‹ Abrégé méthodique de la science des armoiries, suivi d'un glossaire des attributs héraldiquesChapitre 37 sur 65 · ORDRE DU SAINT-ESPRIT · texte numérisé non relu

ORDRE DU SAINT-ESPRIT

L'Ordre du Saint-Esprit, appelé primitivement Ordre et milice du Saint-Esprit, a été institué, le 31 décembre 1578, par Henri III, qui le dédia au Saint-Esprit en mémoire de sa naissance, de son élection à la couronne de Pologne, et de son avènement au trône de France , arrivés tous trois le jour de la Pentecôte.

Le roi était grand-maître de Tordre. En cette qualité, il prêtait serment, le jour du sacre, d'en maintenir et d'en faire exécuter scrupuleusement les statuts. Il nommait les chevaliers du chapitre général, et les choisissait dans la haute noblesse.

L'ordre ne comprenait que cent membres, divisés en Grands officiers commandeurs. Officiers non commandeurs et Chevaliers, Il y avait, en outre, un certain nombre de chevaliers simplement admis, mais non reçus : c'étaient des rois, des princes ou des gentilshommes étrangers qui, en raison de leur éloignement, ne pouvaient assister aux assemblées de l'ordre.

Les membres français, à l'exception des cardinaux et des prélats, recevaient tous l'ordre de Saint-Michel, et, comme nous l'avons vu précé-

demnient, c'est à cette circonstance qu'ils devaient le titre de Chevaliei^s des ordres du roi.

Le Dauphin et les enfants de France étaient chevaliers en naissant. Les princes du sang le devenaient à seize ans accomplis, et les princes étrangers à vingt et un ans : nul autre ne pouvait être admis s'il n'avait trente-cinq ans révolus, ne professait la religion catholique, et ne faisait preuve d'au moins trois degrés de noblesse paternelle. Le Grand aumônier de France, qui était commandeur-né, le Grand trésorier et le Greffier de l'ordre étaient seuls dispensés de cette dernière formalité. Enfin, l'ordre ne comptait jamais plus de deux membres dans la même famille.

La croix était d'or, à huit pointes pommetées du même et émaillée de blanc sur les bords, anglée d'une fleur de lis d'or à chaque angle, et chargée en cœur d'une colombe d'argent d'un coté, et d'une image de saint Michel, également d'ai^ent, de l'autre. Les cardinaux et les prélats, ne faisant point partie de l'ordre de Saint- Michel, mettaient une colombe de chaque côté.

La croix était suspendue à un grand ruban bleu céleste moiré, que les chevaliers et les commandeurs laïques portaient en écharpe de droite

à gauche, les officiers non-commandeurs en saule

toir, et les commandeurs ecclésiastiques autour du cou. Les chevaliers étaient, en outre, tenus de faire broder sur le côté gauche de leur habit une plaque représentant exactement la croix du côté de la colombe.

Le collier était formé de fleurs de lis d'or et de trophées d'armes du même, d'où sortaient des flammes et des tourbillons de feu, et des lettres H H LL couronnées. Les laïques entouraient leurs armes de ce coUiei* et de celui de Saint-Michel, tandis que les prélats se contentaient de mettre autour des leurs un ruban bleu, accompagné de la croix.

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