‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 74 sur 459 · DE LA. CONSERVATION DU MONDE · texte numérisé non relu

DE LA. CONSERVATION DU MONDE

397. La conservation c'est Parction de Dieu, soutenant continuellement dans leur être, les choses créées. Gassendi pensait que les créatures avaient en ellesmêmesla forcede persévérerdans leur être, jusqu'à ce que Dieu les anéantit ; mais il n'en est rien.

P. Dieu soutient par sa Providence tout ce qu'il a créé. C'est de foi, car ce sont les paroles mêmes du Concile du Vatican, ch. I. Pr. Ilportc tout par saparole puissante. (Ileb. I. 3). 2) par la raison. Ou la conservation de l'êlre créé est nécessaire, ou elle dépend de cet êlre lui-mêine, ou elle dépend de Dieu. Or, les deux premières suppositions répugnent à la raison, la première, parce que rien n'est nécessaire dans les choses contingentes ; et la seconde, parce que personne ne donne ce qu'il n'a pas. Mon existence de demain n'est pas celle d'aujourd'hui.

Comment me la doimerais-je ?

Donc, la continuation de l'existence vient de Dieu ; et cette continuation demande la même puissance que la création^ et Dieu seul peut la donner.

398. On voit par là que Dieu n'a pas besoin d'un acte positif pour anéantir la créature, il suffit qu'il lui retire son action ; mais, dit St Thomas, aucune créature n'a le pouvoir d'anéantir. La créature peut modifier les accidents, amener la corruption des substances corruptibles ; mais de telle sorte pourtant qu'il reste toujours une substance formée de celle qui se corrompt. —^ Puisque Dieu nous donne toujours la vie, toujours nous la lui devons. Employons-la donc teus les jours à le servir. Dieu anéantira-t-il quelque chose î V. n. 1814. et D. T, 1. q. -104, a. 4.

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