l'Eglise n'était composée que des prédestinés, et contre les prolestants qui étaient impuissants à faire voir leur église avant la prétendue réforme. On le prouve:
1'^ par l'Ecriture : Vous êtes la lumière du monde. On ne peut cacher une cité établie sur les montagnes. Math. V. 14. — 2" par le concile du Vatican :
Dieu , par son Fils unique a établi l'Eglise ; et Va munie de notes manifestes de sa divine instiluliGn , afin qu'elle puisse être connue par tous, comme la gardienne et la mail r esse de la parole révélée. Dei Fjlius c. IJI.
— 3" par la nature de l'Eglise.
L'Eglise a été établie pour les hommes : il faut donc que les hommes la connaissent, afin de s'y attacher; mais venons aux notes positives.
m. § II. Des notes positives. — Ces notes sont en même temps des propriétés de l'Eglise, ou des qualités qui ne conviennent qu'à elle, et qui la
distinguent de toute autre société. Une chose peut être propre à l'Eglise de fait, de telle sorte qu'elle ne convienne qu'à l'Eglise, bien qu'elle puisse convenir aussi à une autre société.
Ou bien une chose peut être propre in se, en soi, à l'Eglise, de telle sorte qu'elle ne puisse convenir à aucune autre société.
Le symbole de Nicée énumère les quatre propriétés de la vraie Eglise : k Je crois... l'Eglise, une^ sainte, catholique et apostolique. » L unité est propre à l'Eglise, au moins de fait, et d'après quelques auteurs, elle est aussi propre in se; et les trois autres sont propres in se.
Les propriétés, en tant qu'elles servent à faire connaître la véritable Eglise de Jésus-Christ, sont et se nomment notes positives.
Consacrons leur à chacune un numéro.
112. I. L'Unité. — L'unité exclut la pluralité, soit simultanée, soit successive, et la division, car elle suppose l'union dans la foi et la charité sous une seule autorité et avec le même culte, et cela partout et toujours.
Or l'unité : P est une propriété de l'Eglise. C'est de foi :
Je crois l'Eglise une. Cela se prouve par l'Écriture qui l'appelle Eglise (et non les Eglises) maison, temple, un seul bercail d'un seul pasteur, et nous apprend que dans l'Eglise, // ni/ a qu'un seul Dieu une seule foi, un seul baptême. Eph. IV, 5 ; 2" L'unilé est une noie de la véritable Eglise ; c'est certain de par la foi, et c'est prouvé par les mêmes textes des Ecritures.
Cette unité, en effet, éclate exlé rieurement et apparaît manifesie dans les Symboles, dans un seul chef, dans le culte partout suivi, et aide ainsi à connaître facilement l'Eglise. L'unité dans les
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points fondamentaux qu'ont ima- £^inée les protestants, n'a été inventée que pour le besoin de la cause. Là où Jésus -Christ ne dislingue pas, nous ne devons pas distinguer. L'Eglise doit être une dans tout ce que marque l'Ecrilure.
113. II. La Sainteté de l'Eglise, en tant que propriété, suppose la sainteté de son auteur, de sa nature, de sa lin, de ses moyens, de ses membres dont quelques-uns ^doivent pratiquer des vertus héroïques, et quelques autres opérer des miracles. En tant que note, la sainteté doit éclater dans le corps et dans les membres de l'Eglise par la pratique des grandes vertus et par les miracles.
l» Lasainlcté est une propriété de l'Eglise : c'est de foi : Je crois... la sainte Eglise. Pr. 1) par l'Ecriture : Jésus-Christ s est livré pour l'Eglise, afin qu'elle soit sainte et immaculée. (Eph. V, 25. '2J II a voulu qu'on gardât toujours dans son sein les trois conseils (qui sont le chemin de la perfection) et des vertus héroïques. 3j 11 a voulu (jue dans son sein il s'opérât des miracles.
Celui qui croit en moi, dit-il, fera encore de plus grands prodige^. (Jean. XIV, 12).
^^ La Sainteté est une note de l'Eglise. C'est certain de par la foi : On reconnaîtra que vous êtes mes disciples, si ootis vous aimez les tins les autres.
