N. s. Archives. AJcins, p
15. Cf. AMns, p. 168-9: ". . .That no priest shall présume to officiate,. . .without takirg the oath of allegiance to His Majest7,"
promets et jure sincèrement que je serai fidèle à Sa Majesté le roi Georges le Second et à ses successeurs. Dieu me soit en aide. »
« Votre Excellence est priée de considérer que, étant donnée notre situation antérieure, et voulant maintenant retourner sur nos propriétés, il nous est impossible de signer aucune autre formule de serment, à cause des nations sauvages, ainsi que nous l'avons signifié en plusieurs occasions à son Excellence M. Cornwallis. Si ce Monsieur eut voyagé à travers le pays, il se fût rendu compte par lui-même qu'il nous était impossible de signer aucun autre serment que celui que nous avons signé.
« Dans le serment que nous nous engageons à signer, nous demandons à Votre Excellence de bien vouloir nous concéder les privilèges suivants qui nous furent garantis par M. Philipps, savoir :
« 1" Que nous serons exempts de porter les armes contre qui que ce soit. Anglais, Français, Indiens, ou contre toute autre nation ; et que ni nous ni nos descendants ne serons forcés à servir de pilotes ou à aller où nous ne voudrions pas.
2" Que nous aurons la liberté, nous et nos descendants, de nous retirer quand nous le jugerons convenable, la tète levée ^", et d'emporter nos biens ou de vendre ceux que nous ne pourrons em'porter, et que nous échapperons au contrôle du roi de Grande Bretagne.
3** Que nous jouirons du plein et entier exercice de notre religion, et que nous aurons autant de prêtres catholiques, apostoliques et romains qu'il sera jugé nécessaire, sans que ceux-ci aient à prêter le serment d'allégeance.
16, Mot emprunté à l'ancien droit.
4" Que nous aurons la pleine jouissance de nos propriétés sans être inquiétés par qui que ce soit au monde, et que les terres occupées par les Anglais seront restituées à ceux à qui elles appartenaient antérieurement.
« Nous espérons que ces privilèges nous seront accordés par Votre Excellence, et même qu'ils seront ratifiés par la Cour d'Angleterre,, de façon que vos successeurs ne puissent alléguer le prétexte invoqué par M. Comwallis, quand il disait que M. Pliilipps n'avait aucun pouvoir de la Cour d'Angleterre pour nous accorder le serment qu'il nous a fait prendre.
« Comme les demandes que nous vous faisons nous semblent justes, nous espérons, monsieur, que vous voudrez bien nous les accorder aussitôt que possible, en sorte que nous puissions faire évaluer nos propriétés, vu que leur abandon pendant ces trois dernières années nous a conduits presque à la ruine.
« Ces faveurs nous étant accordées, nous nous sentirons obligés de continuer à prier, avec plus de ferveur encore, pour la santé et la prospérité de votre Excellence. »
« Le Conseil, prenant en considération la susdite requête, fut d'avis que le serment que les dits habitants devaient prêter fut comme suit : « Je promets et jure sincèrement que je serai fidèle, et que je porterai une loyauté parfaite vers (sic) Sa Majesté le Roi George le Second ^'. »
Cette démarche de la part de ces exilés volontaires était encore un des résultats de la bonne réputation que Hopson s'était acquise. Celui-ci acquiesça à toutes leurs demandes, sauf celle d'une réserve au serment, car il n'avait pas alors l'autorité nécessaire pour la leur accorder,