‹ AcadieChapitre 66 sur 78 · Vol. Il, ch. XXII, p. 18ê · texte numérisé non relu

Vol. Il, ch. XXII, p. 18ê

Pickering, Leclimere et Jones, et laissé aux mains de l'ennemi cinquante-quatre prisonniers, entr 'autres le capitaine Edward Howe, premier conseiller du gouverneur, juge de l'Amirauté et commissaire des troupes anglaises en Nouvelle-Ecosse -°. Et pourtant, le colonel Noble aurait dû se tenir sur ses gardes, car il avait été prévenu par des Acadiens de l'attaque que les Français préparaient: «... (A Grand-Pré) les Anglais s'endormaient dans une fausse sécurité. Des habitants les ayant avertis que les Français arrivaient, ils tournèrent cette nouvelle en ridicule, et ne changèrent rien à leur manière de faire, en sorte que, lorsque l'attaque se produisit, le 10 février, au petit jour, ce fut un brusque réveil ^\ . . »

Les Français se trouvaient donc maîtres de Grand-Pré, après une lutte dans laquelle ils avaient défait complètement les Anglais, après une capitulation en vertu de laquelle ceux-ci avaient livré le poste, leur matériel de guerre, etc., et s'étaient engagés à se retirer à Annapolis et à ne pas porter les armes pendant les six mois qui suivraient ".

20. Mascarène, dans un rapport à Shirley, met 70 tués et plus de 60 prisonniers pour les Anglais; 44 tués et un grand nombre de blessés pour les Français. De Beaujeu, à qui nous devons le meilleur compte rendu de cet engagement célèbre, estime les pertes des Anglais à 130 tués, 15 blessés, 50 prisonniers; du côté français, il n'y aurait eu que 7 tués et 15 blessés. Cf. Boc. Inédits sur l'Acadie. C. F. Pièce LXV. Kiehard remarque avec raison que les plus grands noms de la noblesse canadienne étaient représentés dans cette fameuse expédition de Grand-Pré.

Page 1