Arcli. Can. (1905) A'^ol. II, p
çus et qui étoient informés que Monsieur How commissaire des troupes anglaises, venoient (sic) souvent se promener sur le bord de la rivière, où il avait déjà eu plusieurs conférences avec les officiers et missiomiaires, j^arler aux liabitans, et tâcher de les engager à revenir à eux en leur faisant beaucoup de promesses, furent avec des accadiens s'embusquer pendant la nuit derrière une levée qui règne le long de la rivière, et sur les huit heures du matin, Etienne Bâtard sauvage dit Père La Corne fut avec un pavillon sur le bord de la rivière où les sauvages et accadiens étoient embusqués. Monsieur How vint aussy avec un pavillon vis-à-vis de l'autre bord de la rivière, le sauvage après avoir fait quelquestions à Monsieur How jeta son pavillon et donna le signal à ses gens qui firent feu tout de suitte sur Moiisieur How et le blessèrent mortellement. . . » Cf. Arch. Can. 1905. V. 388 et seq.
Ce sont là les seuls témoignages que nous connaissions.
Parlanan mentionne de plus, dans une note de son chapitre Cou filet for Acadia, page 124, les Mémoires sur le Canada, où il est dit que Le Loutre était présent au meurtre de Howe. D'accord. Mais l'auteur ne l'accuse pas cependant d 'y avoir pris part ''-.
Quiconque pèsera ces témoignages ne pourra s'empêcher de croire que l'opinion que Parkman a exprimée avec tant
32. Richard met ici en note : ' ' (?et écrivain anonyme est si inexact eu ce qui concerne les affaires de l'Acadie qu'il est préférable de le passer sous silence. (Richard avait d'abord écrit: l'ignorer. Ce mot a été biffé, et un renvoi à la marge, lequel est évidemment de la main du traducteur, porte: le passer sous silence. — fol. 351). — A propos du meurtre de Howe, il a une version différente, évidemment absurde sur plus d'un point. Il ne faut pas oublier que l'auteur devait résider à Québec ou à Montréal, car son récit porte également et plus particulièrement sur les affaires du Canada."
d'assurance, et comme étant la seule possible, est de beaucoup la plus improbable de toutes celles que l'on peut se faire sur la question. Nous avions un grand intérêt à tâcher de connaître la vérité; et cependant, après toutes nos reclierclies, nous sommes loin de pouvoir en venir à une conclusion certaine. En fait, personne ne le pourrait, en face des témoignages différents et contradictoires qui se présentent.
Encore que nous n'ayons pu percer le mystère qui enveloppe cette tragédie, nous en hasarderons timidement une explication.
Howe, comme il appert par la lettre de Comwallis, avait été assigné au fort Lawrence avec mission de conclure une paix avec les sauvages et de retirer de leurs mains des prisonniers anglais. Rendu à son poste depuis quelques semaines, sinon quelques mois déjà, il avait tenu plusieurs conférences avec les sauvages sur les bords de cette petite rivière qui servait de frontière. Il n'avait pas encore réussi dans ses négociations, qu'il continuait avec persévérance. D'autre part, il avait souvent des entrevues, au même endroit, avec Le Loutre et les officiers français. Au jour fatal, Howe a dû venir à la rencontre d'un officier français, qui, jjrobablement, était accompagné de Le Loutre; Cope et le Bâtard, chefs des tribus sauvages, avec quelques autres indiens, s'étaient embusqués le long de la levée, attendant l'occasion de cette entrevue pour exécuter leur dessein homicide; après le départ de l'officier français et de Le Loutre, et avant que Howe eût pu regagner le fort, les sauvages agitèrent un drapeau pour signifier à ce dernier qu'ils avaient à lui parler.
Cette interprétation aurait du moins le mérite de concilier des données, qui, autrement, se repoussent l'une l'autre.
