LIVRE IV
Au moyen &ge, on donnait le nom (I'Ordres db CHEVALERIE à dcs înstitutîons particulières, — moitié religieuses, moitié militaires, — presque toutes nées des Croisades et destinées à fournir à la chrétienté des milices aguerries et permanentes propres à la défendre contre les infidèles. A la tête de ces institutions figuraient les ordres de Saint-Jean de Jérusalem, du Temple , des Chevaliers teutoniques, d'Alcantara et de Calatrava. Elles disparurent ou se transformèrent quand le triomphe définitif des populations chrétiennes eut rendu leurs services inutiles.
Les ordres de chevalerie établis dans les temps modernes n'ont rien de commun avec ceux d'autrefois. Ce sont des associations presque toujours idéales , généralement instituées par les gouvernements pour récompenser le mérite, et dont les
membres forment ordinairement plusieurs classes et portent pour signes de reconnaissance des étoiles ou croix d*une forme déterminée, des rubans d'une couleur spéciale, quelquefois même , dans certains cas , des costumes ou uniformes particuliers. Ces oixires sont très-nombreux ; mais, à Texception de ceu^ de la France , à regard desquels quelques détails ne seront peut-être pas inutiles, nous ne ferons qu'indiquer, pour chacun d'eux : — l'époque et la cause de sa création, — le nom de son fondateur, — la classification de ses membres, — et la couleur de son ruban. Encore même, ne parlerons-nous, en ce qui concerne les ordres étrangers, que de ceux dont la collation existe encore, et nous bornerons-nous à consacrer quelques notes très-sommaires à ceux qui, pour une raison ou pour une autre, sont tombés en désuétude ou ont été formellement abolis.