(Jean XIII, 35). Rien ne faisait connaître aux infidèles la divinité de l'Eglise, comme la charité, qui n'est autre chose que la sainteté ; et les grandes vertus et les miracles ont une vertu merveilleuse pour attirer et toucher les hommes.
114. III. La Catholicité. — En tant que propriété, c'est la mission de l'Eglise à l'égard de
tous les hommes partout et toujours; en tant que note, c'est la diffusion de' l'Eglise parmi toutes les nations, ou successivement , ce qui suffit d'après plusieurs, ou simultanément, comme l'exigent d'autres avec plus de probabilité. Toutefois, personne n'exige une catholicité physique ; tous se contentent d'une catholicité morale.
]" La catholicité est une propriété de l'Eglise. C'est de foi :
Je crois... l'Eglise catfwlique.
Pr. 1) par l'Ecriture : Allez dans tout l'univers et prêchez l'Evangile à toute Créature.
(Marc. XVI, 15) je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. (Math. XXVIII, 20).
2j par la raison. Dieu veut le salut de tous les hommes et cela par l'Eglise ; celui qui croira sera sauvé.
2° La catholicité est une note de l'Eglise : c'est certain de par la foi ; ce que nous avons dit le prouve ; du reste , comment croire sans prédicateur? Comment prêcher si on n'est envoyé?
(liom. X, 15) et cela partout?
115. IV. L'Aposïolicité suppose : 1) la même doctrine que les apôtres, et â) une succession légitime et non interrompue depuis les apôtres jusqu'à nous.
1° L'Apostolicité est une propriété de l'Eglise. C'est de foi.
Je crois... l'Eglise apostolique.
Pr. 1) par l'Ecriture : Vous êtes élevés sur ' le fondement des apôtres. (Ephés. II, 19). 2) Comment prêcheront- ils sans mission? (Rom. X. 15).
2" L'apostolicilé est une note de l'Eglise : c'est certain de par la foi. Rien n'indique d'une manière plus claire la véritable Eglise de Jésus-Christ, qu'une succession légitime et non interrompue de pasteurs, depuis les
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Vu
apôtres jusqu'à nous. Voir S.
110. Les Pères ont admis ces quaires notes et s'en sont servis pour réfuter les premiers hérétiques. Si une d'elles prise séparément ne suffisait pas, la réunion des quatre indi(]ue certainement la véritable Eirlise de Jésus-Clirist ; et le défaut de quelques-unes, ou même d'une seule, suffit pour faire connaîlrc la fausseté d'une secte, puisque comme nous l'avons dit, chacune d'elles est une propriété essentielle de la véritable Eglise.
Il ne nous reste donc plus qu'à faire voir claireme))t la vraie Ei^^ise, en lui appliquant ces quatre notes. Il serait superflu de lui appliquer les noies négatives, qui ne peuvent donner une preuve positive.
Article IL — L'Eglise catholique romaine est la véritable Eglise de Jésus- Christ.
117. En effet, la vérilable Eglise de Jésus-Christ est celle, qui a et qui a seule toutes les notes positives ; or l'Eglise catholique romaine les a toutes et lésa seule: ces deux parlies de la mineure seront établies dans les paragraphes suivants.
118. I I. L'Eglise catholique ROMAINE A toutes LES quatre NOTES DE LA VRAIE
Eglise : c'est certain de par In foi : 1° Elle est une, elle exclut toutes les erreurs, professe partout le même Symbole, c(uiserve et administre les mêmes sacrements, a partout le même sacrifice, et par conséquent le même culte essentiel ; elle est soumise dans tout l'univers aux mêmes pasteurs, dont l'unique chef est le Poutile romain, connue il est facile de s'en convaincre, si peu qu'on ouvre les yeux.
2^ Elle est sainte, car dans
son sein se pratiquent d'héroïques vertus. Sans parler de ses innombrables martyrs, elle compte des légions de religieux et de vierges, qui font viru de suivre les conseils évangéliques à l'exemple de Notre-Seigneur.
