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Ville LEÇON, VIE PUBLIQUE DE NOTRE-SEIGNEUR.—D'UXIÈME ANNÉE,
Q. Quel miracle opéra le Sauveur en descendant de la montagne ?
R. En descendant de la montagne, le Sauveur guérit un enfant possédé du démon.
Q. Quelle instruction le Sauveur donna-t-il à ses Apôtres à cette occasion ?
R. A cette occasion, le Sauveur instruisit ses A pôtres sur la nécessité et la puissance du jeûne et de la prière.
Q. Quelle autre instruction leur donna-t-il ?
R. Le Sauveur, ayant repris son voyage dans la Galilée, fit comprendre à ses Apôtres et à tous ses Disciples la nécessité de pardonner, et l'indignité de la conduite de celui qui refuse d'oublier les ivjures qu'on lui a faites.
Q. Quel moyen employa-t-il ?
R. Pour cela :1 se servit d'une parabole. Un serviteur dit-il, devait dix mille talents à son maitre et n'avait pas de quoi le satisfaire. Le maître ordonna qu'on le saisit et qu'on vendit sa femme et ses enfants, et que le prix fût employé à payer la dette, Le serviteur le con jura d'avoir pitié de lui et de prendre patience : le maitre touché de compassion, lui remit toute sa dette. Kn sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait la modique somme de cent deniers. Il le saisit à la gorge, et, l'étouftant, il lui dit : Paye ce que tu me dois. Le malheureux lui dit : Ayez patience, je vous rendrai tout. L'autre ne voulut pas, et sur-Je-champ il le fit conduire en prison.
Q. Continuez la parabole.
R. Le maître, apprenant cette barbare conduite, fit venir ce méchant serviteur et lui dit : J'ai eu pitié de vous, je vous ai remis toute votre dette ; nedeviez-vous Pas aussi avoir pitié de votre compagnon ? Et il le fit mettre en prison jusqu'à ce qu'il eût payé tout ce qu'il
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ABRÉGÉ DU CATÉOHISME
devait. C’est ainsi, ajouta le Sauveur, que mon Père
célesle cn usera, si vous, à quiil a pardonné et à qui il chose, Pardonne tous les jours tant de péchés, vous ne remettrez de Die | pas de bon cœur les offenses que vos frères auront commises donner contre vous.
Q De quoi fut suivie cette instruction ?
R. Cette instruction fut suivie d'n événement qui donna lieu au Sauveur de nous apprendre quel esprit de À douceur doit animer ses disciples: à ae Q. Quel est cut événement ? tr R. Les habitants d'une ville de Samarie, ayant refusé Q. € de le receyoir, deux de ses Apôtres lui demandérent la miracl permission de faire descendre :le feu du Clel sur cette L. R. 1 ville coupable, Le Sauveur leur répondit ; Vous ne sa- (À de tou vez pas de. quel ‘esprit vous devez être animés ; le Filsde %Æ règne: l’homme n'est pas venu sur lu terre pour perdre les âmes, parole: mais pour les sauver. Il souffrit l’affront sans se ploindre, ?% appren et alla chercher un asile ailleurs. ®æ daient Q. Que lui arriva-t-il encore dans ce voyage ? 4 régler R. Dans ce voyage, le Sauveur proclama de nonveau ! Q. € le grand précepte de l'amour de Dieu et du prochain ; R. I puis, il arriva dans la petite ville de Béthanie, et logéa crainte dans la maison de Lazare et de ses deux sœurs, Mar- voulai the et Marie. HE et emp Q. Où al'a-t-il ensuite ? Q. ( R. De ilse rendit à Jérusalem pour célébrer la R. E fête des Tabernacles, où ses ennemis furent forcés de patissa dire comme le peuple : Jamais honme n'a parlé comme bonté ( ce! homme. en par Q. Se convertirent-ils ? perdue R. !ls ne se convertirent pas, quoique le Sauveur eût Q. R fait en leur présence un de ses plus éclatants miracles. R. L' Q. Quel est ce miracle ? brebis, R. Ce miracle est la guérison d’un aveugle de nais- malgré sance, miracle qu'aucun prophète n'avait opéré et qu'on rer. À n'avait jamais vu depuis le commencement du monde. mais qu'il cc Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute de tous
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DE PERSÉVÉRANOE 153
chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux pardonner à ceux qui m'auront nffensé.
IXe LEÇON