PRODUIT
formé. 1
i vol. oxigène
2 volhydrog.
Protoxicle d'hydrog. ou eau.
|i vol. azote.
Protoxide d'azote.
1 i vol. azote.
t oxigène.
Deutoxide j d'azote. j
13 vol.hydrog.
i vol. azote.
Ammoniaque, u
2 vol. carbone,
! % vol. azote.
Cyanogène, jl
Lorsque par l'effet d'une combinaison les corps ont été unis, et qu'ils jouissent d'une grande affinité l'un pour
52 ÀBÏIÉGÉ ÉLÉMENTAIRE
l'autre , il n'est plus possible de les séparer qu'en mettant le composé qui en est résulté en contact avec un troisième corps qui ait plus draffinité pour l'un des deux élémens que ceux-ci n'en ont l'un pour Pàutre. C'est ce qu'on pratique lorsqu'on fait l'analyse d'un corps composé. Supposons un composé À -|- B. Si nous mettons ce corps avec un autre C qui aitbeaucoup d affinité pour A, et que cette dernière force l'emporte sur cellq de B pour A , il résultera un nouveau composé A -(-• C , et B sera mis en liberté. Par le même raisonnement , en soumettant le nouveau corps A -f- C à l'action d'un corps D dont l'affinité pour C soit plus grande, A sera séparé de sa dernière combinaison.
L'on voit , par ce qui précède , que si l'on désirait connaître dans quels rapports se trouvent A et B dans cette combinaison, il faudrait prendre une quantité connue de ce Composé , et peser les élémens A , B , qui en auraient été séparés. C'est cette opération que les chimistes désignent sous le nom d'analyse. Elle n'est pas toujours aussi simple à faire que l'exemple que rous venons de présenter, parce que les corps contiennent parfois plus de deux élémens combinés , et qu'il y a alors plus de difficultés à surmonter pour les isoler.
Il arrive souvent qu'un composé binaire A + B ne peut être décomposé ni par un corps C , ni par un corps D pris séparément ; mais si l'on prend leur combinaison C -j- D , et qu'on la mette en contact avec A -{- B , alors, en vertu d'une affinité double, les élémens constitutifs des deux composés se séparent, se combinent dans un autre ordre, d'où résultent deux nouveaux composés A -j- JD et B -(- C. C'est à ce genre d attraction réciproque qu'on donne en chimie le nom de double décomposition.
L'affinité des corps, les uns pour les autres, n'est pas aussi absolue qu'on le croyait autrefois; elle est influencée , comme Berthollet l'a démontré le premier dans sa
Statistique chimique^ par la quantité des corps mis en présence, la force cxpansive des uns et la cohésion des autres. C'est ce que nous aurons occasion de voir par la suite. Ainsi, un corps binaire dont les élémens A -(- B auraient beaucoup d'affinité l'un ou l'autre, peut , dans certaines circonstances, être en partie ou entièrement décomposé par un troisième corps C, qui aurait moins d affinité qu'en ont A. et B. Ce cas se présente lorsque C est en excès par rapport à A B , ou qu'il^cut former avec l'un des élémens un composé plus fixe.
Ce sont ces différentes causes qui rendent la mesure de l'affinité impossible. Toutefois on peut, en mettant les corps en contact et en réagissant sur leurs composés , déterminer leurs affinités relatives.