Toujours elle a eu des hommes vraiment apostoli(jues , comme en témoigne l'histoire ; et ces hommes ont souvent opéré des miracles, comme le prouve le procès de leur canonisation. 11 y a sans doute des pécheurs dans son sein ; qui s'en étonnerait, quand il y en a eu parmi les apôtres? mais leurs péchés ne portent pas atteinte à la sainteté de l'Eglise qui, en mère miséricordieuse, déplore leurs égarements. Parmi les miracles qui s'accomplissent dans l'Eglise, qui n'admirerait cette merveilleuse durée, en dépit de tant d'ennemis toujours acharnés? Toutes les œuvres humaines s'usent et vieillissent; l'Eglise, loin de dépérir, s'étend toujours parmi les infidèles, auxtpjcls elle porte avec sa foi, la civilisation.
8" Elle est catholiqve. C'est sous celle dénomination que la désignent ses ennemis eux-mêmes.
Elle compte plus de deux cents millions d'hommes ; et comme la montagne que Daniel contempla dans sa vision, elle remplit la terre, et toutes les nations viendront à elle. La succession non interrompue de ses pasteurs, et surtout des Pontifes romains, est un fait avéré : donc,
4» Elle est apostolique. Partout ses enfants professent le même symbole, qui est celui même des apôtres ; car c'est une loi de l'Eglise de ne rien innover en dehors de la tradition. Tous ses pasieurs tiennent leur juridiclion, ou leur mission, du Pontife romain , qui remonte par une série continue de Pontifes
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jusqu'à saint Pierre . comme l'histoire l'alleste. L'Eglise catholique romaine a donc loules les notes de la véritable Eglise de .lésus-Chrisî.
llî). i II. Et elle les a SEULE , car toutes les autres sectes chrélieiines en sont dépourvues. Ces secles se divisent en hért'sics et en schismes.
I. Les liéràxies sont mulliples. Il y a encore en Orient : les Nesloriens en Chaldée, les Eulycliiens ou Jacobites en Syrie, en Arménie et en Egypte. Il n'est' jtas besoin d'en parler, car qui ne Vdit ijne ces sectes ne sont pas catboijiiues?
Les licrésies (rOccidcpl, connues sous le niini générique de protestants, sont de ;!00 espèces difterenfes. qui ont voué au calbolicisnie une commune haine. Elles ont eu pour précurseurs au XVc siècle, en An£;lelerre ^Viclef, et en Bohême, Jean Huss. Au siècle suivant, elles ont eu pour pères, en Allemagne , Luther et Mélanchthon ; en Suisse, Zwingle, Œcolampade, Calvin et IJèze ; en Angleterre, Henri VIII et Cramnier , en Italie, les Socins ; en Hollande, Arminius.
■\-H). 11. Le schisme oriental, commencé sous Photius en 857, a él6 consiunmé au XI" siècle par Michel Cérullaire. Le schisme russe commença en 1 i.'iO jiar Pholius, archevêque de Kiow ; cl, en ■1680, Nicon, métropolitain de Moscou, rejeta l'autorité du Patriarche de Constantinople , enfin l'empereur Pierre le"" substitua à l'autol'ité du patriarche, un conseil ecclésiasti(iuc aui|uel l'empereur jiréside. Or, ni les protoslanls, ni les schismatiques orientaux n'ont les notes de la véritable Eglise de Jésus-Christ , c'est certain, et nous allons le prouver dans les deux numéros suivants.
121. 1» Les prolestants d'abord n'ont pas les noies de la vraie Eglise. 1 ) Ils n'ont pas r unité : c'est certain (a) d'après leur propre aveu, Lulher disait :
« Le diable est parmi nous ; il y a autant de fois que de tètes ; quand le papisme vivait, on ne voyait pas de telles divisions. »
(b) Déparies faits; ces diverses sectes sont presque innombrables. Dans la seule Angleterre, on en compte 148, et 288 dans
l'Amérique septentrionale ; (c) ils ne peuvent pas même avoir l'unité, car (a) ils n'ont point d'autorité suprême, qui soit un centre de ralliement ; et sans autorité, on n'a que des membres épars, mais sans tête ; (b) leur principe d'interprétation privée de la Sainte Ecriture, rend aussi l'unité impossible parmi eux, car chacun interprète la Bible à sa guise.
2) Jls n'ovi jias la sainteté :
c'est certain ; ils n'ont pas celle de la doctrine, comme nous le verrons dans le cours de ce livre, en parlant de leurs erreurs.
