Cage enlevée
Ce cas montre bien que la transpiration ne commande pas l'absorption. Pour les périodes suivantes, il y a un certain parallélisme entre les deux séries de nombres. Dans un même exemple, l'absorption croît en mème temps que l’évaporation ; les poids d'azote absorbés rapportés à 10 gr. d’eau évaporés ne sont pas très dissemblables.
Il est même à remarquer que dans le dernier exemple qui a trait aux maïs, l'absorption et l’évaporation ont crû dans le même rapport, bien que nous ayons opéré sur des plantes n'ayant plus que peu d’appétence pour le nitrate et dont la transpiration est énergique; aussi voyons-nous les solutions se concentrer.
Les colzas et les trèfles ont élé considérés à un moment où l'absorption était devenue nulle; en exagérant l'évaporation on a pu cependant leur faire prendre un peu de nitrate.
À une augmentation de la richesse du liquide en sel correspond donc un accroissement de l'absorption, mais sans qu'il y ail proportionnalité. On conçoit ainsi aisément que des plantes qui, au début, appauvrissaient rapidement une solution de nitrate, n’y produisent ensuite que des variations de plus en plus faibles, et que, finalement, l’évaporation étant devenue prépondérante, tandis que l’appétence pour l'azote nitrique a diminué, il y ait concentration du liquide. ,