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Gettfi diiftii^i^^oi;! \\e^\, à deujj causes pjpi^^eipate^i :
lie. gi|» A(W a été i^^FQduit ^m^ le pçiapipe |i wm^^ ^m^^ les altitudes, tandis qu'il conyief^t aurtput êi la, bjçjs^e n^QÇktskg^e 4^ légipjiii^ aineulftjfes, à ceHe3, ^^. Vl^^re^ ije ^ ftrôfla^^ et (Je l'^ç^^Qb^..
Dans d'autres cas, ce pin a été planté concurreipmieut avec d'a^tr^e^
essences mieux appropriées au sol, qui l*ont rapidement étouffé. Les agents préfèrent actuellement employer ces essences seules au détriment du pin noir.
L'épicéa pourrait être récolté en France, où il existe de grands massifs de cette essence; mais, malgré des essais faits à plusieurs reprises, l'Administration n'a pas encore pu obtenir cette sorte de graine à un prix égal ou inférieur à celui du commerce étranger. 11 ne faut pas induire de là que ce résultat ne pourra jamais être obtenu ; mais l'étranger aura toujours sur nous deux avantages contre lesquels il est difficile de lutter : la main-d'œuvre à meilleur marché, et des forêts d'épicéa plus accessibles en hiver. En France, les grands massifs de cette essence sont presque tous situés sur le haut des montagnes et sur des terrains en pente rapide ; la sortie des cônes hors de la forêt couverte de neige dès le mois d octobre est pénible et parfois dangereuse. Les habitudes locales rendent aussi très difficile l'organisation des récoltes. Les habitants de ces régions vivent, en hiver, dlndustries qui leur permettent de gagner leur vie sans sortir de leurs maisons, ou qui les forcent à s'expatrier momentanément. Ces industries sont plus lucratives et moins dangereuses que la récolte des cônes.
Le service forestier demande de moins en moins les graines d'épicéa; les fournitures de 1870 s'élevèrent encore à 10 000 kilogrammes, elles furent réduites en 1874 à 3715 kilogrammes; en 1881, elles n'étaient plus que de 2 390 kilogrammes. Cette diminution tient aux insuccès obtenus. Cette essence fut très en faveur pendant les premières années de l'application de la loi sur le reboisement, parce que les agents ne l'avaient pas encore suffisamment étudiée.
Elle donne de très beaux semis en pépinière ; et quoique sensible à l'ardeur du soleil, le jeune plant résiste et languit pendant quelques années avant de disparaître. Les premiers planteurs espéraient toujours que leurs jeunes épicéas reprendraient de la vigueur; depuis, il a été reconnu que le dépérissement du plant tient à son enracinement très superficiel, qui ne lui permet pas de fixer assez profondément les sols instables des périmètres et ne le met pas à l'abri de l'action de la gelée et du soleil, lorsque les sols ne sont pas bien en herbes.
La préparation de la graine de mélèze nécessite l'emploi de machines spéciales qui n'existent pas en France. Les massifs de cette essence n'y ont pas, du reste, assez d'étendue pour que ces appareils y soient utilement importés. Quelques récoltes solaires ou des ramassages sur la neige ont bien été faits à Modane et à Briançon ; mais la quanUté recueillie était insignifiante, le prix de revient trop élevé et la qualité germinative inférieure; l'Administration renonça à ces récoltes pour s'adresser entièrement à l'étrauger.
La presque totalité de la graine de mélèze employée dans le service forestier vient du Tyrol.
Le pin sylvestre acheté en Allemagne est destiné à parfaire l'approvisionnement insuffisant des sécheries domaniales. La quantité demandée est en conséquence très variable d'une année à l'autre; elle sera de moins en moins considérable au fur et à mesure que l'industrie du ramassage des cônes se développera en France.
L'approvisionnement demandé à l'étranger est réalisé chaque année au moyen d'une adjudication restreinte, faite par les soins de l'Administration centrale. Le mode, qui va être décrit, a dû être adopté pour obtenir tine concurrence aussi grande que possible. L'éloignement du domicile des concurrents, demeurant tous à l'étranger, ne permettait pas de les convoquer en séance publique ; les frais considérables du voyage à faire, l'incertitude de conclure un marché auraient réduit le nombre des soumissionnaires et les auraient rendus plus exigeants au point de vue du prix. La tentative d'adjudication faite en 1873 a démontré ces faits. C'est à la suite de cet insuccès que le mode ci-après a été combiné.
