CHAPITRE III
Relations des Hindous. — Traditions chinoises. — Traditions des Chaldéens, des Perses, des Thibétains. — Traditions des Égyptiens. — Traditions des Grecs. — Traditions romaines. — Traditions des Galls, des Celtes et des Lapons. — Traditions de rAmôriquo. — Traditions de l'Océanie.
Si Ton parcourt les traditions primitives consignées dans les annales de tous les peuples, on y retrouve toujours le souvenir d'un grand cataclysme, d'une inondation immense qui a envahi la terre et a détruit la race humaine à cause de sa dépravation. C'est donc sous l'aspect d'un châtiment infligé à l'humanité coupable, que le déluge nous est raconté par tous les peuples, et c'est là la cause que nous donne l'auteur inspiré. Le genre humain périt, à l'exception d'un petit nombre de personnes destinées à repeupler la terre. Or, cette tradition étant universelle, a dû prendre son fondement quelque part, s'appuyer sur un
Comment ne pas reconnaître dans cette fahie des Hindous la tradition défigurée du déluge de Noé? En effet, le sommeil de Brahmà et le vol des livres sacres ou Vèdas par le démon Hayagriva, ne signifient-ils pas que les lois de la justice et des bonnes mœurs avaient disparu, enlevées et détruites par le démon du mal qui déroba les livres qui les contenaient? que l'homme avait abandonné le service do Dieu et corrompu ses voies? L'esprit malin et méchant dominait donc le monde. Mais il y eut un homme juste, Satyavrata, Manu ou Menou, figure de Noé. qu'il rappelle. Le graad Héri. ou la Divinité, l'avertit de la prochaine destruction du monde, dans sept jours ; et il le sauve avec les sept saints, dans une arche spacieuse, où étaient renfermés les couples de tous les animaux et les plantes médicinales. Qui refuserait de reconnaître à ces traits, dans le Salyavrata des Indiens, Noé, le dernier des patriarches antédiluviens ? Et, suivant la remarque d'un auteur ', « ce monarque est nommé le dieu des funérailles, sans doute parce qu'il survécut à tout le monde antérieur; Narayan ou l'esprit de Dieu, que les Indiens représentent planant sur les eaux de la création, l'établit Me7iou ou Manu, législateur, patriarche dans l'âge actuel du monde. C'est à Mrnou que les Indiens atlri-
1 Stolberg, /Hiloire de ta religiun de Jésus-Christ.
buent les antiques lois qui les gouvernent. C'est à Noé que Dieu donna les lois fondamentales de la société humaine. Le nom seul de Menou semble prouver l'identité des deux personnages ; ME ou MA est Tarticle indien LE : NOV est le nom oriental de Noé. Les Arabes l'appellent Nouad-al-Nabi, Noé le prophète. »
Ainsi, dans la mythologie des Hindous, ce déluge vient clore le premier âge du monde, trait de ressemblance avec le récit de la Genèse, où le déluge termine aussi le premier âge du monde. Noé s'y trouve dépeint avec les principales circonstances de sa conservation : peut-il y avoir rien de plus frappant et une preuve plus grande de la tradition du déluge dans ce pays ?
n est encore raconté dans le Padrna puràna, que Satyarram avait trois flls, dont l'aîné était appelé (Japéti) Jyapéti ou seigneur de la terre. Les autres étaient Charma et Sharma ; ces derniers mots sont prononcés dans le dialecte vulgaire, Cham et S'ham. Le foyal patriarche (car telle est sa désignation dans les Purânas) aimait particuUèremenl Jyapéti, à qui il donna toutes les régions au nord de l'Himalaya, ou les montagnes neigeuses qui s'étendent de la mer à la mer et dont le Caucase est une partie. Pour Sharma, il lui assigna les contrées au sud de ces montagnes. Mais il maudit Charma parce qui avait ri, lorsque le vieux monarque s'était accidentellement
enivTéavec la liqueur spiritueuse faite de riz fermenté.
Cette tradition n'a pas besoin d'explication : les trois fils de Noé ont presque conservé intégralement leurs noms ; le partage de la terre entre eux est aussi rapporté; il n'est pas jusqulà la cause et aux circonstances de la malédiction de Charma qui ne semblent copiées textuellement sur celles de Cham. Cela a paru tPllement vrai à certains auteurs, qu'ils ont supposé que cette tradition avait été intercalée dans les Védas. Le savant orientaliste qiû a traduit ce fait des livres sacrés des Hindous, put être trompé, dit-on, par le docteur qu'il avait pris pour lui expliquer les Védas; et celui-ci, pour lui être agréable, intercala, peut-être, le fait dans les livres sacrés; mais cette circonstance n'infirmerait en rien l'authenticité de la tradition précédente sur le déluge de Satyavrata ' .
