INTRODUCTION
les très sommaires indications du catalogue de la Bibliothèque de Bourgogne.
La copie de cet Abrégé Mstorique du règne des archiducs Albert et Isabelle est évidemment inar chevée ; car elle s*arr6te alors que le siège entrepris contre Ostende n'est pas encore terminé, vers 1602.
Nous le regrettons, car cette étude est Tœuvre d'un historien, juge érudit et impartial d*une époque difficile à sainement apprécier.
En nous décidant à éditer cet écrit, nous nous sommes surtout appuyé sur son mérite intrinsèque. Il s'écarte, en effet, par la forme, du genre ordinaire des ouvrages édités par la Société de l'histoire de Belgique» qui a plus spécialement pour mission de mettre en lumière les mémoires intime» des acteurs ou des sq)ectateurs des événements passés.
Toutefois, en abordant les publications relatives à la dopiiination des archiducs en Belgique, cet Abrégé historique nous a paru, mieux que tout autre écrit, propre à servir d'introduction à un travail de cette nature.
Résumant en quelques pagea les événements qui ont immédiatement précédé la mort du duc de Parme, le gouvernement intérimaire du comte de Mansfddt, le court passage de Tarchiduc Ernest aux affairesi, les premières années du. règne des archiducs Albert et Isabelle ; écrit par un homme qui, s'il n'a vécu luimême pendant cette grande et douloureuse époque.
Il^TBODUCnON. vil
en a dtt mibixks coimit tes ccmtenaporains , cette relation parle des faits avec une scrupuleuse exactitude, en même temps qu'elle les apprécie avec une grande sûreté de vues et une remarquable impartialité.
Ou le ton général du manuscrit nous aurait fort trompé, ou récrivain était Belge, càtholixjue, mais enn^ni dés jésuites et de la domination espagnole. Il apprécie les grandes qualités du duc de Parme, comme général, comme administrateur et comme gouverneur clément et loyal. Le jugement qu'il porte sur Tarchiduc Ernest témoigne que,, s'il connaissait l'incapacité de l'homme d'État, il rendait justice aux bonnes intentione dn prince. D'Albert, il dit le bien ^'0 était juste d'en dire; mais sa relation fait proBsétttir qu'il savait faire la part , autant que Phili{q)é II, mais à un autre point de vue , des faiblessed de ce cardinal manqué, et qu'il n'était pas dupe des semblants généreux dont le roi d'Espagne avait dextrement enveloppé la cession des Pays-Bas.
Dane une très remarquable étude sur Tarcbiduc Albert, J.-B. Blaes attribue la résolution du roi d'Espagne à une sorte de retour sur lui-même y il lui semble que ce despote caduc, instruit par l'expérience, crut alors devoir montrer plus de douceur et se départir un peu de sa roideur accoutumée \ au contraire l'auteur du manuscrit que nous publions,
> J.-B. Blass. Études historiques, pages 162 et 163.