VIE PUBLIQUE DE NOTRE-SEIGNEUR.=—TROISIÈME ANNÉE
Q. Quel était le but toutes les paroles, de tous les miracles, de toutes les démarches du Sauveur ?
R. Le but de toutes les paroles, de tous les miracles, de toutes les démarches du Sauveur, était de rétablir le règne de son Père et de sauver l’homme. Par ses paroles il dissipait l'ignorance, par ses miracles il nos apprenait à croire en lui, et toutes ses démarches tendaient à chasser le démon, à soulager nos misères et à régler notre condnite,
Q. Quel autre but se proporait-il encore ?
R. Le Sauveur se proposait encore de bannir la crainte excessive que l'homme avait de Dieu; car il : voulait faire succéder la loi de grâce à la loi de crainte et empêcher i’homme de désespérer après ses péchés.
Q. Que fit-il pour cela ?
R. Pour cela il se montra toujours bon, affable, compatissant envers tout le monde, et, pour peindre sa bonté et sa miséricorde, il raconta plusieurs paraboles, en particulier celle de l'enfant prodigue et de la brebis perdue. ù
Q. Racontez cette dernière parabole.
R. Un berger, dit le Sauveur, a un troupeau de cent brebis, il les aime toutes, il les garde avec précaution ; malgré sa vigilance, une de ses ouailles vient à s'egarer. N'est-il pas vrai qu'il ne s'en est pas plutôt aperçu, qu'il laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres et qu’il court après celle qui s’est éloignée ? il la cherche de tous côtés, et il ne se donne point de repos qu'il ne l'ait trouvée,
ABRÉGÉ DU cATÉORIeMe
Q. Continuez la même parabole ?
R. Lorsqu’it l'a retrouvée, il né la bat pas ; mais il la met doucement sur ses épaules, et la rapporte luimême à la bergerie, afin de lui épargner la fatigue du retour. Arrivé à la maison, il assemble ses amis ct ses voisins : Félicitez-moi, leur dit-il, j'ai retrouvé ma brebis que j'avais perdue. Voilà, conclnt le Sauveur, le portrait de votre Père céleste: Je vous Le dis, la conversion d'un pécheur cause plus de Joie dans le Ciel, que La Persévérance de quatre-vingt-dix neuf justes.
Q. Que fit le Sauveur après cette parabole ?
R. Après cétte parabole, le Sauveur fit une action
qui dévoile tout ce qu'il y avait de bonté dans son cœur,
Q. Quelle fut cette action ?
R. Un grand nombre de pères et de mères vinrent lui présenter leurs petits enfants, en le conjurant de les bénir. Le Sauveur reçut dans ses bras tous ces petits enfants, les combla de caresses, leur impora lés mains et les bénit,
Q. Que fit-il encore ?
R. Pour mettre leur innocence et leur vie à couvert, il déclara qu’il vaudrait mieux être précipité dans la mer, une meule de moulin au COU, uue scandaliser un petit enfant, et qu'il tiendrait pour fait à lui-même tout ce qu'on ferait au moindre de ces petits, qui étaient ses frères.
Q. Qu'annonça-t-il ensuite à ges apôtres î
R. Le Sauveur annonça ensuite à ses apôtres que sa mort et sa passion étaient proches ; qu'il serait crucifié, mais qu’il ressusciterait trois jours après, Il employa le peu de temps qu'il lui restait à leur donner des instructions et À faire des miracles plus éclatants que ja mais.
Q. Quels furent ces miracles ? ï
R. Les principaux furent la conversion de Zachée, et la résurrection de Lazare, mort depuis quatre jours, qui
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DE PERSÉVÉRANOR 155
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Q. Quels furent les effets de ces miracles ?
R. Les effets de ces miracles furent la conversion d'un grand nombre de Juifs qui crurent en Notre- Seigneur, et l’endurcissement des pontifes et dés pharisiens qui résolurent de le faire mourir.
Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux éviter tout ce qua pourrait scandaliser les enfants.
Xe LEÇON.