ADS DOUTE Peer 2e 12 11e
Liquide enlevé; mis 150 cc. de solution de nitrates de sodium et de calcium, contenant 30 milligr. d'azote.
LOU RE rome Le 10.0 GORE TEEN er Re 23 5.8 4.6 45,3 7.6 Liquide enlevé; mis 100 cc. de solution de nitrates de sodium et de calcium, contenant 80 milligr. d’azote.
GÉ MENU, AE 19.0 RMS NL MT 47 40.1 31.6 ATV) 6.2 Liquide enlevé; mis 150 cc. de solution de nitrates de sodium et de calcium, contenant 90 milligr. d'azote.
RES PRE Pare dE 30.0 ALES ES re 51 40.5 30.6 959 1e Pendant 11 jours on fournit une solution nutritive sans azote, puis on
donne 150 cc. de solution de nitrates de sodium et de calcium contenant 90 milligr. d'azote.
AN ons 30.0 SAURÉ ÉERUNE EN 15 27.5 9.0 15.8 5.3 SRE Na Le Mail e 22 31.6 12.1 2.8 0.7
Liquide énlevé; mis 100 ce. de solution de nitrate de sodium, contenant 20 milligr. d'azote.
SALE MR oder e 10.0 SP E E hn c6 28 13.9 5.6 0 0 LOT EVA TE 12 18.0 8.0 — 0.8 — 0.8
Liquide enlevé; mis 150 cc. de solution de nitrate de potassium, contenant 30 milligr. d'azote.
Los DEP 10.0 iles > SE Ve tue LE 11.4 3.0 D Se te
Liquide enlevé; mis 150 ce. de solution de nitrate de potassium, contenant 20 milligr. d'azote.
PIE RP EEE 10.0 - AP Meta ne 16 SS 02 0.3 0.1 Pendant trois semaines, on fournit une solution nutritive sans azote,
puis on donne 100 cc. de solution de nitrate de potassium contenant 20 milligr. d'azote.
ONE © à 10.0 RSR Tr ur 10.6 LAS 3.5 .2 |
ET
Totaux et:moy. . . 1263 8 120.5 101.5 1e
chiffre par une fraction de milligramme, elle est même quelquefois trouvée négative, ce qui provient des erreurs commises dans les calculs, où l’on admet que l’eau évaporée l’est uniquement par les plantes, ce qui n’est pas rigoureusement exact. On trouve, par exemple, que les colzas IV ne prennent plus d’azote nitrique à parlir du 14° jour; pour les sarrasins V, l'arrêt de l’absorpton a lieu le onzième jour, et de même pour les autres cultures.
Après un temps variable il y a donc saturation du protoplasma. 1l est à remarquer que lorsque les plantes se refusent à prendre un nitrate d’une base déterminée, elles sont incapables d’absorber un pitrale d’une autre base. C’est ainsi que les ray-grass du tableau XI, saturés de nitrates de sodium et de magnésium, n'ont rien pris à une solution de nitrate de potassium; de mème Îles
‘colzas de l'expérience X VIIT, qui le 39° jour ne prennent plus de nilrate de sodium, montrent la même indifférence pour du nitrate de potassium dont, cependant, on ne leur avait jamais donné une trace auparavant.
Ces faits ont été constatés à plusieurs reprises : des colzas n'ayant reçu que du nitrate de sodium n’ont pas absorbé de nitrate de calcium lorsqu’est venu le moment où ils ne prenaient plus de nitrate de sodium; des colzas salurés de nitrate de potassium et de calcium n’ont rien pris à une solution de nitrate de magnésium; des trèfles ne prennent pas de nitrate de calcium lorsqu'ils sont gorgés de nitrate de potassium.
D'autre part, nous avons fait remarquer que, lorsqu'un nitrate toxique n’est plus absorbé par des plantes, un nitrate inoffensif ne l’est pas davantage.
Nous pouvons donc dire que lorsqu'il y a saturation pour un pilrate d’une base donnée, tout autre nitrate est incapable d’être absorbé.
