HAS RE
de soumettre le malade, pendant la durée de l’alcoolothérapie, à un traitement quotidien de deux à trois doses de 5 à 10 unités d'insuline. Cette précaution ne paraît pas indispensable à Bordet.
Les solutions à 20 %, pas trop rapidement injectées dans la veine, sont généralement bien tolérées ; les malades ressentent une légère sensation de chaleur et présentent de petits phénomèênes de choc. Le traitement n’a pas de durée fixe ; huit à quinze Jours suflisent généralement : les effets du traitement, lorsqu'ils sont favorables, se manifestent rapidement, de telle sorte que si aucune amélioration n’est constatée au bout de huit à dix jours, l’alcoolothérapie pourra céder la place à une autre thérapeutique.
La trypaflavine, en injections intra-veineuses, agit sur les phénomènes infectieux en général, mais son action curative
ur l’abcès lui-même n’est ni plus marquée ni plus constante que celle des autres moyens thérapeutiques généralement employés.
L'hexaméthylène tétramine, également en injections intraveineuses, a une action, un rôle et des résultats analogues à ceux de la trypaflavine.
39 La sérothérapie ou la vaccinothérapie ont été souvent employées concurremment avec les diverses médications antiinfectieuses ou antiseptiques et leur mode d'action est, selon les auteurs, attribué au choc ou à la spécificité.
Les diverses sérothérapies ont été employées selon les germes pathogènes en cause. La sérothérapie anti-pneumoccocique et anti-streptococcique ne s’est pas montrée plus efficace dans les abcès du poumon que dans les autres pneumopathies de même nature bactériologique. La sérothérapie anti-gangréneuse avait été considérée à un moment comme d’une réelle efficacité et certains résultats heureux, trop vite généralisés, avaient même donné des espérances qui ont abouti malheureusement à de grandes déceptions. C’est cependant elle qui, de toutes les sérothérapies, donne dans les abcès pulmonaires les résultats les meilleurs. Ses effets sont inconstants et le plus souvent passagers ou incomplets. Néanmoins, en améliorant
l’état général et en diminuant l’expectoration, elle peut être très utile à la phase aiguë car, si elle ne guérit pas, elle permet souvent d'améliorer le malade et de le préparer à l'intervention chirurgicale. Le sérum employé est généralement le sérum antigangréneux polyvalent, étant donné les difficultés de l’identification de la flore microbienne gangréneuse. Les doses massives, dont les inconvénients ne sont pas compensés par une plus grande efficacité, sont délaissées pour les doses moyennes quotidiennes de 50 à 60 cmc. répétées pendant huit à dix jours en injections sous-cutanées ou intra-musculaires. On ne devra cependant pas fonder sur elle de trop grands espoirs.
Dans notre observation III (Opp...) où la malade — traitée par du sérum anti-gangréneux polyvalent intra-muüsculaire et sous-cutané à la dose quotidienne de 40 eme. pendant trois jours puis de 20 emc. pendant les six autres jours jusqu’à apparition d’une réaction cutanée sérique, soit au total 240 cme.
en neuf jours — guérit, nous croyons bien davantage à une guérison spontanée — aidée peut-être par la sérothérapie antigangréneuse — qu'à un succès uniquement à l'actif de cette méthode.
À la vaccinothérapie sous toutes ses formes : stock-vaccins, auto-vaccins, lysat-vaccins, est venue s’ajouter la pyothérapie : abcès de fixation de Foschier ou injection de pus aseptique, l’auto-pyothérapie de Léon Bernard et Pélissier et l’utilisation du bactériophage de d'Hérelle. Aucune de ces méthodes n’a de prééminence sur les autres et il n’est pas possible actuellement de se rendre compte en définitive de leur valeur exacte. La voie sous-cutanée est la plus couramment utilisée. Les applications locales au moyen du bronchoscope ne paraissent pas donner de résultats meilleurs que la voie sous-cutanée. La voie buccale est quelquefois plus efficace à la phase toute initiale de l’affection. La dose à injecter ne découle pas de règles précises. Elle dépend des réactions de l’organisme dont on devra tâter la tolérance : doses initiales prudentes, ne pas répéter des doses qui ont paru mal supportées, sont les deux principes qui doivent diriger la conduite de toute vaccinothérapie.
49 Les traitements mécaniques ont pour but de favoriser le drainage bronchique de la cavité purulente et de permettre