Quoi qu'il en soit, l'ensemble de ces documents nous autorise suffisamment à en conclure que les Aryas de l'Inde ont apporté avec eux, une tradition du déluge dont l'origine première est la même que pour celle . des Hébreux et des Chaldéens, et qu'ils n'ont pas empruntée à ces derniers. Dans le cours des siècles, cette
1 Asiatic Researches, t. I, George. — Alphabet tkibélain.
LE DÉLUGE MOSAÏQXJE. 57
tradition s'est modifiée graduellement pour prendre un caractère de plus en plus indien, transformation qui se reproduit également chez les divers peuples qui ont gardé quelque souvenir du déluge en le rattachant à leurs origines nationales.
Traditions chinoises. C'est dans le Chou^King, le plus ancien des livres des Chinois, que nous trouvons la relation d'un déluge; relation un peu obscure, il est vrai, mais qui, comparée à d'autres traditions, doit évidemment être rapportée au déluge de Noé. Le livre sacré où cette tradition nous a été conservée, fut rédigé, dit-on, par Confucius avec des lambeaux d'ouvrages antérieurs, il y a environ deux mille deux cent quatre-vingt-six ans. Deux cents ■ ans plus tard, arriva la persécution des lettrés et la destruction des livres, sous l'empereur Chi-Hoangti, qui voulait détruire les traces du gouvernement féodal établi sous la dynastie antérieure à la sienne. Quarante ans plus tard, sous la dynastie qui avait renversé celle à laquelle appartenait Chi-Hoangti, une partie du Chou-King fut restituée de mémoire par un vieux lettré, et une autre fut retrouvée dans un tombeau; mais près de la moitié fut
58 LE DELUGE MOSAÏOUE.
perdue pour toujours'. Or, ce livre est le plus autlientifiue et le plus vénéré de toute la Chine. Dans le Discours préliminaire qui précède le Cfiou- King, la croyance chinoise sur le déluge se trouve résumée ainsi : « Hoai-nan-tse dit que Hong-Kong disputa l'empire à Tchouenhio ; dans sa colère, il donna un coup de corne contre Pou- Icheou, les colonnes du ciel en furent brisées, et les liens de la terre rompus. Le ciel tomba vers le nord-ouest, la terre eut une brèche au sudest. Ventzé dit aussi que Hong-Kong fit lo déluge, ce qui ohligea Tchouenhio à te faire mourir, » C'est du temps de Chun, dit encore le même Hoai-nan-tse, que Hong-Kong excita la grande inondation.
Avant le régne d'Yao ', sous Ty-ko son père, arriva le déluge qui submergea tout, Yao chargea Kuen de procéder à l'écoulement des eaux ; celui-ci travailla inutilementjusqu'à la soixante-neuvième année d'Yao, et, n'ayant pas réussi, fut puni. Cliun, autre prince chinois, contemporain d'Yao, répare les maux causés par cette inondation et creuse des canaux. Il consigne cette tradition et se fait raconter par un de ses ministres les circonstances de ce désastre. « Ensuite Ghuo ajouta : Venez, Yu ; quand nous eûmes tout à craindre
' Choug-King, ia-4', Iraduit par le P. GaapU, revu par M. Guignes. Paris, 1770. Diacoura préliminaire, p. cviu. • Chùu-King. p. 3, 8, 15, ?6, 35.
de la grande inondation, vous travaillâtes avec ardeur et droiture... Yu continua ainsi: Quand la grande inondation s'éleva jusqu'au ciel, quand elle environna les montagnes et passa au-dessus des lieux élevés, les peuples troublés périrent dans les eaux. Monté sur quatre diverses montures, je commençai par couper les bois en suivant la chaîne des montagnes, après quoi, Pey et moi nous apprîmes aux hommes à manger de la chair. Je fis, de plus, écouler les quatre grands fleuves et décharger les ruisseaux dans les fleuves. Après quoi, Hloùtsi et moi nous apprîmes aux hommes Tusage des grains et l'art de cultiver la terre. Je leur fis ensuite connaître Tusage du commerce, etc. ^ »
Une fête des eaux, dont nous devons décrire rinstitution, la fête du Peirun, avait lieu de temps immémorial dans la Chine et les contrées voisines, en souvenir de cette catastrophe.
