‹ Abrégé élémentaire de chimieChapitre 21 sur 96 · LUT · texte numérisé non relu

LUT

Il est nécessaire , dans la plupart des expériences , de bien boucher les jointures des vases, pour empêcher la déperdition de certains gaz ou vapeurs. Plusieurs compositions sont employées pour cet objet , et connues vulgairement sous le nom de lut ,* il en existe un assez grand nombre. Les principaux sont ceux qui résultent du mélange de la pâte d'amandes avec la colle de farine ^ de l'argile cuite avec une huile siccative ; de la chaux éteinte avec le blanc d'œuf 5 et de l'argile délayée avec une plus ou moins grande quantité de sable.

Le lut formé de pâte d'amandes et de colle, se prépare en broyant dans un mortier la colle avec la pâte, jusqu'à ce qu'il en résulte une masse solide. On applique ce lut sur les bouchons de liège qui ferment les ouvertures du vase. H est employé dans beaucoup d'expériences, principalement dans celles où les gaz qui se dégagent ne peuvent pas altérer ni la substance du liège, ni celle du lut qui le recouvre. Dans le cas contraire , on fait usage d'un lut préparé avec l'argile calcinée et broyée , qu'on mélamge peu à peu dans un mortier avec une quantité convenable d'huile de lin rendue plus siccative par la litharge. On recouvre ce lut de morceaux cîe parchemin mouillé qu'on ficelle bien, ou encore de linge

DE CBIlflE.

trempé dans un mélange de blanc d'œuf et de chaux éteinte. Cé dernier lut s'applique aussi directement sur les jointures.

Quant au lut d'argile et de sable , on le fait avec de l'argile détrempée dans l'eau , à laquelle on ajoute du grès pulvérisé. 11 est appliqué en couches également épaisses sur les cornues et les tubes, afin de les préserver de l'action immédiate du feu. Ce lut doit- être séché trèslentement , afin d'éviter qu'il se gerce.

MATRAS. ( Planche II , fig. i3. )

Les matras sont des vases de verre à long col , de forme sphérique ou ovoïde, destinés ou à faire des digestions ou macérations de substances médicamenteuses , ou à la préparation de certains produits gazeux. Us sont trèsemployés dans les \aboratoires de pharmacie pour le premier usage : leur capacité peut être de 10 à i5 litres, ce qui permet de faire réagir une assez grande quantité de liquide. On place au fond des matras les substances que l'on veut faire digérer ou macérer , après les avoir incisées ou réduites en poudre si elles peuvent supporter cette division^ ensuite on verse par-dessus le liquide qui doit s'emparer de quelques-uns des priucipes qui y sont contenus lorsqu'on doit faire intervenir le calorique pour eette opération, on expose les matras à uue chaleur douce et graduée sur des bains de sable. Le col du matras doit être fermé d'un parchemin qu'on y a ficelé , et qui a été percé de quelques trous avec une épingle , afin d'empêcher une trop grande évapora tion , surtout lorsqu'on emploie des liquides très-volatils. Leur forme est très- variable , comme on peut le voir sur la fig. i3. Ceux «rui sont ovoïdes sont employés pour faire des dissolutions métalliques , ceux à fond plat pour volatiliser et flub}imer certains composés chimiques. -,

MORTIER. ( Planche II , fig. 4- )

On donne le nom de mortier à un vaisseau creux employé pour contenir les substances que Ton désire concasser ou réduire en poudre. C'est à l'aide d'un pilon que l'on soulève et que Ton fait retomber alternativement sur la substance placée au fond de la cavité du mortier, que Ton pratique cette opération. La forme et la grandeur des mortiers varient : ils sont ordinairement en fonte, en fer tourné, en bronze, en marbre , en verre , en porcelaine ou en agate. Les derniers sont surtout em-

!>loyés dans les laboratoires de chimie , pour pulvériser es corps durs par trituration. Les pilons sont de la même nature que les mortiers , à l'exception des mortiers de marbre qui ont des pilons en bois dur , tel que le buis. U n'est pas indifférent de faire usage de tel ou tel mortier , puisqu'il existe des substances qui peuvent exercer une action chimique sur la substance qui le forme. En général , quand on pulvérise dans un mortier une substance dont la poussière peut se répandre dans Tair par suite dû mouvement imprimé au pilon , et surtout que cette poussière peut devenir nuisible à la santé, lorsqu'elle se trouve en suspension dans l*air qu'on respire, on couvre le mortier d'une peau de mouton qu'on lie autour du mortier et qui est percée à son centre , afin de laisser un passage au pilon. Dans les pharmacies , on emploie très-fréquemment cette méthode pour pulvériser îes substances médicamenteuses'.

La fîg. i4 de la planche H représente des mortiers de différentes formes i et a. Les chiffres Ïet4 montrent ùn mortier de marbre et son pilon.