Tous les ans, au mois d'octobre, une lettre circulaire est adressée à tous les propriétaires de sécheries ou magasins de graines résineuses demeurant à Darmstadt, en Saxe, en Bavière, Bavière rhénane, Wurtemberg, Autriche, Hongrie ou tout autre pays, et inscrits sur la liste ouverte depuis dix ans dans le bureau du service des reboisements ; elle les invile à transmettre, dans le mois, des offres écrites par lesquelles ils proposent de fournir aux conditions du cahier des charges relatives aux fournitures de graines résineuses, un nombre déterminé de kilogrammes de graines désailées d'une ou plusieurs des quatre espèces de semences demandées, à un prix fixé par kilogramme donnant une proportion déterminée en tant pour 100 de graines susceptibles de germination, soit, par exemple : 5000 kilogrammes de graines de pin sylvestre au prix de 5 fr. 50 le kilogramme donnant 75 à 80 pour 100 de graines susceptibles de germination.
Les conditions du cahier des charges sont résumées en dix articles, dont l'application n'a donné lieu à aucune contestation jusqu'à ce jour.
Ces conditions sont :
Art. !•'. La fourniture des graines aura lieu par voie de soumissions directes.
Art. 2. Les soumissions devront être produites sur papier timbré et conformes au modèle annexé à la lettre d'avis.
Elles seront enregistrées dans un délai de vingt jours après leur acceptation par M. le Président du Conseil d'administration des forêts.
Les frais d'enregistrement et ceux de timbre d*un exemplaire du cahier des charges sont à la charge du soumissionnaire.
Art. 3. Les graines livrées devront être désailées, fraîches, de bonne
qualité et ptltgées dé tôUtës SialiètiM étHing%r%ë> lëUés i^Uë s^bl^, poussière, débrts d'éfeailltôs^ ^îhfes VAiûiôé, fetô. BdUttii&fe* aux téi4J9Mtlonà iMîqiiéfe* è l'^Hifelfe 4> èlléfe dtéWdftt f fbdûll^ iihë pîiài)bniôft Ôë *ttniéh^^ âiis«$«t)tii}llSto të {^r)ttth«LiidA m Ûïèm éf^% à Xs^Wt tniiiqUèe dans la soumission.
Art. 4. Les vérifications seront faites au domaine des Barres par les ^ihi^ du dflrëbtëtit dO ^i étàblié&enlelil, daHë Itd^ Viiij^-<^i&4 J^^^ 4^^ siiiVh)rit faMvôfe dfes grliihètti
EUels jportemht kV%ut lé poîa&> T àùf là puïlBlé des gWdhëà ; S* sUr leur qualité l)U faculté j^l^tiiinàlivè.
Leà j^t^iUëâ sé^oUt p^sée^, dédu^tldâ ftilë dH |»1àids dèé ftâéb.
Ëilés Âén^ilt ^ûBUilé passéé6 &U tîâitalrè, dé manière & léè dèbiartiisftér de buteè lés ^«itièreè étl^ngères^
Ehfin, l^Ur t^istisitér léuf qu^Uté^ il %el^ pAâ iàU MsaM, ^s^Hdi lés sem<enées àiufti Uéttt^yééô-, UA hombi^ déteminS dé ^ittlnéé (t 200 à 2 500) ]pt)ur ètt*é essayées sioit ^sur ùUé àauëllé, soit dtas uhe térride remplie de terre et placée dans une serre chaude dont la téi&t^éf^LlUlis sém ^iiet^MméAt muinténUe eutt^ 15 et eO de^s éentl^déii; i^es épréUVéô feéfôttt poursuivie* pendant trote ôemtiittéé ; léS gMlUéà Qui aUf^iit ^rmè) tetùhï éulevées «tu fur el à mesuré él poihtéesnur Uh éàlépiû s^étîial.
