‹ Abrégé méthodique de la science des armoiries, suivi d'un glossaire des attributs héraldiquesChapitre 21 sur 65 · BOURRELET ^T TORTIL · texte numérisé non relu

BOURRELET ^T TORTIL

Le Bourrelet ou Toi^til est un rouleau d'étoft'e rempli de bourre et des deux principaux émaux de l'écu. On le place sur le casque, soit comme un simple ornement, soit pour servir d'attache aux lambrequins ; il n'indique aucun titre.

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plus élevé de Técu. C'est la pièce qui se place à la dme ou sommet du casque. Son usage remonte à l'antiquité la plus reculée, et on en trouve de nombreux exemples chez presque tous les peuples de la terre.

Le cimier consiste souvent en un bouquet de plumes; on l'appelle alors Plumait ou Plumart. On le nomme Vol banneret, quand il se compose de deux bannières en croix. Ordinairement il représente quelque figure de l'écu, comme un aigle, un Mon, etc., en carton ou en cuir peint, mais jamais une pièce honorable. D'autres fois enfin, il est de pure fantaisie.

Autrefois le cimier était une plus grande preuve de noblesse que les armoiries, parce qu'on le portait aux tournois, où l'on ne pouvait être admis qu'après avoir fait preuve d'une naissance illustre. Ce n'était, en outre, qu'un ornement facultatif, dont on pouvait changer à volonté, et que les descendants étaient libres de porter ou de laisser de côté.

Quand une famille possède héréditairement un cimier, il est d'usage que les branches cadettes le changent, afin d'opérer une différence dans les armoiries.

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premier baron chrestien. Cri do guerre : AwXavw;. L'écu entouré du manteau de pair et sommé de la couronne de duc (fig. 207).

Les Supports ou Tenants sont des figures peintes à côté de Técu, et qui semblent le tenir ou le supporter. L'expression tenants s'emploie ordinairement quand ce sont des figures humaines, et celle de supports quand ce sont des animaux (fig. 207, Tenants : deux anges). D'autres fois, l'écu parait attaché à un arbre ou à quelque autre objet semblable ; on se sert alors du terme Soutien \

L'usage des tenants et des supports ne paraît pas remonter au delà du xiv« siècle. Avant cette époque, le support était le plus souvent le chevalier lui-mênie, qui était représenté avec son écu attaché au cou. Tantôt il le portait droit sur le milieu du corps , tantôt en bande et de travers; quelquefois, il s'appuyait dessus d'une main. Enfin, d'autres fois 'l'écu était disposé de manière que l'épée du chevalier paraissait comme mise en bande derrière.

1. Plusieurs héraldistes appellent indistinctement tenants et supports les figures humaines et les figures d'animaux , arec celte seule différence que les supports sont toujours au nombre de deux, et qu'il n'y a jamais qu'im seul tenant.

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Les supports sont la partie la plus apparente des ornements extérieurs de l'écu , mais il n'y a pas de règles qui en déterminent d'une manière précise et le nwnbre et la position. Il arrive même quelquefois qu'ils changent dans la même famille. Ainsi, au xvii® siècle, les armoiries de Tamiral de Graville étaient soutenues tantôt par deux lions ou deux griffons, tantôt par deux aigles ou deux anges.

Les animaux sont ordinairement au nombre de deux, un de chaque côté de Técu, debout et affrontés. Il n'est cependant pas rare que leurs têtes soient contournées. Ce sont plus d'une fois des êtres de fantaisie ou des animaux figurant sur l'écu, tandis que, dans quelques cas, ils jouent le rôle de signes parlants, relatifs au nom de la famille dont ils accompagnent les armes. Les Ursins, par exemple, ont deux ours en support et n'en ont pas dans leurs armoiries. Le plus souvent ils rappellent des faits d'armes accomplis dans les tournois ou sur les champs de bataille. De ce nombre sont les mores, les géants, les sauvages, les lions, etc., qui représentent les animaux ou mieux les hommes déguisés par lesquels les chevaliers faisaient garder leurs écus suspendus, la veille

des grandes fêtes du moyen âge, à des arbres ou à des poteaux. De ce nombre sont encore le zouave et Thighlander, qui soutiennent Técu du duc de Malakoff et symbolisent Talliance francoanglaise pendant la guerre de Crimée.

D'ordinaire, les deux supports sont semblables. Ainsi, depuis Henri II, Técu des rois de France a toujours été soutenu par deux anges. Parfois, au contraire, ils sont différents, comme Técu d'Angleterre en offre un exemple. Cet écu présente à droite un léopard couronné, armé et larapassé d'azur, et à gauche une licorne d'argent accolée d'une couronne et attachée à une. chaîne d'or qui, passant entre les deux pattes, de devant, retourne sur le dos.

Il y a des animaux tels que le lion, le léopard, le dragon, que l'on emploie seuls pour supports. L*aigle est dans le même cas; on lui fait alors tenir l'écu entre les serres. Enfin il y a des écus qui ne sont soutenus par aucune figure. C'est ce qui arrive, par exemple, à la plupart des arjïioiries des ecclésiastiques depuis le xvii® siècle.

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