‹ Abrégé élémentaire de chimieChapitre 28 sur 96 · Platine · texte numérisé non relu

Platine

3*7. Osmium. 38. Palladium** .

39» Iridium* .

4o* Rhodium.

ri4« M&nganèse*

QuelqueS-titis des Corps simples places ici dfltts la Sec^- -tion des coi'ps métalliques paraissent , d'après leurs propriétés chimiques, se rapprocher plutôt des premiers trtxb des seconds: ce sont le silicium, l'arsenic et le tellure mais comme le rang qu'ils doivent occuper dans id. classx^

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faâtioû n'est pas encore généralement admis parla Wlupart des chimistes, nous avons cru devoir les laisser a leur première place.

De la nomenclature chimique.

On a qualifié généralement du nom de corps combustibles tous les corps simples, autres que l'oxigène, parce que la plupart d'entre eux en se combinant avec celui-ci', peuvent produire les phénomènes qu'on remarque uans la combustion , c'est-à-dire un dégagement de calorique avec émission dè lumière. Cette epithète, qui date dune époqUe assez éloignée, leur à été donnée par l'observation qn'ott avait acquise alors sur les phénomènes qui Accompagnaient leur combinaison avec l'oxigène, et qui étaient Jplus où moins analogues à ceux de là combustion ou dis l'inflammation .

Dé nouvelles expériences ont appris que beaucoup d'autres corps, en s'unissant ensemble, laissaient aussi dégager du caldricjue et de la lumière, fiès-lôrs la théorie de la combustion, què l'on regardait comme l'une des prificîjiàles sources de ces deux fluides impondérables, a été ébranlée dàns ses fdndemens. La production de la chaieur et du feu n'a plus été admise comme un résultat exclusif de la combinaison ae l'oxigène avec les corps , mais bien comme la suite die l'unioti des corps entre eux.

Le nom dWxiaes à été donné à toutes les combinaisons de rbiffeenë avec les .corps 5 ainsi l'on appelle oxidé de fer là bèm'binaîs'oVi de l'oxigène avec le fer 5 oxide de pFtospfïbrè , la combinaison de l'oxigène avec le phosphoréfëtc.

Les propriétés particulières qui caractérisent plusieurs de ces" combinaisons , ont d'abord fait distinguer par le iiom d'acides les composes d'oxigenc qui ont plus ou

ctèt tauTC* matières colorantes végétales, comme le font lés

corps désignés vulgairement par le nom d'acides. On a réservé le nom d'oxides aux autres composés oxigénés qui, loin de jouir de ces propriétés , en possèdent de tout-àfait opposées j c'est ainsi que les acides rougissent généralement la teinture bleue de tournesol j les oxides au contraire agissent différemment, ils ramènent à la couleur bleue la teinture de tournesol rougie primitivement par les acides. D existe cependant des oxides qui ne présentent ni l'une ni l'autre de ces propriétés et qui peuvent former une classe à part. ,

Lorsqu'un corps , en s'unissant à l'oxigène , forme un composé acide, on est convenu d'ajouter la terminaison ique à son nom et de le faire précéder du mot acide. Exemple : le carbone, en se combinant avec l'oxigène en certaines proportions, produit un composé acide 5 on lui a donné le nom $ acide carbonique , Le bore, avec l'oxigène , produit un acide qu'on a nommé par la même raison aci de borique, .

. On a reconnu qu'un môme corps simple pouvait se com« tiner quelquefois en différentes proportions, et former souvent autant d'acides différens par leurs propriétés physiques et chimiques. Il a fallu conséquemment les distinguer par des noms qui empêchassent de les confondre. Si un corps simple produit avec l'oxigène deux composés acides, oh donne à celui qui contient le plus d'oxigène la terminaison ique, et à celui qui en contient moins la terminaison eux. Exemple : l'arsenic forme deux composés, acides avec l'oxigène. On a désigné sous le nom fi acide arsénique le premier, c'est-à-dire celui qui renferme plus d'oxigène, et sous celui fVacide arsénieux, le second qui en contient moins. . -