Pichon affirme que liowe descendit à la rivière rencontrer un sauvag'e que Le Loutre aurait revêtu d'un uniforme d'officier, lie clothed in an officer's regimentals an Indian. Cela n'est guère possible, attendu que Cormvallis, qui ne devait pas se tromper sur un fait qu'il avait été à même de vérifier, dit: « Howe et l'officier se tinrent en conférence de l'un à l 'autre bord de la rivière. . . Howe venait à peine de prendre congé de l'officier que. . . » Les Indiens avaient eu à se hâter pour profiter de la présence de Howe; en sorte que l'officier français et Le Loutre, si tant est que ce dernier l'accompagnait, n'avaient pas eu le temps de s'éloigner beaucoup, quand le meurtre s'accomplit. Prévost prétend que c'est Cope qui a tué Howe ; La Valière en accuse Etienne le Bâtard : peut-être faut-il attribuer ce crime à l'un et à l 'autre ^^.
Cornwallis laisse donc entendre clairement que Howe a eu une conférence avec un véritable officier, qu'il s'est entretenu pendant quelque temps avec lui, et que, la conversation finie, chacun prit congé l'un de l'autre. Il n'en eût pas été ainsi au cas où un sauvage se fut caché sous un uniforme d'officier, car la fraude eût été découverte tout de suite. Le reste du récit de Cornwallis est encore plus explicite : « ce fut, dit-il après que Howe eut pris congé de l'officier français, qu'un parti qui se tenait caché fit feu. » L'absurde histoire d'un Indien déguisé en officier n'est racontée par nul
33. Le MS. original — fol. 354 contient ici l'annotation marginale suivante: "Pour le reste du chapitre voir le texte anglais." D'ici à la fin de ce chapitre XVI, nous suivrons donc de près la traduction anglaise, soit pour combler les lacunes du manuscrit, — il y a par exemple un long paragraphe de l'édition anglaise, page 2S6, qui manque dans l'original, — soit au point de vue de l'agencement de la matière. La coordination de ces derniers feuillets a été complèt''ment remaniée dans la traduction.
autre que par Piclion, et se trouve être indirectement contredite par Comwallis. De plus, selon ce dernier, l'officier en question avait été dépêché par de la Corne lui-même, en sorte que, si d'autres que les sauvages s'étaient mis en embuscade, il faudrait impliquer dans l 'affaire le commandant du fort français ainsi que l'officier qui a tenu la conférence. Et donc, Parkman, qui, pour tous ces détails, avait le témoignace du gouverneur anglais sur des faits que celui-ci avait été à même de vérifier et de contrôler en partie, a préféré accepter en bloc le conte ridicule et fantaisiste inventé par Pichon: et si l'on cherche le motif de ce choix, il faut le voir, semble-t-il, dans le désir de mieux compromettre Le Loutre dans ce meurtre.
En résumé, la preuve faite par Parkman pour rendre ce missionnaire complice de ce crime, n'avait d'autre fondement que les dires de ce Pichon, qui, à l'époque oii cet événement a eu lieu, demeurait à Louisbourg et devait y rester encore deux ans. Directement, ou par voie de conséquence, ou dans les faits essentiels, cette preuve était contredite par Maillard, Prévost, la Vallière, Cornwallis, — à savoir par un prêtre distingué, deux officiers de rang supérieur, et un gouverneur : ensemble de témoignages écrasants pour la version que Parkman cherchait à imposer au public. Dans ces conditions, l'écrivain le plus malhonnête et le plus roué eût abandonné la partie. Parkman non pas. Il lui fallait à tout prix faire avaler son Pichon, donner à cette base plus que fragile un appui solide. L'audace est un appétit qui va vite se développant, pour peu que le succès l'encourage. Le procédé dont Parkman s'était si bien trouvé à l'égard des Mémoires sur le Canada, quand il avait divisé cette source suspecte de partialité et d'irréligion ponr laj faire reparaître incognito sous le voile de A catholic content-
porary, il pouvait, en le variant un peu et en l'accommodant aux besoins de sa nouvelle cause, l'appliquer à Piclion, et sur une échelle d'autant plus grande que l'accusation qu'il s 'agissait de faire peser était plus importante. Le premier pas qu'il avait à faire, et qu'il fît, fut V de rendre son Piclion respectable en le désignant sous le titre de : « un officier français » : 2" de présenter l 'opinion de cet officier comme étant celle de tous les autres. Arrivé là, l'historien américain se trouvait en face d'une difficulté plus sérieuse. Qu'allait-il faire de Maillard, Prévost, la Valière, Cornwallis? Fallait-il reproduire la partie essentielle de leur version ou affecter de les ignorer? Ni l'un ni l'autre. Une autre alternative s'offrait; elle consistait en cette savante combinaison : placer leurs noms au bas de la page, en accordant à chacun un bout de phrase sans importance, et en laissant cependant sous l'impression que la question n'avait pas été touchée autrement par eux, mais que le peu qu'ils en avaient dit allait à confirmer son « officier français ».
