VI AVANT-PROPOS
efforts pour épargaer à mon pays cette nouvelle catastrophe politique. Il est nécessaire que le peuple sache bien ce qu'il a à faire pour établir enfin une Constitution libérale et socialiste qui organisera en France la liberté, le droit au travail, au capital et au patrimoine, sans lesquels la République ne peut avoir qu'une existence précaire.
Si Ton me demande encore ce que je pense, ce que je veux, qui je suis, je répondrai par cette déclaration formelle qui sera pour ainsi dire ma profession de foi :
Ce n'est pas un cours de philosophie socialiste, pour établir une théorie idéale de l'avenir, que je veux faire ; c'est un cours de législation immédiatement applicable, révélée par le plus grand logicien du siècle, que je veux donner à méditer à nos hommes politiques ; et s'ils voulaient abandonner l'utopie réactionnaire et revenir au désintéressement et au bon sens français, demain la France serait libre. Mais, s'ils ne veulent pas, cela sera quand même, le peuple se passera d'eux.
En deux mots voici ce que je répondrai : En France, les groupes de la commune, du canton et de l'arrondissement existent, mais ils dorment : il faut les réveiller en leur donnant l'autonomie ; et aussitôt ils prendront un développement considérable.
Paris ne vit pas réellement, il rêve : il faut le rappeler à la réalité, en lui donnant la liberté dans ses