‹ Académiciens d'autrefoisChapitre 36 sur 105 · I. Lettre autographe de Bosse jointe au dossier · texte numérisé non relu

I. Lettre autographe de Bosse jointe au dossier

de ce qu'elle en approuve ou n'approuve pas, afin ou qu'il ait à continuer dans cette intention, ou revenir à disposer et mettre cette matière au jour en son nom comme il a fait ses précédents traités. Ce que dessus présenté et lu dans l'Académie le premier samedi du mois de juin de l'année i655.

« Bosse. »

« Cette proposition, dit une note de Testelin, fut présentée... le siège étant levé...; et comme il était presque nuit, on remit d'y répondre en l'assemblée suivante au jour destiné pour les conférences, auquel jour se réunirent MM. Guillain,VanObstal, Errard, Bourdon, de La Hyre, Vignon, Héraut, Le Bicheur, Le Brun, Poerson, Corneille, du Guernier et Testelin, toute la Compagnie y ayant été conviée par billet de M. Bosse portant que c'était pour résoudre ce qui y avait été agité entre M. Bourdon et ledit M. Bosse. » Sans doute cette séance, dont la lettre de Bosse nous fait deviner la physionomie, eut lieu le 29 juin ou le i*"^ juillet i655, quoiqu'elle ne soit pas mentionnée aux procès- verbaux. Et d'ailleurs comment l'y aurait-on mentionnée, puisque précisément on décida que « la délibération ne serait point enregistrée » ?

Quant à la publication des leçons de Bosse, la note de Testelin reproduit la résolution indiquée plus haut, mais ajoute cette amusante remarque : « Quelqu'un fut d'avis de ne lui point donner (à Bosse) des déclarations par écrit parce qu'il pointillé trop sur les mots. » D'où le parti que prit l'artiste d'obtenir de ses amis l'jc^edu i"' juillet', duquel il résulte que l'Académie ne le condamnait pas formellement.

Car enfin elle aurait, d'après cet acte, agréé a l'honneur qu'il lui voulait faire en mettant de très belles choses en lumière au nom de son corps ^ », si le nom de Desargues avait disparu. Quelle bizarrerie! Et pourtant comme la chose semble vraie! Testelin n'en souffle mot; mais Testelin pèche volontiers par omission, surtout quand les faits n'ont laissé aucune trace sur les registres officiels; par contre, le témoignage des amis de

1. Testelin, dans la même note, dit que Bosse, « au sortir de cette assemblée, fut au cabaret où il résolut de tirer comme il pourrait les signatures des particuliers ». Ceci semble une méchanceté.

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