‹ AcadieChapitre 50 sur 78 · B. Murdoch, voL I. Appendice 6 au chapitre XLIX · texte numérisé non relu

B. Murdoch, voL I. Appendice 6 au chapitre XLIX

moi; je vous prie de tâcher de vous intéresser à moi pour me procurer un congé, afin que je puisse aller en Angleterre régler ce qui me concerne ®. » L 'estimable auteur auquel nous sommes redevable de la plupart des renseignements que nous venons de produire, ajoute qu'en 1711 et depuis, Armstrong avait subi de lourdes pertes pécuniaires et que cela avait eu pour effet de le rendre « morose, irritable et jaloux. Il voyait des ennemis dans Philipps et Cosby ; et comme ce dernier avait épousé la fille de M. Winniett, un marchand à qui avaient déplu, comme à d'autres de sa classe, les mesures prises par le gouvernement sur les grains, Armstrong s 'imaginait que Cosby avait pris fait et cause pour son beaupère et qu'il partageait l'hostilité que celui-ci lui témoignait. M. Winniett avait, croyons-nous, épousé une dame française, et il jouissait, parmi les Acadiens, d'un grand prestige personnel; cependant nous ne voyons pas qu'il ait jamais usé malhonnêtement de son influence sur eux, car il était un homme droit, loyal et bienveillant ^ ».

Le 23 juin 1729, Armstrong écrivit aux Lords du commerce une lettre interminable dans laquelle il se plaignait de tout le monde, du Père Breslay, des Papistes français, du

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