‹ Absorption par les plantes de quelques sels solublesChapitre 6 sur 59 · Comptes rendus, t. LXXIX, p · texte numérisé non relu

Comptes rendus, t. LXXIX, p

2. Comptes rendus, t. LXXVI, p. 418, et t. LXXVIIT, p. 261. 3, Comptes rendus, 1884, t. XCVIIT, p. 1506, ett. XCIX, pp. 550,591, 683,

nitrates, c'est ou bien que le milieu où végètent les racines ne renferme pas de ces sels, ou bien que la plante utilise rapidement le nitrate absorbé, suivant l’opinion de Frank pour les plantes arborescentes *. Le premier cas est fréquent : les arbres des forêts ne contiennent pas de nitrates parce que le sol n’est pas dans un état favorable à la nitrification; ceci résulte nettement des observations d'Ebermayer *, de M. Bréal : et de celles plus anciennes de Boussingault. Nous pensons aussi que c’est pour la même raison que M. Serno* n’a pas rencontré d’azotates dans les plantes des terrains marécageux, telles que le drosera, le myosotis, etc; ce fait doit tenir à ce qu'il n’y a pas nitrification dans de semblables milieux et non à la nature des plantes, comme paraît le dire l’auteur. En effet, en analysant des racines de myosotis venus en pleine terre, nous y avonstrouvé des quantités très appréciables de nitrates. On en rencontre aussi dans les plantes comme l’Ælodea Canadensis végétant dans des rivières pourvues d’azoté nirique par les eaux de drainage du sol environnant.

Il est donc aujourd’hui bien démontré que les nitrates que les plantes renferment proviennent uniquement du support où les racines se sont développées. Jamais on n’a constaté la présence des nitrates dans des plantes poussant dans un milieu exempt de ces sels et inapte à la nitrification.

Si l’on considère combien est faible toujours la proportion d'azote nitrique dans un sol en place, on peut se demander comment les plantes qu'il porte peuvent arriver à être riches eu azotates. Il faut donc que les végétaux aient une grande appétence pour l'azote mtrique et s’en saisissent dans le sol avec une grande rapidité.

C’est cette facilité d’absorption que j'ai voulu mettre en évidence et examiner de plus près.

1. Berichte des deul. botan. Gesell., 1881, pp. 412, 481; voir aussi Kreusler (Berichte chem. Gesell., 1884), et Schulze (Biedermann’s Central., 1886, p. 47).

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