‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 81 sur 459 · A LA GRACE ET A L ÉTAT SUUNATU · texte numérisé non relu

A LA GRACE ET A L ÉTAT SUUNATU

REL. C'est certain. Ecoulons sur ce sujet le catéchisme romain :

(( Puisque nous IrouNons, dans les Saintes Ecritures, que le démon n'est pas demeuré dans la vérité, il est clair que lui et les autres anges rebelles ont été, dès le comme ticemetil de leur création, doués de la i,Tàce. 11 faut croire que les bons ani,'es n'ont jamais été sans bonne volonté, c'est-à-dire sans amour de Dieu. » Les animes et les hommes sont récompensés, ou punis, de la nnnne manière ; donc ils ont été tous élevés au même état.

432. II. C'est au premier instant DE LEUR création QUE LES ANGES ONT ÉTÉ ÉLEVÉS A LA GRA- CE. C'est plus probable, d'après les paroles du calécliisme romain que nous venons de citer, bien que plusieurs soutiennent une opinion conlraire. Il est plus probable aussi (jue l'homme lut élevé dès sa création à l'élat surnaturel, donc il en est de même de l'anire. La grâce des anges lut proportionnée à l'excellence de leurnalure, dételle sorte que les anges d'un ordre supérieur reçurent une grâce plus grande. (T.

I. (|. 0:2. a. G), l'our mériter leur béatitude ils eurent aussi la grâce actuelle, d'après l'opinion commune. 11 y a cependant sur cette question une controverse semblable à celle qui existe sur la grâce actuelle du premier homme (v. n. 523).

U'à'A. Dès leur élévation à l'ordre surnaturel, il est certain que les anges connurent sur Dieu, non seulement les vérités naturelles, mais encore quelques vérités surnaturelles, c'est-à-dire au moins, que Dieu devait récompenser les bons par la vision de son essence. Selon l'opinion commune, ils connurent aussi le mystère de la Trinité, qui nst la vie divine, à la partici|)alion de la(|uelle mène la grâce, et plus probablement aussi ils connurent le mystère de riiicarnalion ; car, d'après une opinion pi'obable, J.-C. est l'auteur de la

grâce des anges ; il était donc conveiiable que les anges connussent celui à qui ils devaient leur perl'eclion. Toutefois, d'après Si Thomas, ils ne connurent pas toutes les circonstances de ce mystère. Qu'en connurent-ils d'une manière précise ? nous l'ignorons. (T.

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