#ÈSE-LIQUEURS , PÈSE-SELS , PÈSE-SIROPS ; PÈSE-ACIDES. (Planche II, fig. i5. >

On donne ce nom à un petit instrument fait cLq

* DE CHIMIE. 3l

Terre ou de métal, employé dans les laboratoires et dans les manufactures , pour connaître approximativement la densité relative des liquides. Sa forme est celle d'un tube cylindrique creux , renflé à sa partie inférieure et contenant en ce point un corps lourd, tel que du mercure ou de la grenaille de plomb, de manière à le lester et le tenir verticalement quand on vient à le plonger dans un liquide. C'est sur la longueur du tube qu'on applique une échelle divisée en parties correspondantes entre elles. Ces divisions ne sont pas les mêmes pour un liquide plus lourd ou plus léger que l'eau prise pour comparaison. Aussi en construit-on pour ces deux usages dans les arts. Pour les liquides plus lourds que l'eau , le zéro de l'échelle est à la partie supérieure du tube, c'est jusqu'à ce point que l'instrument doit s'enfoncer dans l'eau distillée , à la température ordinaire; et il plongera d'autant moins dans un liquide que celui-ci sera plus pesant que l'eau distillée. L'inverse a lieu pour les liquides plus légers que l'eau $ le zéro se trouve à la partie inférieure de la tige graduée. L'on conçoit que cela doit être ainsi , puisqu'alors l'instrument plongera d'autant plus que le liquide sera plus léger que l'eau. Nous renvoyons aux traités de physique pour sa construction. Quand on veut peser un liquide , on en met dans une éprouvette de verre , jusqu'à un pouce environ dubord supérieur, et on y plonge l'instrument 5 on note avec soin à quel point de la division la surface du liquide correspond , ce qui indique son degré. Il est essentiel que le liquide ne soit point échauffé, car sa densité serait diminuée par l'effet de la dilatation. Ces instrumens. sont encore connus sous les noms très-impropres d'aréomètres. M. Gay-Lussac en a perfectionné dernièrement un pour mesurer l'alcool et qui indique la quantité absolue d'alcool pur dans les eaux-de-vie ou esprits du commerce. Cet instrument

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porte le nom d'alcoomètre. Chaque degré exprime un centième d'alcool pur, en sorte que l'instrument plonge jusqu'à la division 100 dans ce liquide pur. 11 est d'une grande utilité pour pouvoir lever d une manière exacte le droit d entrée sur les liquides spiritueux. Cependant cet instrument n'est pas à l'abri des erreurs inévitables dues à la température ; aussi l'auteur a-t-il publié et annexé à son instrument un grand nombre de tables pour faire les corrections convenables,

PINCES. (Planche H, fig. 16. )

On en connaît de plusieurs sortes. Les unes sont employées à saisir les charbons et les arranger dans les foyers des fourneaux *, elles sont formées simplement de deux branches droites en fer forgé qui s'ouvrent comme une paire de ciseaux. Les autres , comme on le voit sur la figure, sont recourbées à leur extrémité, et terminées par deux arcs de cercle destinés à saisir les creusets , lorsqu'on veut les retirer du foyer sans les renverser* Il en existe aussi dont les deux extrémités supérieures portent deux cavités qui peuvent s'appliquer exactement l'une sur l'autre, et dans lesquelles on place les substances solides que Ton veut introduire dans les cloches courbes pour les chauffer dans un gaz. Leurs branches peuvent s'écarter à l'aide d'un ressort placé à la partie inférieure que l'on peut comprimer avec les doigts sans beaucoup de difficulté.

PIPETTE. (.Planche II, fig. 17. )

La pipette est un petit instrument de verre qui consiste en une boule de verre à laquelle sont soudés deux tubes de verre cylindrique , savoir : l'un inférieur effilé en une pointe que l'on plonge dans le liquide que Ton doit aspirer ; l'autre supérieur, recourbé à angle droit 5 c'est l'extrémité de ce tube que l'on met dans la bouche

pour aspirer l'air de la boule et la remplir de liquide -, par ce moyen, lorsqu'elle en est remplie, on bpuche l'ouverture avec la langue, cton retire la pipette sans que le liquide qui y a été introduit par l'aspiration de l'air ne tombe. Pour le laisser écouler ensuite on retire la langue, et le liquide ne tarde pas à se précipiter. On emploie souvent ce mode de décantation dans les laboratoires de chimie, pour soutirer une liqueur d'un dépôt qui s'y est formé et que Ton veut recueillir.

