‹ Académiciens d'autrefoisChapitre 88 sur 105 · Id., E · texte numérisé non relu

Id., E

OU menace de procès au Châtelet de Paris, qu'en octobre 1696' . On conçoit qu'il ait eu, pendant toutes ces opérations, le loisir de négocier son second mariage avec Jeanne Le Blanc sur laquelle nous n'avons d'ailleurs aucune indication.

Cependant sa renommée grandissait, et la ville de Toulouse songea à lui lorsqu'elle voulut à son tour élever un monument au roi. Le portrait du monarque n'était-il pas au reste devenu pour Marc Arcis une spécialité, puisque, dès i685, notre artiste semble bien se confondre avec ce Barsi, académicien envoyé à Montpellier par ordre du roi pour y étudier un projet de statue de son auguste personne^? Toutefois on ne peut déterminer avec précision la date de son retour à Toulouse; il est très probablement à Pau en 1697 : il y est certainement en 1696, lorsqu'il y donne quittance, après avoir mis l'Académie royale de Paris au courant de ses démêlés avec les États de Béarn, et après avoir reçu d'elle l'assurance de sa protection'; et ainsi nous voyons le parti que savait tirer de son titre d'académicien l'artiste éloigné de la Compagnie, attaché cependant à elle par l'intérêt ou la reconnaissance, et ne manquant jamais de lui envoyer ses vœux de nouvel an.

Il est probable qu'il se fixa à Toulouse en 1698. Pauvre Marc Arcis ! Comme cette ville l'a mal traité ! Non seulement le travail qui lui avait été promis ne fut pas exécuté, mais le modèle de la figure équestre en cire qu'il avait préparé, que le rédacteur de la Biographie toulousaine admirait en i823 au musée, et que Roschach y cataloguait encore en i865 sous le n° 863, ce modèle a été brutalement exilé, et il faut être presque Toulousain pour le découvrir, si beau qu'il soit, dans une vitrine du musée Saint-Raymond! Le récent catalogue n'en fait même pas mention. Et que d'autres disparitions! A l'exposition qu'organisa en 1752 l'Académie de Toulouse tout nouvellement fondée, se voyaient « les ouvrages de feu M. Darcis de l'Académie de Paris et de celle de Toulouse acquis depuis peu de temps des héritiers de ce célèbre artiste par

Page 1