Ainsi, avec rien, ou quelque chose de pire que rien, Parkman, contre l'essence des témoignages opposés à sa thèse, a dressé une preuve accablante pour Le Loutre. Il a manipulé et torturé les documents de manière à le faire condamner par tous les officiers français, par Prévost, Maillard, la Valière, les Mémoires sur le Canada, et aussi par Cornwallis.
Avec des procédés pareils, l'on va loin. En moins de vingt-quatre heures, si l'on le laissait faire, Parkman serait capable de convaincre de crime et de faire électrocuter le Président des Etats-Unis. Ne serions-nous pas justifiable de retourner contre lui la phrase de Pichon et de dire : What is not a wicked story's teller capable of doingF
Pichon, en réalité, a déjà été cité vingt ou trente fois sous
toutes les formes sans que le lecteur ait encore pu deviner qu 'il s 'agissait de lui. De cette manière, Parkman a pu faire accepter les plus fortes accusations contre Le Loutre, en particulier celle qui l 'impliquait dans un crime : après cela, il ne doutait pas que l'on ne fût prêt à croire n'importe quoi au sujet de ce dernier. Il importait peu de divulguer à la onzième heure les nom et qualité de Pichon: le venin qu'il avait extrait de cette source maudite avait déjà fait son œuvre dans la pauvre victime; et cette divulgation d'ailleurs n 'atténuait en rien l 'effet de l 'aifreuse calomnie, puisqu'elle n'allait pas jusqu'à révéler l'identité de «l'officier français » qui l 'avait lancée ^*.
Il peut être fort difficile de se faire une idée précise des circonstances qui ont entouré la mort de Howe, Mais nous nous refusons à croire qu 'un officier ou un prêtre, si grands qu'aient pu être leurs i^réjugés ou leur fanatisme, aient eu la moindre part dans un crime de cette espèce, quand ils n'avaient rien à gagner, ou plus à perdre qu'à gagner, à s'en rendre coupables même indirectement. Il n'y a que des barbares qui aient pu concevoir et exécuter un tel forfait. Nous ne croyons pas que l'on ait alors, à Halifax, entretenu des soupçons sur la complicité de Le Loutre dans ce meurtre. Et encore qui sait? Ce pauvre prêtre était, pour les Anglais, « la bête noire » ; on se le représentait depuis longtemps sous de si sombres couleurs qu'il est possible qu'on
34. Le MS. porte, à cet endroit, la note suivante: "c'est à la page 118, et au quatrième chapitre, que Parkman fait usage de Pichon sous la couverture de "un officier français"; et c'est à la page 243, et au huitième chapitre, qu'il nous révèle Pichon et son rôle."
Pour plus de détails là-dessus, prière de se reporter à la note 16 de ce chapitre.
l'ait chargé de ce crime. Mais si, en fait, ainsi que l'affirment Prévost et Maillard, Le Loutre avait prévenu Howe des dangers qu'il courait, alors, au lieu d'un crime, ce prêtre a commis une action méritoire qui nous le montre sous un jour plus conforme à la raison et à sa qualité de missionnaire.
