LAMPE A ESPRIT -DE- VIN
( Planche II, fig. 10. )
C'est une lampe ordinaire , faite en métal, dans laquelle on met de l'esprit-de-vin au lieu d'huile \ elle est très-employée dans les laboratoires , et la chaleur quelle produit est assez grande. La flamme de cette
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lampe jouit d'un avantage que, n'ont pas les lampes ordinaires : c'est de ne pas déposer de noir de fumée sur les corps que Ton y tient plongés. On se sert particulièrement de cette lampe pour chauffer les cloches courbes sur le mercure dans l'analyse de certains gaz. Cette ma* nière de chauffer a déjà trouvé quelques applications dans les arts' économiques.
L'on fait encore usage dans les laboratoires d'une lampe à huile , comme en ont les souffleurs en émail , sur la flamme de laquelle on dirige un courant d'air par le moyen d'un soufflet. Cette lampe est employée pour ramollir le verre , le contourner , et le souder avec luimême, en l'exposant sur le jet de la flamme; elle est par conséquent indispensable dans un laboratoire de chimie , où l'on a besoin à chaque instant de courber des tubes de verre pour des appareils. Lorsqu'on n'a point de lampe à sa disposition , on peut courber les tubes de verre en les plaçant dans la flamme qui sort par la cheminée d'un fourneau à réverbère rempli de charbon incandescent, ou bien en les entourant de quelques charbons allumés pour les chauffer jusqu'à leur ramollissement. Cette dernière manière de courber les tubes exige de l'habitude, sans laquelle onles déforme et on les aplatit*, ce qui rend alors la courbure moins solide.
LESGOTIÈRE. ( Planche II, fig. n et 12. )
Petit ustensile employé pour couler les substances métalliques fondues et les mouler en petits lingots cylindriques ou demi-cylindriques. La lingotière la plus simple de toutes est un morceau de métal muni d'un manche , sur la surface duquel on a pratiqué une cavité. C'est dans cette cavité qu'on coule les matières fondues. 11 est essentiel qu'elle soit bien sèche et enduite dune légère couche de graisse bu d'huile pour empêcher la substance fondue d'adhérer aux parois de la lingotière.
Dans les pharmacies, les lingotières sont formées de deux pièces carrées en fer ou en laiton, dans chacune desquelles on a pratiqué des cavités demi-cylindriques correspondantes , de manière à former par leur application Tune sur l'autre une cavité parfaitement cylindrique. On les réunit ensemble par une attache métallique circulaire , pourvue d'une vis et d'un écrou. C'est dans ces lingotières qu'on coule le nitrate d'argent fondu sous la forme <)e petits cylindres , et qui sont connus alors en médecine sous le nom de pierre infernale.