Lé pwiÈèîi^Vérbal du pésage, du uettoyfetgé et dé réjpiièUi^ dé géN mihatléu sera signé par lé direéteur et par le fôùrulsséur oU àoli mandataire , sll a jugé éduvenablé d'asslister DU dé fté ftiire i^éprééeUlér à céd opérationiBi
AAf ; 5. Le défiéit eonstalé ions du f^è^tt^, le dééhet résUltÀUt du àettéyugé au rar&ré) dohuéroni liéu à une réduétiuu proportlunâéllé du
prix dé là fèUrniluï^i Toutefois TAdâHulstratinh admet, éU ée i^Ul bbùéërhé le déèhél dû UéttôyUgé^ Uhë totéranéé dé 0,30 pour 400.
6etlé t^lérkUoé ei6lp(^téé àd pour iôd pour les fournitures de ^HilUes de mélèze.
Mr. 6. Toute fôurulturé qui n*aura pas satisfait MX éOnditioA§ de gérmlUàtioti fi^éé^ par lu fioumissioU séTà réfUëéé. TOUtéfôfè^ éâ cUft dé besoins urgents, TAdministration se réserve la faculté de l'accepter ; mais, dans ce cas, le prix par kilogramme sera réduit dfttiè Itt proportiOU du déficit constaté) de telle eorte qué «i-, eU réprd d*Uné garUhtie fixéeà70pourl00,par exemple, la vérification n'a révélé que 65 pOUr lOO de bonUés grulues, laréductioti sera opérée daug la proportiou dé65àt0.
Art. 7. Les graines devront êtne expédiée* étt Iat5é d'Ul poidà ttél dé 50 kilojd^mmé^ au domulue-Vloë fiàrres, étt j^aré & N§gêà^âu^TéI1itesën (Loiret) i
Lé!^ ^éë devrout porter la marqué dU foUmlsëéUr él restent UcqUié à FAdministratioU déê forêts^ Lés frai« d^éiâbdllÀété él dé purt jU]5t|U'ft déëliUàtiUn ^oUt % la ^urj^ dU tbuHiid^éUr.
ÀRt. ë. Lfeô gtàinél dBvrbîil 6trë t^hatilés ft fibgôftlrëur-VértiissQd avant le 20 janvier ; fell Jr â Mard datis la liVl^aistîii, ^Dùf iqUelqûe toOtif qùê éë t)Ul^éë èbé, il feei^à fell àù fbumisééûï* iliië i^elétiiié flfe 1 céilUme par frâttc èûi» le prik lôlâl de là fbtii^ûilUrié ël pbtir thatj[Uë Jotii* de retard.
AftT. 9. Le pàyèmëiit déé foÛriiitUt^ës setà effectué feti m éëUl tértiAe, saris intérêts, dàiis lès trois mt)is de Tàëçeptation des gràiriës. Il aura lieu au moyen d'un mandat délivré sur la caisse dii payeti^ centt^l du tfèsbr public, à Paris, lequel màttdât sera âbqUilté ëtl espèces françaises où eii billets dé la Sàhquè de France.
Art. 10. Toutes les difficultés qui pourront survenir flans Tapplication OU iliitfei'prêtàtion defe clâiisëé dû présent càMèP des chargés serôht portées déVtot lé Mnlsii'e de l'àgrifcullui'é, sauf ïëbôùrs au conseil d'État.
toils ces artiôlës , ëledfëtneilt étlohôés, hë nélsessitënt t^ue quelques eîplicaltiôhë îjui trouveront leili* place ci-âprèfe :
Loréqiië lé délàt d'un tiibiâ ëSt ël'pii'é, toutes \è% lettres reçues sotit rëûhiés, èi lé tâbléâu dé^ bih*ëë est dk^ës6 peut* faôilitéi^ le chotk des fournisseurs.