Dans le but de pénétrer plus à fond cette affaire mystérieuse, nous avons, suivant notre habitude, recherché quels intérêts pouvaient avoir les diverses personnes mises en cause à ce sujet. Et d'abord, nous trouvons bien que Le Loutre était probablement jaloux et inquiet de l'influence que Howe avait prise sur les Acadiens: cela cependant est loin de suffire pour l'impliquer dans le meurtre de ce dernier, attendu qu'il faudrait le supposer en outre foncièrement méchant, ce qui serait en désaccord avec ce que nous savons de son caractère. Abstraction faite d'ailleurs de cette dernière considération, comment cet homme eut-il été assez borné ou assez aveuglé pour ne pas voir les conséquences qui résulteraient, pour lui-même et pour les choses qu'il avait à cœur, d'une pareille action? Et puis, si l'on implique Le Loutre dans ce meurtre, il faut y impliquer aussi certains officiers français, notamment le commandant de la Corne, et par là les rendre coupables du même aveuglement fatal. Or, nous savons que les officiers français voyaient au contraire d'un mauvais œil l'influence qu'exerçait ce missionnaire et sa participation dans la conduite des opérations militaires et civiles. Comment donc eussent-ils tout à coup mis de côté leur longue opposition pour se lancer à sa suite dans une aventure qui ne pouvait avoir que des résultats néfastes? D'autant moins qu'ils tenaient en grande estime ce Howe qu'il s'agissait d'abattre comme un vulgaire ennemi. — Mais alors, il reste les sauvages? Quel motif ceux-
ci pouvaient-ils avoir de commettre ce crime? Nous l'ignorons, c'est-à-dire que la preuve écrite n'existe pas. Rien d'étonnant à cela, puisque sur cette question comme sur bien d'autres, les faits nettement définis constituent une exception. L'intérêt supposé des sauvages pouvait avoir des causes anciennes et multiples, ne reposant probablement sur rien de plus sérieux que le tort que Howe leur avait fait dans son zèle à servir les intérêts de sa nation ^^ Cependant, il nous est permis d'avancer que le Loutre a pu être, indirectement et inconsciemment, la cause de ce meurtre. Depuis plusieurs années, il excitait de toute manière le fanatisme de ces barbares, il leur soufflait la haine de l'Angleterre. N'est-il pas dès lors naturel de croire que les sauvages, dans leur logique simpliste, soient allés jusqu'au bout des principes qu'il leur avait enseignés, et qu'ils aient résolu de détruire l'homme qui personnifiait à leurs yeux des intérêts contraires à ceux de la France et du catholicisme? Nous nous arrêtons à cette conclusion, non qu'elle soit basée sur un document certain — il n'en existe pas, — mais parce qu'elle est conforme à l'expérience psychologique et aux enseignements de l'histoire^**?
35. Le Loutre 's brother niissionary, Maillard, déclares that it was purely an effect of religious zeal on the part of the Micmacs, who, according to him, bore a deadly grudge against Howe because, fourteen years before, he had spoken words disrespectful to the Holy Virgin." — Parkman, Mort^talm and Wolfe, vol. 2, ch. IV, p. 124.
36. Non, nous ne permettrons pas à l'auteur d'Acadie d'émettre impunément une pareille conclusion. D'abord, elle ruine tout l'échafaudage de ses preuves positives et de ses raisonnements antérieurs pour exonérer Le Loutre de toute participation même indirecte à ce crime. Et puis, quand les documents nous montrent ce missionnaire s 'interposant pour adoucir le sort des prisonniers anglais ou pour empêcher qu'ils ne soient cruellement traités par les sauvages, il
Puisque Parkman, comme cela semble incontestable, visait à donner de la saveur à son récit en y introduisant un prêtre comme ayant trempé dans ce meurtre, il pouvait le faire, avec moins d'éclat, il est vrai, mais d'une façon plus plausible, en recourant au dernier point de vue que nous venons d'adopter. A pareille méthode, à pareil moyen terme, l'historien américain n'a jamais, ou presque jamais recours. Pour lui, et tous ses écrits le prouvent, l'histoire n'est qu'un jeu de finesse, une course à l'anecdote, et se borne à cueillir des faits au petit bonheur, sans égard à leur provenance et à leur autorité. Il a le don de ne douter de rien. En quelques m^ots rapides, en quelques phrases admirablement cadencées, il tranche les questions les plus complexes, sans même laisser soupçonner au lecteur les inextricables difficultés qu'elles recèlent. Ah! c'est que l'analyse consciencieuse des problèmes entraverait sa marche, alourdirait son style. Au reste, ce procédé ne convient qu'à l'écrivain sincère, à celui qui, ne voyant dans l'histoire que la recherche sérieuse de la vérité, ne craint pas de mettre le public en état de juger par lui-mêm.e et des faits qu'il discute et de la Taleur de ses assertions. Parkman, fût-il doué de la péné-
eût, d'autre part, déchaîré leur instincts barbares pour leur laisser commettre lâchement un meurtre infâme! Cela implique une intolérable contra diction. Misfionnaire de l'Evangile, Le Loutre, si loin qu'il ait été dans son patriotiEme, s 'est toujours efforcé de refréner la cruauté naturelle à ces peuples. Qu'ils aient, eu cette circonstance, et pour des raisons d'animosité personnelle contre Howe, oublié ses enseignements, et échappé à Eon action, il faut le déplorer sans doute, mais cela est beaucoup plus humainement explicable, et con- ,forme à la psychologie de ces êtres primitifs ou dégénérés, que la conclusion à laquelle Eichard déclare s'en tenir, et qui noircit finalement une mémoire qu'il s'est longuement efforcé de réhabiliter. Cette concession aux ennemis du nom français et catholique est absolument malheureuse.
