‹ Abscès Du Poumon Et Pathogénie EmboliqueChapitre 56 sur 58 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les abcès du poumon peuvent avoir une origine sanguine embolique plus fréquente qu’il n’est admis jusqu'à présent.

L’embolie septique peut être de volume très réduit et son arrivée au poumon, ne se traduisant alors par aucun des signes des grosses ou moyennes embolies pulmonaires, ne se révélera que plus tard lors de la formation de l’abcès par les signes imprécis habituels communs à tous les abcès pulmonaires.

Cette origine embolique peut s’observer après une intervention chirurgicale en milieu ou sur une région septique. Dans ce cas, il est facile de retrouver l’opération dans les antécédents, mais il est souvent beaucoup plus difficile de mettre nettement en évidence les rapports de l’une et de l’autre.

À côté des interventions chirurgicales proprement dites, les actes de petite chirurgie courante, tels qu'incision d’abcès cutané ou de phlegmon, extraction dentaire. peuvent, par un mécanisme identique, aboutir à la production d’un abcès du poumon.

La même pathogénie peut également intervenir après toute plaie non chirurgicale ou toute contusion portant sur une région septique ou infectée. Ce commémoratif sera alors très rarement signalé par le malade, lequel laura le plus souvent oublié, et le médecin, lorsqu'il en aura eu connaissance, n’y attachant pas l'importance qu’il mérite, ne le retiendra généralement pas.

Il semble qu’une certaine immunité soit nécessaire pour que l’embolie septique, non mortelle d'emblée, détermine — au lieu d’une atteinte infectieuse pulmonaire suraiguë diffuse, très rapidement mortelle bien avant que la suppuration ait eu le temps de s'installer — une infection également très intense, mais contre laquelle l’organisme, déjà préparé, saura davantage

résister en limitant le processus pulmonaire ‘infectieux et en permettant à la suppuration de se localiser et de se collecter. Cette immunité est le plus souvent acquise naturellement et provient surtout de la lenteur de l'infection primitive préexistante qui a pu permettre au sujet de s’immuniser contre les germes pathogènes, cause ultérieure de l'infection pulmonaire.

Vu: Le Président de la thèse,

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