« Maurigasima était une île fameuse dans les premiers siècles, pour l'excellence et la fertilité de son sol, qui produisait, entre autres choses,
* ChoU'Kingy chap. v. — Mémoires concernant les Chinois, t. IX, p. 382. — Mémoires de T Académie des sciences, t. VIII. Remarquons aussi qu'en caractères chinois, le mot Déluge s'écrit par le signe d'une barque surmontée du nombre huit qui domine une bouche ; ne pourrait-on pas y voir une application de ces paroles de la Bible, Spiritus Dei ferebatur super aquas, c'est une simple remarque, à laquelle nous n'attachons qu'une importance tout à fait secondaire.
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une sorte de terre grasse admirablement propre à faire les vases connus sous le nom de porcelaines de Chine. Les habitants s'enrichirent beaucoup parcelle exploitation ; mais l'augmeolation de leurs richesses amena le luxe et le mépris de la religion, et cela irrita si fort les dieux, qu'ils résolurent, par un arrêt irrévocable, d'abîmer l'île d^ns la mer. Cependant, le roi ou souverain qui gouvernait cette île, nommé Peirun, était un prince vertueux et religieux, qui n'avait aucune part dans les crimes de ses sujets. Le décret des dieux lui fut révélé en songe, et il lui fut ordonné que s'il voulailraeltre sa personne en sûreté, il se retirât à bord de ses vaisseaux et s'éloignât de l'ile au plus vite, lorsqu'il remarquerait que le visage des deux idoles qui étaient à l'eutréedu temple deviendrait rouge.
« Un danger si pressant qui menaçait la tète de ses sujets, joint aux signes par lesquels on pou- \sù.i reconnaître son approche, l'obligèrent h avertir le public, afin do le sauver par une prompte fuite; mais son zèle et son attention furent tournés en ridicule et il fut méprisé de tous. Quelque temps après, un vaurien débauché, pour se moquer plus fortement de la crainte superstitieuse du roi, alli, pendant la nuit, sans être aperçu, peindre de rouge les faces des deu.'ï idoles. Le matin suivant, on donna avis au roi que les visages des dieux étaient rouges ; et ce prince.
ne soupçonnant pas la supercherie, mais regardant ce fait comme un événement miraculeux et un signe indubitable que la destruction de l'île était prochaine, s'embarqua sur ses vaisseaux, avec sa famille et tous ceux qui voulurent le suivre. Il s'éloigna du rivage fatal et cingla vers les côtes de Foktsju, province de la Chine. Après le départ du roi, Tîle s'enfonça ; le coupable et ses complicçs, qui ne s'attendaient pas que leur plaisanterie dût avoir des suites si funestes, furent engloutis par les vagues avec tous les incrédules qui étaient restés dans l'île, et une quantité prodigieuse de porcelaine.
Le roi avec tout son monde arriva sain et sauf à la Chine, où la mémoire de son arrivée est encore célébrée par une fête annuelle. Ce jour-là les Chinois, surtout ceux des provinces méridionales, prennent des divertissements sur l'eau, vont et viennent, tirant la rame comme s'ils se préparaient pour un combat, et crient souvent à haute voix : Peirun! Peirun! La même fête a été introduite au Japon par les Chinois, et, y est à présent célébrée, surtout sur les côtes occidentales de cet empire ^ » Cette fête se célèbre annuellement chez les Chinois et les Japonais, le cinquième jour de la cinquième lune qui correspond à notre mois
« Kœmpfer, Histoire du Japon, t. III, p. 351. La Haye, 1732. — Id., Amœnitates exoticw, m, viii, xiii.
