I. Par la création. Dieu
DIEU CREATEUR
donne aux êtres l'existence et la puissance d'acfir, ou le concours médiat, afin qu'ils puissent agir; mais ce concoure médiat suffitil pour que les êtres créés agissent réellement? L'opinion qui l'alfirme a été soutenue par Durand de Mende ; mais c'est une erreur.
P. Le concours positif de Dieu est nécessaire pour qwxin être créé fasse tin acte quelconque. C'est certain. Pr, Vous avez opéré.en nous toutes vos œuvres.
h. XXVI, 12. 2) Il n'y a point d'être qui ne vienne de Dieu ; or un acte est un être. Rien ne peut être indépendant de Dieu, donc pas même un acte. Remarquez laparole du Concile du Vatican : « Dieu soutient et gouverne toutes les choses qu'il u laites. »
400. II. Des diversea eapêces de concours positifs ou immédiats. On dislingue le concours simultané, par lequel Dieu aide l'agent, sans le prévenir, mais agissant en même lenips que lui, d'une manière semblable à celle dont deux hommes traîneraient le même char. Il y a le concours prévenant (\a\, outre le concours simultané, suppose que Dieu prévient l'agent, et le puusse à agir, par ce que les Thomistes appellent une prémotinn physique. Sans détriment pour la foi, les Molinistes disent que le concours simultané suffit ; les Thomistes soutiennent la nécessité du concours prévenant. Remarquez toutefois les paroles du Catéchisme romain : :< Dieu, par sa vertu intime, pousse au mouvement et à l'action les choses qui se meuvent et agissent, de telle sorte que bien qu'il n'empêche pas l'efficacité des causes secondes, il la prévient néanmoins. »
Si ce concours n'empêche pas l'efficacité des causes secondes, il n'empêche pas non plus la liberté dans les êtres intelligents; bien plus, l'acte libre doit à ce concours divin d'être libre. Ce concours ne rend pas non plus Dieu l'auteur du péché ; car dans le péché il y a un être puisque c'est un acte, et il y a de plus le défaut d'être. Dieu concourt à l'être et non au défaut de l'être, qui n'est rien et qui provient de l'imperfection jle la créature. 0 Seigneur, donnez-nous ce que vous ordonnez, et ordonnez ce que vous voudrez!