‹ Acadie (volume 4)Chapitre 31 sur 82 · Mots ajoutés par Richard · texte numérisé non relu

Mots ajoutés par Richard

' 14. Le MS. original — fol. 740 D. porte le renvoi suivant: '"Ils revinrent ensemble en suivant les rivières Kennebec et Chaudière jusqu'à Québec. Celui des quatre qui est notre aïeul (Honoré) fut retrouvé à Boston. Il eut les pieds gelés dans le trajet."

Babin, qu'il avait eu Tintention d'épouser, avait été emmenée à Québec, alla l'y retrouver et l'épousa ''".

Nous avons vu qu'à Grand-Pré — et la même chose dût se répéter ailleurs, puisque tels étaient les ordres de Lawrence — les hommes et les femmes furent embarqués séparément, un mois avant le départ de la flottille. Haliburton avait écrit qu'ils avaient été déportés tout de suite'". Parkman, avec raison, a corrigé cette inexactitude. Mais, d'après ce que nous venons de raconter, il semble évident que ces hommes et jeunes gens furent bien et dûment déportés séparément : comment, en effet, expliquer autrement la séparation des quatre frères Hébert?

Madame Williams, auteur de The Neuf rai French or the Exiles of Nova Scotia ^\ une compatriote de Parkman, qui écrivait longtemps avant lui, alors qu'à Boston le souvenir de ces événements était encore frais dans les mémoires, a dit au sujet des promesses faites par Winslow de ne pas démembrer les familles : « A quel sophisme le colonel Winslow a-t-il eu recours pour tranquilliser sa conscience au sujet de ce manquement à sa parole, pour ne pas dire cette abomi-

15. PèJerinage . . . ch. X. P, 203-4. Au bas de la page 204, il y a cette note: ' ' Un des descendants d 'Etienne Hébert s 'est distingué, de nos jours, par son admirable dévouement à la cause de la colonisation. Le premier des établissements qu 'il a fondés porte, en souvenir de lui, le nom d 'Hébertville. L'n autre rejeton de la même famille occupe aujourd 'hui le premier rang parmi nos artistes canadiens. Il exécute actuellement, à Paris, toutes les statues qui doivent décorer la façade du Palais Législatif, à Québec. ' '

16. ' ' The préparations having been ail completed, the lOth of september was fixed upon as the day of departure. ' " I, p. 179.

17. Le MS. original — fol. 740 E. porte: ''French N entrais". Nous donnons le titre exact de cet ouvrage, dont nous avons sous les yeux la seconde édition, s. d., publiée à Providence par l'auteur. Le copyHgJit est d« 1841.

nable tromperie, — rhistoire n'en parle pas ^*. « Dans le MS. de Brown, se trouve un Mémoire préparé par M. Fraser, de Miramichi, auquel Brown s'était adressé pour avoir des renseignements sur les Acadiens fixés à cet endroit. Nous en extrayons le passage qui suit : « Michel 0 Bask et son frère Pierre 0 Bask, accompagnés de douze autres, ont voyagé à travers les bois depuis la Caroline, d 'aucuns disent depuis la Nouvelle-Orléans, jusqu'à la source du fleuve Saint-Laurent: de là, ils sont venus en canot jusqu'à Cumberland '* visiter les parents de leurs femmes et revoir leur sol natal. Les deux Basks (sic) vivent dans le voisinage de Miramichi. . . La plus grande injustice que (les Acadiens) croient que les Anglais aient commise, consiste en ce que les déportés de Cumberland et des Mines ^^ n 'eurent pas la liberté de choisir le lieu de leur exil; en ce que les femmes et les enfants de plusieurs d'entre eux n'eurent pas la permission de s'embarquer sur les mêmes vaisseaux qui portaient leurs maris et leurs parents, mais furent mis à bord d'autres navires à destination de colonies différentes; par quoi bien des familles se trouvèrent démembrées et n'ont pas réussi à se rejoindre jusqu'aujourd'hui. Les habitants d'Annapolis estiment bien dur de n'avoir pas eu le privilège de vendre leurs bestiaux et autres biens meubles, avant d'être déportés. » Et Brown ajoute cette note de sa propre main : « Ces traditions ont été recueillies à ma demande, à Miramichi et dans le voisinage de Chignecto,par M. Fraser, juge de district de la province du Nouveau-Brunswick, et

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