Leurs londaleurs, loin d'avoir été des saints, ont, pour la plupart, foulé aux pieds leurs vœux religieux, et se sont mariés avec des femmes, qu'ils avaient arrachées au cloître. Du reste, comment donneraient-ils de grands exemples de vertus, eux qui prétendent que la foi sauve sans les œuvres? On ne doit pas non plus attendre d'eux des miracles, car Lulher répondit à Erasme qui leur reprochait de n'avoir pas même guéri un cheval boiteux : « On ne doit pas exiger des miracles de nous qui nions le libre arbitre. »
3) Ils n'ont pas la catholicité {a) ni celle du temps, car où élaienl-ils avant Lulher, pendant les 1.5 premiers siècles? {b) ni celle des lieux, car leurs secles ne s'étendent pas au-del<à des royaumes, qui les protègent ; et du reste, comment sans unité acquérir la catholicité?
4) Ils vont pas l'aposloUcité :
c'est certain, et c'est manifeste par leur origine. Comment après 15 siècles auraient-ils lenu leur doctrine et leur mission des apôtres ? S'ils aTaient eu une mission extraordinaire, ils auraient di^i le prouver en guérissant au moins un clieval aveugle.
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Ils n'ont donc aucune dos notes de la vérilahle Eglise; et sont des sarments détachés du cep ; ils ne portent aucun fruit et se dessèchent.
122. 2" Les schismatiqiies orientaux n'ont pas non plus les notes de la vraie Eglise : c'est certain, bien qu'ils aient conservé une sorte de hiérarchie, et presque tous les dogmes de foi catholique.
1) //.s n'ont pna Viniilé :
L'Eglise russe est indépendante de la grecque. Ils ne peuvent même l'avoir, puisque d'après le^rs principes, les Evoques sont indépendants les uns des autres , il y aura donc forcément parmi eux autant d'Eglises que d'Evèques.
2) Ils n'ont pas la saint été, ni dans le clergé qui, sous le joug du pouvoir séculier, s'avilit dans l'avarice et dans d'autres vices, ni dans le peuple qui, sous de tels guides, vit dans une grande ignorance ; et de plus, il ne se tait aucun miracle parmi eux.
3) Ils nont pas la catholicité, enfermés qu'ils sont dans les limites du pouvoir politi(iue qui les domine.
4) Us n'ont pas non plus l'apostolicité ; car l'intrus l'iiotius s'est complètement séparé de la communion des autres fidèles pour fonder une société nouvelle. Les patriarches schismatiques reçoivent leur mission du pouvoir civil ; et ils nient en fait la foi à la primauté du Pontile romain, bien que leurs pères l'aient professée pendant dix siècles, et que leur lilurgie la préconise encore.
123. Les schismatiques n'ont donc point les notes de la vraie Eglise de Jésus-Christ. Nous avons dit plus haut (pu; les protestants en sont dépourvu^, aussi bien que les hérjéliiiues
orientaux. L'Eglise catlioli(|ue romaine est donc la seule (pii les possède ; elle est donc la seule véritable Eglise de Jésus- Chnst, la seule religion vraiment révélée et divine, et par conséquent la seule religion véritable, nécessaire à la société ; tous donc doivent l'embrasser pour être sauvés ; tous doivent se soumettre à son autorité, car Jésus-Christ à dit : Si guelqiiun n'écoute pas V Eglise, regardezle comme un païen et un publicain. (Mat.XVIIl, 17). Donc tous doivent accepter sa doctrine , comme il ressortira de ce que nous dirons plus loin.
124. Toutefois, ne l'oublions pas, si la raison nous fournit des motifs de crédibilité, qui nous font connaître la vraie Eglise de Jésus-Christ, et les raisons de l'embrasser, sans la grâce, la raison est impuissante à nous donner la foi et le commencement de la foi ; soutenir le contraire serait une hérésie.
Donc, si (jnelqu''un a besoin de la sagesse, qu.il la demande à Dieu qui donne à tous avec abondance.
(Jac. 1-5).
Nous avons donc dit quelle est la véritable Eglise de Jésus- Christ. Il nous reste <à dire ce qu'elle est.