Dear were the homes Avhere they were born
Where slept their honored dead.
And rich and wide, on every side, Their fruitful acres spread. "
De qui sont ces vers? L'édition anglaise, tome premier, p. 329, n'en dit rien. Le MS. original, — fol. 405 — qui les cite tels que ci-dessus, porte entre païen-
Le 12 septembre 1753, Ilopson communiqua à son conseil la requête suivante, datée des Mines, le 4 du même mois :
« Monsieur,
« Les habitants de Grand-Pré, Rivière-aux-Canards, Piziquid, etc., prennent la liberté de présenter leurs trèshumble requête à Votre Excellence, pour la prier d'écarter la difficulté en face de laquelle se trouvent les missionnaires qui nous arrivent, en exemptant ces derniers de prêter le serment d'allégeance que l'on requiert de leur part.
« Nous espérons. Monsieur, que Votre Excellence aura la bonté d'accorder cette faveur, d'autant plus que, lorsque nous avons prêté le serment d'allégeance à sa Majesté Britannique, ce fut à la condition que l'on nous permettrait le libre exercice de notre religion, et un nombre suffisant de prêtres pour faire les fonctions du culte.
« Or, il appert que cette dernière condition n'aurait pas son accomplissement, si le gouvernement forçait nos missionnaires à prêter le serment; car ceux-ci ne consentiraient certainement pas à demeurer parmi nous moyennant une formalité qu'ils jugent inacceptable. En outre. Monsieur, quand nous nous soumîmes aux termes en vertu desquels la pratique de notre religion nous était garantie, il ne fut aucunement spécifié que nos missionnaires auraient à prêter ce serment. Ceci est prouvé par les deux missionnaires qui étaient présents à notre prestation du serment, et à qui fut aussi confié le soin de nos affaires, sans qu'il parût nécessaire d'exiger d'eux ce que l'on en requiert maintenant.
thèses Longfellow. Or, après de eousciencieuses recherches dans les Œuvres complètes du poète américain, nous n'y avons rien trouvé de semblable.
Nonobstant toutes les dépenses que nous avons encourues pour tâcher d'avoir des missionnaires à Beaubassin, à Louisbourg, et même à Québec, le fait d'avoir à prêter ce serment les empêche de faire voile vers nous ^*. . . »
Hopson fît droit à cette requête, à la condition que les prêtres se conformassent à tout ce qui était exigé d'eux, par le 71e article des Instructions de Sa Majesté. L'ordre qui obligeait les missionnaires à prêter le serment d'allégeance avait été édicté par Cornwallis, le 31 juillet 1749 ^^ En le résiliant, Hopson donnait une nouvelle preuve de sa largeur d 'esprit.
Le 27 du même mois de septembre 1753, une autre requête était adressée à Hopson par ceux des Acadiens qui, trois ans auparavant, avaient traversé la frontière :
« Monsieur,
« Nous, les habitants autrefois établis près de Megoguich, demandons la permission de vous infomier que la raison pour laquelle nous avons abandonné nos propriétés, a été le nouveau serment que son Excellence M. Cornwallis désirait exiger de nous, annulant et révoquant celui qui nous avait été concédé le 11 octobre 1727, par M. Robert Wroth, au nom de Sa Majesté le Roi Georges le Second. . . Ayant appris, depuis notre départ, que si nous voulions retourner sur nos terres, nous jouirions des mêmes faveurs qui nous avaient alors été accordées, à savoir le dit 11 octobre 1727 ; — voici la formule de serment que nous sommes prêts à signer : « je