. Par la suite on a découvert que certains corps simples se combinaient en 3 ou 4 proportions avec l'oxigène et produisaient autant d'acides. Il était nécessaire de les nommer , c'est ce qu'on a fait en modifiant légèrement

la méthode que nous avons indiquée ci-dessus. Exemple : Je soufre forme 4 acides avec l'oxigène ; on les a nommés successivement en conservant la terminaison ique , pour l'acide le plus oxigènc , faisant précéder le même mot de celui hypo , dérivé d'une préposition grecque, pour la combinaison qui vient après celui-ci par uno quantité moindre d'oxigène, etc. Ainsi Ton distingue ces quatre acides par les noms suivans ; 1* acide sulfurique ; 20 acide hyposulfurique ; 3° acide sulfureux; 4° acide hydrosulfureux. Le phosphore produit aussi avec l'oxigène quatre acides ; on les a distingués de la même manière : i° acide phosphorique ; a" acide hydrophospkorique 5 3° acide phosphoreux; 4° acide hypophosphc~ reux. L'hydrogène» produit avec quelques corps combustibles non métalliques des combinaisons acides, qui jouissent de toutes les propriétés de ceux formés par l'oxigène. On a donné à ceux-ci le nom générique d'hjdracides pour les distinguer des acides formés par l'oxigène , qui sont connus sous le nom d oxy acides. Ces nouveaux acides ont reçu la terminaison ique comme les premiers , mais leur nom est précédé des deux premières syllabes du mot hydrogène. Ainsi l'on appelle acides hydrochloriquè 9 hydriotique, hydt osulfurique i hydrosélénique, les combinaisons acides de l'hydrogène avec le chlore , l'iode , le soufre et le sélénium , etc. * La plupart des corps simples métalliques, en se combinant avec l'oxigène , forment plusieurs oxides qui diffèrent par les proportions d'oxigène. On fait alors pré» céder le mot oxide par les mots proto , deuto , trito, tétro , dérivés du grec et qui signifient premier , deuxième, troisième > quatrième. Exemple: le plomb s'unit en trois proportions différentes avec l'oxigène; on donne à celui qui renferme le moins d'oxigène le nom de protoxide de plomb ; à celui qui vient après et qui eu contient davantage , le nom de deutoxide de plomb;

et enfin au troisième, c'est-à-dire à celui qui est uni à une plus grande dose d'oxigène que les précédera , le nom de tritoxide de plomb. Souvent on appelle peroxide celui des oxides qui renferme le plus d'oxigène. Ainsi , dans cette théorie , tritoxide de plomb ou peroxide de plomb sont synonymes. Le fer forme trois combinaisons avec l'oxigène qui sont connues sous le nom de protoxide de fer, dedeuloxide de fer et tritoxide de fer ou peroxide de fer. Les exemples que nous Tenons de doi*« ner suffisent pour, faire comprendre tout l'artifice sw lequel est basée la nomenclature moderne.

Les acides et les oxides se combinent pour former line classe de eorjpa composés, connus depuis long -temps sous le nom de sels. On désigne ces combinaisons salines par des noms qui indiquent sur-le-champ quel est l'acide «ni à Toxide , et à quel état d'oxidation se trouvé le frétai. Exemple: pour exprimer la combinaison de l'acide sulfurique avec le protoxide de fer , on change la tèrini* naison irpiede l'acide en aie, et l'on dit sulfaté de protoxide de fer; ou par abréviation, protosulfate de fer. Par la même raison l'on dit deutosulfate , tritosulfate , pour dénommer, les combinaisons du detitoxide et tri*toxide de fer avèc V acide sulfurique.

Lorsque les acides ont une terminaison en eux , on la change en itè pour nommer leurs combinaisons avec les oxides. Ainsi l'on dit protosulfite de fer, prbtohypo- Mfiie de fer pour désigner les combinaisons de l'kcidè sulfureux et de l'acide hyposulfureûx avec le protbxidé de, fer.. L'on suit la même règle pour la dénomination fie tons les autres sels ; ainsi l'on appelle protonitrate de plontb la combinaison de l'acide nitrique avec lfe protoxide de plomb 5 protohydrochlorate détain, deutohydrochloraie d'ètain , la combinaison de l'acide hydrochlorique , soit avec le protoxide soit avec le deutoxide detain.

Les acides et les oxides s'unissant dans différent rapports pour former des sels , produisent des combinaisons où les propriétés dcscomposans sont plus ou moins neutralisées. On donne le nom de sels neutres à ceux qui ne manifestent aucun des caractères des acides ni des oxides qui sont combinés. Us ne rougissent ni la teinture de tournesol , ni ne verdissent le sirop de violette. On appelle sels acides ou sur-sels ; sels avec excès d? oxides ou sous-sels , ceux qui participent encore plus ou moins des caractères assignés à ces derniers composés. Les sursels rougissent la teinture de tournesol , tandis que les sous-selsla ramènent au bleu lorsqu'elle a été rougie , ou verdissent la couleur du sirop de violette.

