‹ Abrégé du véritable esprit de St. François de SalesChapitre 46 sur 52 · SECTION SECONDE · texte numérisé non relu

SECTION SECONDE

Avis sur les considérations.

« Touchant les considérations, il sera bon que le » jour avant la communion , aux heures de votre » oraison mentale et de votre recueillement, vous m dirigiez un peu votre esprit à notre Seigneur en » ce saint Sacrement; vous pourrez le faire aussi à » la fin de l'examep de conscience par quelque » courte pensée de l'amour du Sauveur à votre » égard ; vous pourrez encore uj&er de quelques » prières vocales en forme, d'aspirations que vous

220 TÉRITÀBtE ÊSHtlT

» repérerez «Mitent , surtout «teptafe » «ttfblft* sertfcit telle de safcrt Pnaftçtf** QuituU- » je, Seigneur, tt^xt êtos+vto* Toh eeHede ftainte » SliMbeA * l>'Wk *t* t*ft*f ti* bwkêt&fuè mon

• Stàgrwtér vktm à frtùi? m telle de stfnt Jean » BttptiSte : QttcHf/ ftmê tente àtnûi, Seigneur!

-* Qifeti vèdfe totâete quelquefois feire votre mé- » dîtatr** *ur là eMHtfMKfti le jour préeédem , » «tas pfltttW IrMftèfct f é«e&m«roder tes Wffrtè- » ¥tesdé fevtede Wfre Se igitettï > qui ëe rencen- » fttront dans f otre oraison mentale , les appli- » quant cttfciffte se devant etef&r en WtWr famir » à ftetfre de Wtf e coftiftttititai ; «ftr «jfd i *mis em- » péefcefàde totrt fepréaetftetf q*e tottre Seigneur » *ta*t fcceorâe tes bteftT&its dont Wrus retracez » te toéito&rfe , ou qu'il tous donné jfatértaifement » les enseignements qu'il a donnés, 4t aidsi des au- » très ; il y a pen de mystères qui ne soient propres » à cela. •

ARTICLE SIXIÈME

Diverges prière* .pour la préparation à la Oomoittoiou et pour

l'action de grâces.

« Avant (Talîer eôtàtotttoièi- , on peut efccher en » soi le désir de là toàiffiUniOA par te Comparaison » du eerf ï qui mie fcOrf élire ta e Mi désfrer tes fon- » tàines ; comme David au p&fffne 41 ; et par » rexelnpTedèMaàèhftieqni cherchait ï>aïrout le

• Sauveur avec atdeuf , cbéfï Simon le lépretix , au

» sépùlere et an jafdto , qni pleurait en te cher-

chant, et lui demandait à lui-même quel était le lieu où il étair placé.

» Tantôt, comme l'enfant prodigue, excitonsnous à aller nous jeter entre les bras.de notre père , et à lui demander de rentrer à ton service. Tantôt, comme la Çbananéenne , courons après lui , et demandons-lui laguérison de noire âme. Tantôt employons les paroles deRehecca, qui , étant interrogée si elle irait trouver Isaac pour être son épouse, répondit d'un seul mot : J'y irai. Ainsi nous devons considérer qu'en ce céleste festin nous unissons notre âme par une liaison indissoluble avec notre Seigneur. C'est pourquoi nous avons raison de dire : fy irai, C'est de cette manière que nous pouvons exciter en nous le désir , l'amour , la confiance et un » grand respect

m Après la communion, nous devons exciter nos » âmes à plusieurs saintes affections , par exemple, » à la crainte de £ on tris ter ce saint hôte et.au déo sir de le conserver en nous, comme les deux » pèlerins d'Emmaûs qui lui disaient : Demeurez » avec nous , car Use fait tard, Il faut aussi nous » exciter à la confiance et à la force d'esprit avec » David : Je ne craindrai aucun mal, Seigneur ,

• parce que vous êtes avec moi. U faut qrteore nous » animera la joie, comme Lia, qui r se voyant

• mère , s'écriait avec allégresse : Ce sera maintem nant que mon époux m'aimera ;\ car ayabt en

• MQWhu&nw* h' Eilfr de Dieu, . nous pouvons bien

222 VÉRITABLE ËSPftlT

» dire : C'est maiMëhamt que Dieu le Père m'aime; » ou bien comme Sara , qui-, ayant uris ao monde » fêfrtfc , disait : Maintenant Pieu *ri* c&mblé de

