‹ AcadieChapitre 30 sur 78 · Conseil de Marine, 28 mars · texte numérisé non relu

Conseil de Marine, 28 mars

Archives du Canada. Ile Royale, 1712-16. M. de Cîostebelle, gouverneur. Série F. vol. 133-A, p. 409. Mémoire à Messieurs de Costebelle. . . et de Soubras. — Fait à Louisbourg, ce 7 septembre 1715. Signé: Jean Dominique de la Marche, etc.

21. Michel Bégon, huitième Intendant de la Nouvelle-France, était parent de M. de Pontchartrain. Il avait été nommé intendant en 1710, mais il ne put se rendre à Québec avant le mois de septembre 1712. Il posa en 1720 la première pierre des fortifications du Cap Diamant; en 1724, il accorda à M. de Lanonville le privilège de tenir les postes pendant vingt ans, entre Québec et Montréal ; et lui imposa en même temps un tarif gradué sur les distances : ce fut la première institution postale du pays ; c'était un homme intègre et un collectionneur. Il fut remplacé en 1726 par M. Dupuy. Avant sa nomination comme intendant, Bégon avait été inspecteur général de marine et ordonnateur au département de Rochefort. Sa femme était, une sœur de M. de Beauharnais, qui avait été intendant, et du marquis de Beauharnais qui fut plus tard gouverneur-général. En janvier 1713, du 5 au 6, un violent incendie détruisit de fond en comble le palais de l'Intendance, dans lequel M. Bégon et sa famille venaient à peine de s'installer. La lettre citée ici se trouve au Conseil de Marine du 28 mars 1716. — Bégon a été l'objet de bien des critiques de la part de ses administrés.

22. Mgr Jean-Baptiste de la Croix Chevrières de Saint-V allier, né à Grenoble en 1653; sacré évêque de Québec en 1688, en remplacement de Mgr de Laval, dont il était le vicaire-général depuis 1685. Il fonda en 1693 l 'Hôpital Général de Québec, où il mourut dans la nuit du 25 au 26 décembre 1727.

les ménageant, mais aussi en leur refusant les choses nécessaires pour leur passage et leur faisant entendre qu'ils ne leur permettront pas de disposer de leurs immeubles ni de leurs bestiaux, qu'on leur donnera seulement quelques vivres ».

« Par sa lettre du 6 novembre 1715, il (M. de Costebelle) marque qu'il a parlé au sieur Capon, envoyé du gouverneur de Port-Royal, de la manière dure et injuste avec laquelle le général Nicholson avait traité les habitants françois de l'Acadie, contraire en tout aux ordres qu'il avait reçus de la feue reine d'Angleterre, et à la parole qu'il avait donnée aux sieurs de la Ronde et Pensens. Cet envoyé a convenu que la conduite de ce général n 'avait été approuvée d 'aucun officier de sa maison; mais que le gouverneur général ne pouvait rien changer sans de nouveaux ordres du roy d 'Angleterre, ainsi tous les autres différents mouvements sont suspendus pour la libre évacuation des habitants jusqu'à une plus ample décision des deux couronnes ". »

Des documents que nous avons produits, et qui sont tous de nature officielle, d'autres pièces encore que nous avons eues sous les yeux, il ressort, de façon éclatante : — que, dès l'automne de 1713, quelques mois seulement après la signature de la paix, les Acadiens signifièrent au lieutenant-gouverneur Vetch leur intention de quitter le pays ; que, dès ce moment, ils se préparaient à partir, mais qu'ils en furent empêchés par ce dernier, sous le prétexte qu'il leur fallait attendre l'arrivée de Nicholson; que celui-ci, sans égard pour les clauses du traité et pour les ordres formels de la Reine, à lui transmis par M. de la Ronde, sans autre motif que de gagner du temps et de frustrer les Acadiens des

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