‹ Abrégé méthodique de la science des armoiries, suivi d'un glossaire des attributs héraldiquesChapitre 20 sur 65 · CASQUES · texte numérisé non relu

CASQUES

Au lieu de couronnes, on met quelquefois des Casques sur les armoiries. La matière, la forme et la situation de ces coiffures indiquent alors le rang dans la hiérarchie nobiliaire : mais il est à remarquer que cet usage, qui a pris naissance aux tournois, n'a commencé à se régulariser que vers la fin du xvi® siècle.

Quant à la matière, les héraldistes veulent que les casques des rois et des empereurs soient d*or, bordés et damasquinés du même ; ceux des princes et des grands seigneurs, d'argent, bordés et damasquinés d*or ; enfin, ceux des chevaliers et des simples gentilshommes, d'acier poli, et ornés d'une broderie d'or. Pour la forme, ils représentent les premiers ouverts et sans grilles, et grillent tous les autres d'un nombre de grilles qui varie suivant le rang des personnes. Enfin, pour la situation, ils posent les casques de front, en tiers ou de profil, selon le cas.

1® Le Casque des rois et des empereurs est

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cinq, de quatre ou de trois, suivant l'ancienneté

(tig. 200à202).

Fig. 200,

Fig. ÎOI.

7** Les nouveaux anoblis portent un casque d'acier poli, taré de profil et sans grille, la visière presque baissée (fig. 203).

Fig. ÎOÎ.

Fig. SOS.

8® Les bâtards portent le casque d*acier poli, taré de profil, contourné, la visière baissée et sans grilles (fig. 204).

9° Enfin, les écuyers portent un casque d'acier poli , taré de profil , tourné à droite, ouvert et sans grilles.

TRAITr' DE BLASON. 165

Pig. 20*.

Notons, en terminant, que toutes ces manières de poser les casques sont d'invention moderne, et qu'anciennement tous lés casques étaient indistinctement fermés, sans ornement, et ordinairement tarés de profil.

Observons encore que quelques auteurs donnent aux marquis neuf grilles seulement, aux comtes et aux vicomtes sept, aux barons cinq, et aux simples gentilshommes trois; mais cet exemple n'est pas à suivre * .

1. L'ancienne noblesse allemande se serrait des casques pour distinguer les fiefs et indiquer le nombre de voix dont disposait le porteur dans les cercles où il avait l'entrée. Ainsi, Brunswick- Wolfenbtïttel, par exemple, en portait jusqu'à cinq.

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Les lambrequins se nomment Volets, quand ils sont en façon de lanières; Capelims, quand ils ont la forme d'une cape; Mantelets, quand ils ressemblent à de petits manteaux (fîg. 206), et Achements, quand ils rappellent les rubans dont les dames aimaient à orner, dans les tournois, le heaume de leurs chevaliers. On leur a aussi appliqué les dénominations de Feuillards, Acanthes, Feuillages, Panache», Pennaches et Plumages, parce qu'ils ont quelquefois une ressemblance plus ou moins éloignée avec des bouquets de longues plumes ou des branches d'arbres chaînées de leurs feuilles. Ils sont toujours des mêmes émaux que le champ et les pièces de l'écu*.

Les lambrequins paraissent avoir été, dans le principe, un vêtement destiné à garantir le casque de l'humidité. Souvent un chevalier revenait de la mêlée avec ce vêtement tout tailladé de coups d'épée, preuve incontestable qu'il s'était trouvé au fort de l'action» Peu à peu, la vanité s'en mêlant, chacun voulut porter le signe de bravoure, et alors prirent naissance Ces lambrequins

li Oa s'écarta de cette règle sous TÈmpire, où l'on fit les lambrequins invariablement d'or ou d'argent. (Y* plus loin à rAPPEivniCE.)

aux découpures multipliées et très -souvent bizarres qui constituent aujourd'hui un des plus gracieux ornements de Técu. Les artistes modernes leur donnent ordinairement une forme assez semblable à celle des feuilles d'acanthe.

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