• /die , et Quiconque temetutrê t'en réjouira mec » moi. Et il est ttai fctiMl tf*e les feiftgeft font ftte » aMMr4ecesakit8Mi«me«i^etde«eMqtfiPùDt » reçu» comme dit saint ClnrjeostôflËfe

» Il fcut* c&tore oewrit notre eoMif à l'amour ,

• comme rEpéue* des cantique* , tpidteah : Jftm » +k***ttnt **t àmei > **>* attûrd Au ; itdemeu-

• ttr&tur mon «but ; fui tm&é re/uf que mon » <kne chérit , je 4e cfimmjmtijèçememenf. Il » fait flaira des actes d'action ^<g*ifet*y employant

• les paroles ifoe Dieu même dit à Abraham è Foc-

• casroa do eaoriiee de aon fils % tut noua ptariwns

• hembtemeot tes adresser à Die* le Père qui amis » donne son propre Fils en nourrit*** : O Sèi- » gneur ! parce que vous m 9 ave* fbù vefi* grâce ,

• je oms bénirai sans cesse , et femuNiptferai eos » kmanget oemme tes étoiles eu €iei.

» 41 èait former la peso lotion de sertir Dite avec » Jèwfttir» en nous servant dès partîtes de Jacob , » après epi'il eut vu la saiftte tcbelta : Dieu siéra

• mon Qieuf m*» ia pierre de mon cœur ùfobeunt » endurci, sera désormais** matàon. Geseiemples » wAseitt poorepprearire fetiror dmdfertiefrBeri- » tmtœ mille affections cewa rnant la sainte com-

» Jt fsua enatrc mai servir de t'imagiMtion akkr à foiré ftte à netfe title. flous

DE S. FRANÇOIS DE SAIES. Vk l

» potirôffs utilement, p*f eteffipte» pensera Notre- » Dame et à saint Joseph , e» ttftus rtprtsetoUnt

• tombieù d&#*fttft <et 4e satisfa&fett* jte éprtu-

• tèfent tfeftdafet l'enfenee de nêtfe Sfc%neur, » quafcd ife fe porta te* tefttre leûfsfcftsett&rfeur » p0ftrîfte, quand ih ftmtaaftsaieiit, etqvè «cet *i- » mairie etffànt teft "pressât ritiecftueftseaie'M <le4es » divins bras. W^s*ommes*e*du& Wfttol*We*à eux

• pat la cdtttntifiioti > tft faquelte notre Seigneur » vient feten pJûs& *w*i»,qi*e «s'A tfttfettiibrMsait

• et nom serrait etftre ses lfra$>

» Itnaghrims-ftotté qtfefle ftft l^rdeur intérieure » delasaiote Vierge, sadévolioft > soft feftmttUé,, » sa confiance, quand l'ange lui dit : Le Saint-Es- » prit surviendra en vous et la vertu du Trè$- » Haut vous couvrira de son ombre, c f est pourquoi » cç qui naîtra de vous sera nommé Fils de Dieu ; » carilrCy a rien d'impossible à Dieu. Il ne faut » point douter que son cœur ne s'ouvrît entière- » ment aux rayons de ce soleil , qu'il ne s'humiliât » au milieu de tant de bénédictions, et qu'à mesure » qu'il entendait que Dieu lui donnait son cœur » propre, qui est son Fils, il ne se donnât réci- » proquement à Dieu , en sorte que cette sainte » mère du Seigneur se fondait alors en amour , et » pouvait bien dire : Mon âme s 9 est fondue quand » mon bien-aimé a parlé.

» Nous recevons une grâce pareille en la com- » inunion ; car ce n'est pas un ange, mais Jésus- » Christ méipe qui nous assure que la vie éternelle

T2h VÉRITABLE ESPRIT DE S. FRANÇOIS.

» s'y rencontre , que le Saint-Esprit vient en nous,

» et que son Père, et lui font en nous leur demeure :

» ô Dieu, que de suavités et de doucçurs I Et par

» conséquent l'âme peut bien dire comme Notre-

• Dame : Vmcila servante eu Seigneur, qu'il me

• soit fait selon sa parafa J $t quelle parole? selon » la parole qu'il a dite de sa sainte bouche > que » celui qui se. nourrit de lui , dejneure en lui , vh » vra pour lui, par lui et eu lui, et ne mourra point » éternellement. C'est pourquoi il est très-bonde » dire, après la communion , le saipt cantique de » Notre-Dame , appelé Magnificat* et : de le bien

• considérer et peser. »

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