88 LE DÉLrflE MOSAÏQUE.
de juin; c'est la Iroîsièaie fête annuelle, ou le
troisième seku, appelée Goguatz-Gonitz ; on lui donne aussi le nom de Tango-Seku. »
Nous sera-t-il jiermis, sans être accusé de trop de crédulité, d'appeler l'attention snr quelquesunes des circonstances de cette histoire, que nous avons rapportée avec toute la naïveté de l'auteur qui nous l'a transmise, circonstances qui rappellent si exactement le déluge de la Bible ? Peirun était un prince vertueux, de même que Noé; mais ses sujets étaient pen'ers. La Divinité irritée a résolu leur perte. Cependant elle veut sauver le prince, l'avertit du cataclysme qui doit bientôt arriver et lui ordonne de prendre des précautions pour échapper au désastre. Le roi obéit, se réfugie sur ses vaisseaux et quitte l'Ile qui est engloutie dans les flots. La coïncidence si remarquable des faits ne permet-elle pas de penser que la tradition du déluge de Noé a servi de fondement à cette fable?
Ce qui surtout nous porte à considérer les traditions chinoises comme un souvenir du déluge universel, c'est que toutes s'accordent à rapporter l'inondation à l'origine des peuples; et dans tous les passages du Chow-King où il est parlé de ce fait, on le place sous le règne de Ty-Ko, père d'Yao. Or, d'après l'opinion la plus généralement admise, Ïy-Ko serait le même que Noé. Et, chose remarquable, de même que Noé est le dixième descendant d'Adam, de même aussi, d'après la chronolo-
gie chinoise la plus reconnue, Ty-Ko est le dixième descendant de Hoang-Ty, le premier homme. Si ce fait était évidemment prouvé, il suffirait seul pour nous convaincre de Tidentité du déluge et de l'inondation chinoise; mais la Chine nous est encore si peu connue, que nous n'oserions nous prononcer d'une manière plus affirmative.
Dans le discours préliminaire du Chou-King * , page cxxxiiT, on trouve une table généalogique des patriarches et des trois dynasties qui successivement ont gouverné TAsie , table qui n'est autre que l'histoire du monde depuis Adam ou Hoang-Ty jusqu'à l'époque de Ping-Vang, le roi pacifique (de la dynastie des Tchéou de 770 à 7 1 9), ou de Salmanasar, auquel répond ce prétendu empereur de la Chine.
Sse-ma-tsien ^, l'Hérodote de la Chine,commence son histoire, pour laquelle il fut environné de tous les secours possibles, par Hoang-Ty, c'est-à-dire le patriarche rouge ou Adam.
* Annales de philosophie chrélienne, t. XVI, 2' série, année
■ n naquit l'an 145 avant J. G., rédigea, vers Tan 104, le Ssô-Ki ou mémoires historiques dans lesquels il essaye, à TaidQ de iVagments d'anciens mémoires, de refaire la chronologie anéantie par l'incendie des livres en 213.
Un premier homme et non plusieurs, était donc admis par lui, et quand il commençait sou histoire à cet homme de terre jaune ou couleur orangée (Hoang en chinois), il ne faisait que suivreTusage commun à tous les Orientaux et Musulmans, de commencer tontes leurs histoires anciennes, par Adam le père vénéré delà race humaine.
Hoang-Ty dans la table chronologique, est mis à la première place; deux fils sont donnés à ce premier homme. L'aîné, qui est celui qui lui succède, est nommé Chao-Hao, par opposition à un autre personnage Tay-Hao qui ne peut être qu'Abel, car Tay qui signifie très-grand, est en opposition avec Chao. qui signifie petit ou inférieur en qualité, et Hao est commun ù tous les deux.
L'autre nom de Chao-Hao est Hiuen-Hiao, c'est-à-dire le noir vociférateur, et dans ces deux noms, nous commençons à voir des traits qui conviennent à Gain après son fratricide '. Enfin dans
' La postérité do Tay-Hao ou Fo-Hy («), le second llls da Hoaog-Ty, est passfe sous silence, connue celle d'Abel dans
(a) D'après ceriainea relations chiaoises très- confuses. il est vrai, quant à la clironologio, Fo-Hy est le nom donné ù Ty- Koou Yao; et sous ce nom. on rapporte une tradili on que nous ne devons pas passer sous silence, tout en Taisant nos râserves; eri voici lu résumé ; Les Chinois disent (]ue, 1° Fo-Hy n'eut point do père ; Noé Tut le premier homme sur la lerra après le déluge. Ses nncétres périrent dans les oaux, et, comme leur mémaire ne s'était point conservée dans les traditions des Chiuois, il passa pour n'avoir point eu de père. 2° Selon l'his-
le discours préliminaire du Chou-King, où son his- .toire est donnée en abrégé, il est nommé aussi bien qu'un de ses fils, Tchy, qui signifie avidité, acquérir, posséder; ce mot, avec le symbole oiseau, donne le nom des oiseaux de proie.
