La logique, nous l'avons
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Introduction
dit, est la science qui dirige la raison humaine dans la découverte et la démonstration certaine de la vérité, La vérité logique est l'équation de l'intelligence et de la chose connue, de telle sorte que l'esprit dise, que la chose est ce qu'elle est réellement; et ne dise pas ce qu'elle n'est pas. Voyez sur la vérité métaphysique le n" 308. Tout être considéré en lui-même est vrai, c'est-à-dire apte à donner à l'intelligence la connaissance de lui-même; si cette aptitude est telle que l'être se manifeste clairement à l'intelligence et l'entraîne à le (îonnaîlre, le vrai se nomme pour lors évident. La vérité et l'évidence, considérées dans l'objet à connaître, s'appellent objectives ; si le vrai est connu tel qu'il est par l'intellect humain, l'intellect possède la vérité subjective ; et si l'esprit perçoit clairement l'évidence objective, il a l'évidence subjective.
5. La certilude est un des états, où l'esprit humain peut se trouver, -par rapport à la vérité; elle est donc principalement dans le sujet Connaissant, et secondairement dans l'objet connu. On la définit l'adhésion ferme de l'esprit à la vérité connue.
6. Ainsi elle diffère:!) de rerr<?ur, qui est l'adhésion ferme à une proposition fausse;
7. 2) de rignorance, qui est l'état de l'esprit privé de la connaissance du vrai. L'ignorance s'appelle privative, si elle porte sur une chose que l'intelligence doit savoir; sinon elle s'ap[)elle ignorance négalive;
8. 3) du, doute, ou de l'élat dans lequel l'esprit hésite, ne sachant à quoi s'attacher. Si l'es-
prit hésite sans raison, c'est le doute négatif, s'il a des raisons pour et contre, c'est le doute positif;
9. i) de l'opinmi, qui est l'adhésion de l'esprit à une chose, avec la crainte que la contradictoire soit vraie; et du soupçon, par lequel, sans avoir encore d'opinion formée, on est incliné à penser d'une certaine manière plutôt que d'une autre.
10. La certitude comprend trois choses : (a) l'objet connu, qui peut être dans l'esprit de l'homme, ou en ^iehors de lui ; {b) Je motif, qui porte l'esprit à y adhérer. Et ce motif peut-être ou la claire connaissance d'une vérité nécessaire comme celle-ci :
Le tout est plus grand que sa partie ; et pour lors la certitude est métaphysique ; ou l'ordre constant des choses de ce monde, par lequel je suis sûr qu'une pierre lancée en l'air retombera sur la terre, et c'est ce qu'on appelle certitude physique ; ou enfin le motif peut être le témoignage des hommes. Ce témoignage donne une certitude niorale proprement dite, qu'il ne faut lias confondre avec une certitude morale plus large ou improprement dite, qui n'est autre chose qu'une grande probabilité, (c) La connaissance du motif. Si ce motif est connu par la raison, la certitude est naturelle, s'il est connu par la révélation divine, c'est la certitude surnaturelle.