Lorsqueles corps combustibles non métalliques se combinent soit entre eux, soit avec les métaux, et que les composés qui en résultent sont solides ou liquides , ou leur donne la terminaison ure; ainsi Ton dit sulfure, phosphure , iodure, chlorure , etc., pour exprimer les combinaisons du soufre, du phosphore, de l'iode , du chlore, avec les autres corps. Quand l'un de ces corps s'unit en plus d'une proportion , on fait précéder le nom du com<p osé .par les mots proto, deuto , en se conformant à ce que nous avons dit au sujet des oxides. Exemple ; le chlore se combine en deux proportions avec le mercure; on donne le nom de protochlorure de mercure à celui qui contient moins d[e ohlore , et de deutochlorure à celui quienrenfermedavantage. Dans ces combinaisons, comme dans Ja . plupart des autres à proportions définies , il y a un apport simple et multiplié entre les, quantités (Je l'un des élémens. Dans l'exemple que nous venons.de citer:, le^chlore du ;proto est au chlore du deutochlorure de mercure ; : i : a>. 4ussi désigne-t-on quelquefois ce dernier .avec, raison par le mot hichlorure de mercure. îl en est de même pour toutes les combinaisons qui se font dans des rapports aussi simples.

Quand le résultat de la combinaison est un corps gazeux, on forme son nom de celui des composans en Ayant soin de le faire précéder du mot gaz. Ainsi Ton appelle gaz hydrogène carboné , gaz hydrogène phosphore , gaz hydrogène arsénié, les fluides élastiques résultant de la combinaison de l'hydrogène avec le carbone, le phosphore et l'arsenic. Seulement lorsque le composé gazeux jouit des propriétés acides on ajoute la la' terminaison ique au nom , qu'on modifie de la manière suivante; ainsi l'on désigne sous le nom de gaz hydrosulfurique , hydriodique , hydrochlorique , hydrosélénique , etc. , les composés acides de l'hydrogène avec le soufre , l'iode , le chlore et le sélénium.

On ajoute aussi les mots proto , deuto aux différentes combinaisons gazeuses de l'hydrogène pour les distinguer. Exemple: le carbone et le phosphore se combinent en deux proportions avec l'hydrogène -, on les désigne parlesnbms nde gaz hydrogène protocarboné) deutocarboné, gaz hydrogène protophosphoré , deutophosphoré*

Le combinaison des métaux entre eux est connue sous le nom d'alliage. Ainsi , Ton appelle alliage de fer et aVé~ tain, alliage de cuivre et de zinc les combinaisons du fer iivëc l'étain, du cuivre avec le zinc-, et si un alliage était composé d'un plus grand nombre de métaux on désignerait de la même manière tous ceux qui entrent dans sa composition. Le nom d'amalgame est particulièrement affecté aux combinaisons du mercure avec les autres substances métalliques ; ainsi quand on veut exprimer là combinaison du mercure avec le potassium, For ou largei»t , au Heu de dire alliage de mercure et de potassium , alliage de mercure et d?or, on dit simplement amalgame de potassium, amalgame d*or.

A l'égard des principes composés que l'on retire directement des substances organiques ou que l'on produit artificiellement par les réactions chimiques qu'on exerce

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sur elles, Ton suit line autre marche pour les nommer. En général on les désigne par des noms qui rappellent ou leur origine, ou quelques-unes de leurs propriétés les plus remarquables. La plupart des acides organiques portent un nom qui indique la substance végétale où ils se trouvent plus particulièrement, ou celle qui a servi à les obtenir. Ainsi on a donné le nom d'acides malique, citrique, oxalique, tartrique, etc. , aux acides qui existent dans les pommes, le citron, l'oxalis, le tartre , et d'où ils ont d'abord été retirés.

Les acides, que l'on produit par certaine réaction , sont désignés par un nom dérivé de la substance qui leur a donné naissance. Ainsi l'on donne le nom d'acide camphorique , acide subérique, acide mucique9 etc. , aux acides particuliers qu'on obtient eu traitant par les acides , le camphre , le liège , le muqueux , etc.

Chaque principe immédiat des substances végétales et animales est distingué par un nom propre , comme nous le ferons connaître dans la seconde partie de cet ouvrage, où nous traiterons des propriétés des substances organiques.

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