PORPHIRE. (Planche II, fig. 17 bis. )

On donne ce nom à une table faite en porphire , en granit ou en toute autre pierre dure, sur laquelle on opère la pulvérisation des corps par frottement. Pour exécuter cette opération, on place la substance sur la table, après l'avoir déjà en partie réduite en poudre dans les mortiers, et on la frotte plus ou moins longtemps avec une molette , espèce de bloc pierreux, de la même nature que la table, et parfaitement dressé sur une de ses faces.

Cette opération, qui a pour but de diviser en poudre impalpable les corps les plus durs, est connue sous le nom de porphirisation. Elle se pratique tantôt sur les substances sèches , tantôt après les avoir mêlées avec une certaine quantité d'eau pour en faire une pâte liquide. Dans tous les cas , la matière qu'on porphirise venant à s'étendre sur toute la surface de la table et de la molette, « par suite du mouvement circulaire qui a lieu pendant la trituration , on la détache de temps en temps avec un couteau de fer flexible ou d'ivoire, et on la rassemble au centre , pour la triturer un grand nombre de fois, jusqu'à ce qu'elle ait acquis le degré de ténuité qu'on désire.

Dans quelques circonstances on emploie des porpliires dont la table et la molette sont ea verre dépoli ; mais

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ils ne peuvent servir que pour la division des corps peu durs.

SYPHON. (Planche II, fig. 18. )

On donne ce nom à un instrument destiné à soutirer les liquides des précipités ou dépôts qu'ils renferment, x>u à les transvaser sans déplacement des vases où ils sont «contenus. Ces instruirions sont formés de différentes matières et ont différentes formes 5 ceux qui sont en usage dans les laboratoires de chimie ou de pharmacie sont faits en verre. Le plus simple de ces instrumensest, fig. 18, n°i, un tube de verre recourbé, dont les deux branches sont d'inégale longueur. Pour s'en servir on plonge la courte branche A dans le liquide qu'on veut décanter, et on aspire l'air avec la bouche par l'autre branche B, jusqu'à ce qu'elle soit presque remplie de liquide. Alors en cessant d'aspirer , le liquide continue de couler. Comme en opérant ainsi , il est difficile de ne pas laisser pénétrer une petite portion du liquide dans la bouche et que par* fois certains liquides qu'on soutire pourraient avoir une action nuisible sur cet organe, on s'y prend d'unè autre manière. On remplit le syphon avec une partie du li* quide qu'on veut décanter, on bouche ensuite la longue branche avec le doigt, et on plonge l'autre dans le liquide. En retirant alors le doigt l'écoulement a lieu. On appelle Celte opération amorcer le syphon.

On donne une autre disposition au syphon en soudant latéralement à sa longue branche un petit tube recourbé en S, par l'extrémité duquel on opère la succion de l'air, après avoir toutefois bouché l'ouverture de la longue branche avec le doigt et placé l'autre dans le liquide. Ce dernier est très-employé dans les laboratoires pour transvaser des liqueurs acides et caustiques. £>ans les arts, on fabrique ces syphons en fer-blanc ou. en cuivre.

TAMIS. (Planche II, fig. 19. )

On donne ce nom à un tissu de soie, de crin ou de fils métalliques , tendu au moyen de deux cylindres de bois s emboîtant l'un dans l'autre. Son usage est de séparer les poudres plus fines des poudres les plus grossières. Il y en a par conséquent de toute grandeur et de finesse différente. On place sur le tamis la substance qui a été pilée ou broyée dans un mortier , et on secone légère^ ment le tamis pour faire tomber la poussière fine, qui passe à travers les mailles du tissu et est reçue sur des toiles ou des feuilles de papier étendues. Lorsque la substance qu'on veut tamiser est susceptible de se répandre dans l'air à cause de sa ténuité, et que la poussière qui en résulte peut devenir nuisible à ceux qui respirent l'air qui en lient en suspension, on doit prendre les plus grandes précautions dans le tamisage. Alors on entoure la bouche et le nez d'un mouchoir plié en plusieurs doubles, afin d'éviter qu'elle pénètre dans ces cavités* ou plutôt on se sert d'un tamis muni d'un couvercle et d'un double fond fermé par une peau, dans lequel vient se rendre la poussière tamisée. A est un tamis simple J B un tamis recouvert de son couvercle et adapté à un cylindre inférieur qui prend le nom de fond/

TERRINE. (Planche II, fig. 20. ) ,

Vase conique fait en grès ou en terre cuite vernï$séé muni parfois d'un goulot. Les terrines en grès Sont trèsemployées pour recueillir les différens liquides et les faire cristalliser liprès leur concentration par la chaleur. On s'en sert aussi quelquefois pour recueillir les £az sous l'eau en engageant l'extrémité du tube sous un godet de terre très-évasé, percé d'un trou à son fond, et échancré sur le côté de manière à remplacer l'entonnoir ou la tablette de la cure pneumatique.