tration d'esprit si nécessaire à l'historien, manque d'une autre qualité, et celle-là essentielle, pour mériter ce titre : la probité. L'historien fait le procès du passé : toutes les pièces, tous les documents doivent être versés au dossier, scrutés, disséqués ouvertement, pour que la vérité ait chance de sortir du débat où la conscience humaine est intéressée.
Les faits qui forment le sujet de ce chapitre ne sont pas seulement imijortants en ce qu'ils démontrent avec éloquence la manière et les procédés de Parkman, ils le sont également au point* de vue de l'histoire. La mort de Howe a eu une influence considérable sur les événements qui se sont déroulés dans la suite. En aggravant l''irritation des An,ciais contre les Pran(jais, elle a amené cette terrible conséquence,— la déportation des Acadiens ".
37. Le MS. — fol. 35G — contient la note suivante: "Depuis que ce qui précède est écrit, noua avons vu que Parkman, dans son dernier ouvrage, dit, sans explication, que la complicité de Le, Loutre n 'est pas prouvée. Quantum mutatus ah illo! D'où vient ce changement? que s'est-il donc passé? Eien, si ce n'est que Casgrain l'a pris quelque peu à partie sur ses conclusions, en lui disant que la Valière, Prévost, Maillard, qu'il cite, concluent tout autrement que lui, et tout autrement qu'il ne nous le laisse supposer. Mais il (Parkman) n'a produit aucune preuve nouvelle. Casgrain n'a cependant pas découvert le vrai "pot-aux-roses", mais il pom^it être sur la trace, et vit€ il fallait le dépister par une admission, sans quoi lui ou quelque autre pourrait bien pousser plus loin les recherches et dénicher ses ruses et son Pichon. Les choses en étaient à ce point que Parkman pouvait se dire comme les enfants qui jouent à cache-cache: "ça hrûlc ' '.
L'ouvrage oii Parkman dit que la complicité de Le Loutre n'est pas prouvée, est A Ralf Century of Conflict, vol. Il, ch. XXI, Acadian Conflicts, p. 180 : "The worst charge against him (Le Loutre), that of exciting the Indians of his mission to murder captain Howe, an English officer, hati not been proved. . ." Cet ouvrage est de 189(2.
Pour Casgrain, cf. Coup d'd'il sur l'Acndie, Canada- Français, 1888, Tome I, p. 126 et seq. Et aussi Appendice I de Pèlerinage au paye d'Evangêline. . .
La citation latine est de Virgile:
(^uaiituiii mutatus ab illo
Hei'toiv qui redit exuvias indutiis AihiUil
7En. II, 274.
.. .<|U 'Hector ressemblait peu A ce terrible Hector qui dans leur flotte en feu Poussait des ennemis les cohorte^s tremblantes Ou il 'Achille emportait les dépouilles fumantes!
L'Enéide trad. en vers par Delille. Tome Ter, p. 203. (Paris: chez L. G. Michaud, libr. Place des Victoires, no 5, 1S42.)