Tchouen-Hiu, fils de Tchang-Y, le Seth chinois, est représenté comme rétablissant le culte divin en instituant des officiers et des prêtres pour y présider; il est dit d'Enos, fils de Seth, qu'il commença d'invoquer le nom de Jéhovah. Gaïnan, fils d'Enos, a le même nom que Gain, sauf la terminaison ; Kiong-Then, fils de TEnos chinois, est le même nom que Kiong-Sang, surnom chinois de Gain; la terminaison seule est différente. Hénoch, fils de Gain, et Hénoch, arrière-petit-fils de Gaïnan, portent absolument le même nom dans la Bible ; ils portent le même nom à la Ghine, celui de Kiao.
toire chinoise, la mère de Fo-Hy était environnée d'un arcen-ciel lorsqu'elle le conçut. (Martini, Hist. Sinic, p. 15 et 22.) Ce trait présente évidemment une tradition imparfaite de l'arcen-ciel qui parut à Noé après le déluge. 3" Ce que les Chinois racontent de Fo-Hy s'accorde assez bien avec ce que dit l'Écriture de Noé. Fo-Hy (Le Comte, Mém. of China, p. 313), disent-ils, éleva avec grand soin sept espèces d'animaux différents, et il avait coutume d'en faire un sacrifice à V Esprit Suprême du ciel et de la terre. Moïse de môme rapporte de Noé, qu'il prit sept espèces de tous les animaux purs, le mâle et la femelle, ainsi que de tous les oiseaux, afin que la race en fût conservée sur la terre ; et il dit qu'après le déluge, Noé éleva un autel à l'Éternel sur lequel il offrit des holocaustes de chaque espèce d'animaux purs.
Eofio il est dit du Gain chinois, conune de celui de la BiWe, qu'il bâtit une ville et qu'il Thabita. Quant h Yao ou Japhet, Sis de Tr-Eo ou Noé, et onzième descendant de Hoang-Ty ou Adam, nous l'avons vu occupé à faire écouler les eaux de l'inondation.
Le tableau suivant que nous copions dans les Annales de- philosoplùe chrétienne, nous mettra sous les yeux la ressemblance la plus firappaate. entre les noms des patriarches bébreai et ceux des patriarches chinois, puisque leur signification est presque toujours la même.
UBLEAU des générations d'Adam jusque l'époque de Noé et de ses petitS'fils, telles que les offrent les livres assyriens apportés en Chine et rectifiés d'après la Bible,
PKBMIBR HOMMB.
ÂDÂM,
le et terre ronge, orangée.
HOÂNG, de terre ronge on orangée. Tt, le seignenr ou patriarche.
S>Seth.
£»se, fontenr.
Tchang-Y, de bonne volonté.
9* ÉQOS,
el, malade
4* Cafnan, ssenr,
;e , ache-
tear.
Ualalaléel, isaot Dien.
6* Jared,
domine.
Il desrend.
\1* Hénochj
^'en régie,
dédié.
Matbasalem MD où entre les idées de n on d'enfer.
9> Lamech, uvre, bo mille, frappé.
10» Noé, 1>os, géfflist, se lamentant.
!!• Sem, Cbam, Japbet, «leurs 15 llls ■diqaés dans le mémoire nmme les 15 ll8deTy-Ko.
Abel;
respiration
âme,
deuil.
Tchooen-Hin ,
qui s'applique
très-ac(ive>
ment, on Ling-
Kouejr.
Kiong-Then ,
on Ty-Ching.
King-Kang, qui lionore et
giorifle, ou Ty-Ming.
Kiu-Yang ou Ty-Y.
Kaou-Nieou, aussi dit Gou ou Ty-Lay, le seigneur arrivé, parvenu.
Kao-Sin, grandes angoisses, ou Yu- Vang; Yu,idée
de navire, YangfCalamité, malheur, mort.
Kou-seou, aveugle, sourd, de condition inférieure.
Ty-Ko, le seigueur averti avec une grande sollicitude, ou Kao- Sin, l'homme aux grandes infortunes; angoisses, amertumes,
Yao.
Tay ou Fo, Hao, Hy, le grand le pas- Hao, le teur Haosupé* juste, rieur. ou victime pure.
PRBMIERB FBMMB.