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sacrifier l'animal, grâce à des lobectomies aseptiques pratiquées par Schlueter.
Les fragments de poumon ainsi examinés montrérent à ! l'examen histologique une réaction inflammatoire avec la formation d’une capsule fibreuse autour d’une lésion parenchymateuse, dont le centre se nécrose et se liquéfie. Au début, ces lésions sont nettement parenchymateuses, mais plus tard elles s'ouvrent dans les bronches et elles présentent alors l'aspect que l’on trouve chez l’homme où il est souvent impossible de dire si la lésion est primitivement parenchymateuse ou bronchique.
Un premier point était acquis : la production d’abcès pulmonaire pouvait être réalisée expérimentalement avec une très grande fréquence. Trop de facteurs étrangers empêchaient cependant de conclure à une analogie quelconque avec les cas observés en pathologie humaine : embole expérimental ayant une membrane épaisse et non infectée différent du caillot septique chez l’homme ; rôle de corps étranger joué par la paroi de la veine formant sac de l’embole. Les auteurs ont donc cherché à se rapprocher le plus possible des conditions naturelles.
Ils remplacèrent l’embole formé d’une paroi veineuse renfermant des cultures microbiennes par de petits caillots sanguins infectés obtenus avec du sang fraîchement prélevé ensemencé avec l’espèce microbienne choisie (3 cmc. de sang frais pour 1 eme. d'émulsion bactérienne épaisse). Le sang ensemencé était ensuite mis dans un tube de verre et laissé une nuit à l’étuve. Les caillots étaient débités le lendemain en fragments de 4 X 2 mm. Un de ces caillots était aspiré dans une canule de verre et poussé dans la veine jugulaire à l’aide d’un peu de sérum artificiel. Le caillot une fois dans la jugulaire, on injectait aussitôt 15 emc. de sérum pour le pousser jusqu’au cœur. Voici les résultats obtenus : si le microbe était virulent, l’animal faisait aussitôt une pneumonie généralisée et souvent mourait ; si le microbe n’était pas virulent, l’animal se rétablissait très vite. Un certain nombre d'animaux firent un abcès pulmonaire. d
Rapprochant ces constatations de ce qui se passe chez l’homme, les expérimentateurs pensèrent que les abcès pulmo-