‹ Abrege elementaire de geographie physiqueChapitre 86 sur 123 · CARTE UNIVERSELLE DU GLOBE. Z · texte numérisé non relu

CARTE UNIVERSELLE DU GLOBE. Z

rainer, soit par terre soit par mer, la position des limites du nord de l’Amérique. Une entreprise pour y parvenir vient dechouer; on se propose de renouveler cet essai.

( Voyez le dernier voyage du capitaine Parry .) Revenant à l’ancien monde , et portant principalement notre attention sur l’Europe et l’Asie, qui forment un massif séparé de la grande presqu’île qu’on nomme Afrique, nous apercevons plusieurs lignes sinueuses qui, partant des côtes, se dirigent vers l’intérieur des terres, en pénétrant plus ou moins loin de la mer. Ces lignes représentent lès fleuves; ils expirent là où se trouvent leurs sources; et l’on peut remarquer que leurs directions sont, en quelque façon, comparables aux rayons d’un cercle, partant tous du même centre. Ainsi le Cours des uns est opposé au cours des autres , comme le Jénisseï au Gange, le Hoang à; FIndus, la rivière de Camboje à l’Obi, la Petchora au Volga, le Dnieper à la Vistule, le Danube au Rhin et au Rhône, et ces deux fleuves l’un à l’autre; en Afrique, IeNil au Zaïre; ainsi des autres: de sorte que tout ce massif de continent a, dans son ensemble, à peu près la forme d’un cène, du sommet duquel s’élancent les eaux qui sillonnent sa surface. Mais ce cône n’est pas terminé en un seul point; son sommet est étendu et irrégulier, comme les rivages qui dessinent sa base. On peut regarder ce sommet comme un sillon très-élevé, d’où partent une infinité de ramifications , qui viennent appuyer, contre les efforts de l’Océan, les projections des terres, et les matières que ce même Océan ne cesse d’amonceler pour organiser des terres nouvelles. Ces ramifications sont lès montagnes; et le sômmet du cône d’où elles par- ' fent est un massif énorme, qui sert de noyau au con-

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tinent, et qu’on est convenu de nommer plateau. Celui qui soutient l’Asie et l’Europe est nommé plateau d’Asie, ou de la Tatarie. Cette masse a deux succursales, ce sont les Alpes et les Pyrénées. L’Afrique a deux plateaux semblables: l’un sous l’équateur, il attend les observateurs; l’autre renferme le Niger, fleuve sans cours et sans embouchure, dit-on. Mais tout l’intérieur

* de l’Afrique est si peu connu qu’on n’en parle qu’avec incertitude. Le plateau sous l’équateur, et le vaste étang ou lac Maravi qu’on dit qu’il renferme, ne sont point constatés. La Société de Géographie de Paris fait tous ses efforts pour parvenir à la connaissance de l’intérieur

. de l’Afrique. Elle a proposé un grand encouragement an voyageur qui le premier entrera à Tombouctou: nous pensons que cette tentative sera couronnée du succès, parce que toute ou du moins presque, toute la partie nord de l’Afrique est mahométane et possède quelques notions de civilisation. Mais sons l’équateur et de là

♦ jusqu’au sud, cette péninsule n’est peuplée que de sauvages,.chez lesquels aucunes lumières n’ont pénétré. Les voyages y seraient dangereux, et cette raison soustraira vraisemblablement long-temps encore cette partie du monde aux recherches de l’Europe. Et cependant les communications au travers de cette péninsule au sud de l’équateur ne paraissent pas impraticables. J’ai dit, dans mes Voyages, avoir parlé sur la côte d Angola à une négresse qui assurait avoir vu le bord de la mer, vers le soleil levant.

L’Amérique méridionale a un énorme plateau , qui marie les Andes au cap Saint-Augustin. Il y en a un autre dans l’Amérique du nord, entre la baie d Hudson et l’océan Pacifique. Il y en £ un au milieu de la Nou^

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