CHAPITRE LXXIX
uite de la bibliothèque d'un Athénien. — La poésier
J'avais mené chez Euclide le jeune Lysis, fils d'Apollodore. Nous entrâmes dans une des pièces de la bibliothèque : elle ne contenait que des ouvrages de poésie et de morale , les uns en très grande quantité , les autres en très petit nombre. Lysis parut étonné de celte disproportion ; Euclide lui dit : « Il faut peu de livres pour instruire les hommes j il en faut beaucoup pour les amuser. »
Euclide nous montra les ouvrages qui ont paru en différens temps sous les noms d'Orphée , de Musée , de Thamyris, de Linus, d'Anlhès, de Pamphus, d'Olen, d'Abaris, d'Epiménide, etc. Les uns ne con-, tiennent que des hymnes sacrés ou des chants plaintifs j les autres traitent des.