VIII INTRODUCTION
trouve, dans de hautes considérations politiques, la cause de la cession des Pays-Bas et résume en quelques mots lopinion des Provinces-'Unies sur cette étrange décision :
c II y avoit déjà quelque tems qu*on délibéroit en c Espagne sur le mariage de l'arcbiduc Albert, avec a Isabelle, fille ainée du roi Philippe, et de donner c pour dot à l'infante, pour qui Philippe avoit beauc coup d*amitié, les provinces des Pays-Bas.
a Les sentimens du ministère du Roi étoient par- < tagez. Le comte de Fuentès s'opposa à ce démem- <K brement ; Christophe de Mora, marquis de Castel- « Rodrigue, dont Philippe faisoit grand cas, et don « Juan d'Idiaques furent du sentiment contraire.
« Philippe préféra celui de Mora : il considéroit « que la France pourroit parvenir en peu à une « grande puissance, que l'Angleterre jointe à l'Ecosse « par la mort d'Elisabeth, rendroit Jacques, qui lui « devoit succéder, formidable, et que ces royaumes, (C en fomentant le soulèvement des provinces conféa dérées, seroient enfin cause que l'Espagne per- « droit tout ce pays-là ; qu'il ne pouvoit mieux faire a que de donner ces provinces en dot à sa fille, et « de la marier à l'archiduc son neveu pour conten- « ter les Flamands, en leur donnant un prince « particulier, auquel ils obéiroient ^sonnais. Dé- « terminé pour ce sentiment, il fit dresser les articles a du contract et le signa.