Cet état de saluration ne doit pas persister. En effet, l'azote nilrique absorbé est utilisé peu à peu à la formation de matières albuminoïdes ; la provision d’azote nilrique diminuant et la pro-
portion de malière protéique augmentant, ainsi queles dimensions el le nombre des cellules, il arrivera après un certain Lemps que les plantes absorberont de nouveau de lPazote nitrique. C'est ce que l’on a observé plusieurs fois. Par exemple, les ray-grass de l'expérience XI, saturés de nitrates de sodium et de magnésium, sont laissés lrois semaines dans une solution nutritive sans azote;
ils peuvent alors appauvrir de nouveau une solution de nitrate de polassium, mais leur faculté d’absorption est faible et bientôt cesse complètement.
Les ray-grass de l'expérience XII se comportent de la même façon. Le 26° jour on a constaté une absorption nulle; après avoir été privées d’azote pendant trois semaines, les plantes peuvent absorber 9 mg. 7 d’azote nilrique en quatre jours, puis encore 1 mg. 8 en quatre jours.
Les colzas du tableau XVIT sont salurés le 39° jour; pendant trois. semaines on leur donne une solution nutritive mais pas d'azote; après ce laps de temps, la culture appauvrit rapidement une solution de nitrate de potassium et absorbe 13 mg. 7 d’azote eu trois jours. Après un nouveau repos de neuf jours, on constate une nouvelle absorption, mais plus faible que la première puisqu'elle n’est que de 3 mg. { en quatre jours.
Un fait analogue, mais moins marqué, s’observe pour les colzas XVIII qui, restés trois semaines sans azole, peuvent prendre 3 mg. 5 d'azote nitrique à une solution de nitrale de potassium.
La faculté d’accumulation reprend donc lorsqu'un long séjour dans un liquide sans azote a permis aux plantes d'utiliser une parlie de leurs réserves.
Ralentissement de l'absorption. — La saturation n'arrive pas brusquement, mais par degrés; c’est ce que nous allons faire ressortir. En effet, à mesure que l’absorption continue, elle se ralenüt; ceci est bien mis en évidence par le changement de sens dans : la variation de concentration du liquide qui baigne les racines; après une première période pendant jaquelle la solution s’appauvrit, on observe presque toujours, si l'expérience dure assez longtemps, une seconde période pendant laquelle il y a concentration: successivement l'absorption de nitrate est proportionnellement supérieure puis inférieure à celle de l’eau.
On peut encore s’en rendre compte en considérant le rapport du poids d'azote absorbé à celui qui correspondrait à l’évaporalion. Au début, ce rapport est plus grand que Punité; souvent il atteint 8 ou 10, son maximum ne se produisant généralement qu'après quelques jours; puis il diminue, irrégulièrement il est vrai, sous l'influence de causes diverses, notamment de l'énergie de la transpiration; finalement il devient inférieur à l'unité; il peut même être égal à 0, quand l'absorption est nulle.
En examinant les lableaux on voit aussi que les nombres qui indiquent l’absorplion moyenne en vingl-quatre heures vont en décroissant ; dans certains cas, celle diminution est due en partie à l’affaiblissement des dissolutions; mais si l’on a soin de comparer les poids d’azote prélevés à diverses époques dans des liquides avant sensiblement même teneur en nitrate, on peut s'assurer que les plantes ont un pouvoir d'absorption de plus en plus faible.
Pour ne citer qu’un exemple pris pour ainsi dire au hasard, les colzas du tableau VIIT absorbent journellement plus de nitrate de calcium pendant les huit premiers jours que pendant les onze jours suivants ; or, pour celle seconde période, la concentration du liquide est plus grande que pour la première. Par conséquent, comme les poids d’azote absorbés en vingt-quatre heures sont plus faibles que précédemment, il faut bien admettre que le pouvoir d'attraction de la plante pour le sel va en diminuant. Toutes les autres cultures se prêteraient à des considérations semblables.
Il y a saturation progressive et il arrive un moment où la limite de capacité est atteinte.
De quoi dépend cette limite? L'analyse des plantes venues en pleine terre nous apprend que la richesse en nitrate est très différente d'une variété à une autre; quoique nous soyons ici dans des condilions toutes spéciales, il est intéressant de chercher comment l’absorplion varie avec la nature de nos plantes.