‹ Accoucheurs et sages-femmes célèbresChapitre 8 sur 42 · ANTIQUITE · texte numérisé non relu

ANTIQUITE

qu'Hippocrate contre les présentations podaliques ; ils recommandent de tirer sur les pieds, mais quand l'enfant est mort.

SoRANUs d'Éphèse, fils de Néandre et de Phoebé, fit ses études à l'école d'Alexandrie ; il pratiqua la médecine à Rome sous Trajan et Adrien (91-117). Daniel Leclerc l'appelle « le plus habile des

FiG. 17 — Siu'cussiou liiijpocratique.

médecins méthodiques ». En réalité, Soranus fut le plus grand accoucheur de l'antiquité. Le premier, il conseilla la version par les pieds, l'enfant étant vivant ; le premier aussi, il fit un traité à l'usage des médecins, ouvrage imité plus tard par Moschion, à qui souvent on attribue le mérite de la priorité. Il est probable que les figures qui, dans le cathéchisme de Moschion, représentent les diverses positions du fœtus, existaient aussi dans le livre de Soranus. « Ce sont là, dit Siebold (1), les origines de l'icono-

(1} Loc. cit.

graphie obstétricale ; intéressantes au point de vue de la science, elles le sont aussi au point de vue de l'art du dessin. » Nous ne reproduisons que les plus curieuses (fîg. 13 à 28). Malgré les écrits de Celse et de Soranus, Claude Galien per-

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