TÊT. ( Planche II , fig. 20 bis. )

Espèce de capsule en terre argileuse commune, dans laquelle on calcine à l'air libre toutes sortes de substances organiques ou inorganiques.

TUBE. (Planche II, fig. 21. )

Les tubes sont des tuyaux cylindriques plus ou moins longs, formés de différentes substances. Les plus employés sont de fer , de porcelaine et de verre. Les canons de fusil déculasse sont souvent mis en usage dans beaucoup d expériences ; lorsque ceux-ci sont destinés à supporter une haute température, on les recouvre d'un lut formé de sable et d'argile, afin d'empêcher qu'ils ne se 'déforment par la chaleur , ou qu'ils ne fondent par suite de leur contact avec le charbon qui s'y combine.

Les tubes de porcelaine sont d'un usage fréquent dans les laboratoires ; ils doivent être vernis dans leur intérieur et recouverts d'un lut terreux pour les préserver des changemens trop subits dans la température qui pourraient les faire briser. Leur grosseur et leur grandeur varient comme leur forme : il y en a qui sont légèrement courbés , d'autres qui sont bifurqués à l'un© de leurs extrémités ( fig. iï ). Ces tubes, que l'on place horizontalement dans un fourneau à réverbère long , sont destinés à exposer à l'action d'une forte chaleur les gaz et les liquides, ou encore à faire réagir certains gaz sur des corps solides , soit pour les combiner , soit pour les décomposer. Pour cela on adapte à Tune des embouchures du tube de porcelaine un tube de verve qui amène ,1e gaz de l'appareil qui le produit, ou d'un réservoir qui le contient et d'où on peut le faire sortir par la pression.

Les tubes de verre sont aussi très-employés et d'un usage indispensable. La facilité avec laquelle la matière

dont ils sont faits se ramollit par la chaleur, les différentes formes auxquelles ils peuvent se plier, rendent ces tubes fort utiles pour la plupart des expériences de chimie. Il faut joindre à cette propriété celle que possède le verre d'être transparent et inattaquable par beaucoup de substances , ce qui permet de voir les phénomènes qui se produisent par la réaction des corps mis en contact.

Les tubes de verre creux* se recourbent et se contournent en tous sens, en les exposant à la flamme d'une lampe sur laquelle on dirige un courant d'air venant d'un soufflet, comme cela se pratique pour la lampe des émailleurs. Le Verre ne tarde pas à se ramollir, et cède aisément à l'effort que l'on fait pour le plier. Lorsqu'on n'a pas de lampe à sa disposition, on peut recourber les tubes de verre en entourant la partie qui doit être recourbée avec des charbons incandescens, et excitant une combustion plus vive, soit avec un soufflet ou avec l'air que l'on fait sortir de la bouche.

Tubes gradués. (Planche II, 6g. 22.) On donne ce nom à des tubes de verre ou de cristal fermés par un bout, de la grosseur du petit doigt et aussi cylindrique que possible , sur la paroi desquels on a gravé une division en parties égales. Ces tubes sont destinés à mesurer les gaz que l'on veut combiner ou faire réagir ensemble. Dans l'évaluation du volume d'un gaz , il faut avoir la précaution de faire coïncider la surface du liquide contenu dans le tube avec celle du liquide de la cuve ou de la cloche où l'on opère, afin que le volume ne soit pas altéré par une diminution ni une augmentation de pression. Il est encore nécessaire, dans les expériences où l'on désire apporter de l'exactitude , de ne point toucher directement avec les doigts le tube gradué , pour ne pas l'échauffer et dilater le gaz qu'il renferme. On saisit le tube avec un papier plié, et on l'élève ou le baisse le plus verticalement possible pour établir les deux

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niveaux. Il est préférable ,comme M. Gay-Lussac Ta indiqué , de tenir le tube gradué dans une position verticale, au moyen d'un petit support en bois qui glisse le long d'une règle > et qu'on peut arrêter dans sa course par la pression qu'exerce une vis sur cette règle. (F oy, fig. aa.) De cette manière, on peut connaître d'une manière rigou* reuse le volume d'un gaz, sans courir le risque qu'il soit dilaté par la chaleur delà main, lorsqu'on tient le tube avec les doigts.

Tubes de sûreté. ( Planche II, fig. a3.) Ces tubes ont pour objet d'empêcher l'absorption qui aurait lieu dans un vase qui communiquerait avec un autre par suite de la condensation du gaz ou delà vapeur qu'il renferme. Cet effet est du à la pression de l'air qui tend à remplir l'espace vide qui se forme dans cette circonstance. Les tubes qu'on emploie ordinairement pour s'y opposer sont munis d'une boule à moitié remplie d'eau ou de mercure, et communiquent avec un tube vertical surmonté d'un entonnoir; c'est par ce tube que l'air rentre dans les appareils* On leur donne différentes formes , comme on peut te voir sur la figure.

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