Ces termes sont ceux de l'acte en question
Bosse est formel, presque solennel. Bosse, de son côté, affirme : « Ils (les académiciens, ennemis de Desargues incapables de le réfuter) m'ont voulu obliger d'ôter son nom de ces traités... prétendant qu il serait honteux qu'un homme comme lui, qui n'a été ni peintre ni dessinateur, leur eût donné des préceptes de leur art, sans avoir l'esprit de penser qu'ils avaient euxmêmes choisi sa pratique sur toutes les autres! Toutefois, ajoute-t-il, je me sens en quelque sorte obligé de dire ici que la plupart de ceux qui avaient avancé ces paroles témoignèrent quelques jours après s'en rétracter'. » Ainsi c'est à Desargues plus encore qu'à Bosse qu'on en voulait, et même on n'en voulait à Bosse que parce qu'il se glorifiait d'être l'élève de Desargues et parce qu'il mettait la méthode de son maître au-dessus de tout : voilà qui me paraît à peu près établi.
Mais Desargues vivait à Lyon, et on ne pouvait à Paris s'en prendre qu'à Bosse : on s'en prit donc à Bosse dont le tempérament, à vrai dire, n'était pas des plus accommodants. Mais pourquoi, dans une assemblée d'artistes, le très habile graveur qu'était Bosse n'aurait-il pas pu discuter librement les droits de la perspective avec le très habile peintre qu'était Le Brun, sensiblement plus jeune que lui et au moins aussi imprudent dans ses propos ^1 Trois semaines environ après la séance orageuse qui amena la scission entre les partisans et les adversaires de Bosse, nouvelle assemblée tenue le dernier samedi de juillet.
« Le secrétaire, rapporte le Récit, proposa d'apaiser M. Bosse en lui communiquant les privilèges'. Sur quoi...