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sophie de l'histoire supposé une for mut ion intellectuelle et morale bien complète. L'on peut ^apporter exactement des faits, et en tirer des conclusions qui sont tout le contraire de la vérité.
Nous n'avons rien négligé pour donner à Acadie la substruction scientifique que réclame l'histoire et qui rend ses contributions durables. Et cela signifie que nous avons' d'abord contrôlé toutes les citations du M S., pour les ramener à leur source, les rectifier et les compléter, comme aussi nous avons restitué à qui de droit des emprunts que l'auteur, de la meilleure foi du monde, avait insérés dans sa narration sans penser à mettre de référence. Nous avons en outre appuyé ses assertions sur une documentation irrécusable. Il y a enfin certaines de ses idées majeures que nous avons discutées ou réfutées, en ayant soin de toujours baser nos raisonnements sur d'authentiques témoignages ou sur des principes que nous considérons comme sacrés. Bans ce tome, nos discussions ont eu particidièrement pour objet le rôle joué en Acadie par le célèbre abbé Le Loutre, et la participation du gouvernement de la Métropole dans l'affaire de la déportation. Ce sont là des questions essentielles: dans l'une était engagé l'honneur du sacerdoce catholique, l'autre relève des droits de la justice immanente. Aussi nous sommes-nous efforcé de mettre ces deux points dans la lumière de la vérité, laquelle est une et ne saurait se plier aux fluctuations de l'esprit humain. Quand avait paru Acadia, en 1895, les critiques indépendants, aux Etats-Unis surtout, avaient signalé la profonde invraisemblance de la thèse de
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l'auteur à l'effet d'exonérer la Métropole de toute complicité dans ce crime de lèse-humanité, et trouvé ses raisons peu convaincantes \ Oui, invraisemblable, et sans fondement dans la réalité des choses, tel est le jugement qu'un examen impartial des pièces au dossier nous oblige à porter sur ce point spécial et important de l'œuvre de Richard. Au reste, la sentence définitive concernant la responsabilité du gouvernement britannique, sera prononcée dans notre tome troisième. En attendant, nous avons produit dans celui-ci suffisamment de preuves pour éclairer là-dessus quiconque n'est pas désespérément aveuglé par l'esprit de parti, les préjugés de race ou un loyalisme mal entendu.
La gravure que nous donnons en première page est d'après un bas-relief spécialement exécuté pour notre ouvrage par le jeune maître Lucien Gosselin. Lucien Gosselin est le propre neveu, par sa mère, du maître regretté Philippe Hébert. Ainsi, dans une même famille, se transmet la flamme du génie, non seulement de père à fils, mais d'oncle à neveu. Cuesobes lampada tbadunt. . .
Et maintenant, ô mon livre, va, à la grâce de Dieu. . .
Henbi d'Ables.
1. Edouard Eichard avait réuni en deux albums qui nous ont été légués avec son MS. toutes les appréciations auxquelles son ouvrage avait donné lieu. ' ' It seems incredible, a dit par exemple le Minneapolis Journal, that the British government was kept in ignorance by Lawrence of his manifold cruelties and outrages to the Aeadians, and it is so in consonance with the character of the British government to approve such an infamous act that it requires snmp yielding of natural préjudice to aeeept Mr. Richarde narrative. . . "