il résulte de là ttiêlhodë àdbptêe que tbtités lëS offres sont faites ài^ec des qualités germinàtiVëà ditfèrëiitëâ. Cette tiiélhodë est bonttë. Si l*bh exigeait Ufa tàtii fixe, certaine fou^niâsëttrfe pôUrt^aiehl feàràhti^ leur gràihë ëh feâiéttlâiit lèS rëduëtiohs qui sèMetot fàtlefe ultérieurement ëri Vëi^itt de rarticlé 6. L'ÀdminlâtMtlDîi èi^oiràit aéhëtëb de la bonne graine et n'aurait (JUë deâ semenéës de qualité tiiédiocre ; là posëibllité Û^oïfrlr tdtltës i^Ualitéà géMliiàtifëâ ^eririët â l*Âdrtiinistration d'apprécier chaque IblàVànl èâ ItVMî^oft, et au tiiài*êhànd de déclareb k qualité réelle sàiis ôburîr lé risque de se Voir éliUiihër lors du èbbîx dès foUt^ritsseurs'; ëhfiti, Toh peut être sévèrfe aU lUbmënt des rêcèpllôhs, puisqu*oti ne dëmàtide la livraison qtié d'une ttiârchàhdise d'uUe qualité existant en knagàsih de l'aveU même dU fournisseur.
CSet état de ëbosès entraîne toutefois ëeî^taitts CâlfcUlâ ^our déterminer l*offre qui doit être choisie. Les prix doivent être ramënéâ à là même qualité. L'exemple suivant indique là réduction à faire.
La qualité type est au présent cas là gtaihe de pin sylvestre donnant 70 pbur 100 de semences susceptibles de germination. Cinq fournisseurs ont prèsenté de^ oftréë d^apt'ès lesquelles^ en ne tenant compte que du prii. A, puis B, pUié C, devraient êtte déclarés adjudicataires poUr parfaire le Stbckdë iOOOO kilogràmtoëê nêëessàirë; maisj si Pon tient compte de la qualité, leâ ^rix oftërtâ par A, B, fi ne sont pas les plus avantageux.
En effëti les 3 750 kilogrammes ofrerts par A à 4 fr. bO le kilogramme
donnant 70 pour 100 de bonnes semences valent encore après réduction au taux type 70 pour ^00, 4 fr. 50 le kilogramme ;
Les 2000 kilogrammes offerts par Bà 4 fr. 50 le kilogramme, donnant 65 pour 100 de bonnes semences valent, après réduction au taux type 70 pour \ 00, 4 fr. 846 ;
Les 5 oix) kilogrammes offerts par G à 4 fr. 65 le kilogramme, donnant 75 pour 100 de bonnes semences valent après réduction au taux type 70 pour 100, 4 fr. 34;
Les 5 000 kilogrammes offerts par D à 4 f r. 80 le kilogramme, donnant 80 pour 100 de bonnes semences valent après réduction au taux type 70pourlOO, 4fr. H5;
Les 4000 kilogrammes offerts par £ à 4 fr. 85 le kilogramme, donnant 75 à 80 pour 400 de bonnes semences valent^ après réduction au taux type 70 pour 100, 4 fr. 323.
D'après ces nouveaux chiffres, la fourniture doit être adjugée aux sieurs D, E^ puis G. En faisant son choix de cette manière, TAdministration est certaine, dans le cas où le marchand aurait exagéré la qualité, de ne pas payer plus cher qu'à son collègue, qui offrait une qualité inférieure ; elle favorise, en outre, la production de la graine de très bonne qualité toujours si recherchée.
Les offres sont acceptées sans livraison d'échantillon. Get envoi est inutile ; l'intérêt de TÉtat est suffisamment sauvegardé parla clause qui permet de renvoyer la marchandise ne correspondant pas exactement au type certifié, ou tout au moins de réduire le prix proportionnellement à la qualité reconnue lors des essais contradictoires faits par les soins du directeur du domaine des Barres.
Gette réduction est admise par le commerce étranger, elle n'est qu'un usage allemand importé en France.
La qualité germinative garantie par le commerce étranger varie entre 25 et 85 pour 100, suivant les espèces de graines ; savoir : 70 à 80^ rarement 85 pour i 00 pour les graines de pin noir, de pin sylvestre et d'épicéa récoltées dans Tannée ; 65 à 70 pour 100 pour les graines de ces mêmes essences récoltées Tannée précédente; au-dessous de 65 pour 100, les offres faites ne sont plus admises; car, lors de la vérification, le domaine des Barres signalait toujours une qualité encore inférieure à celle garantie. Ge résultat tient à ce que, depuis l'essai fait en octobre par le marchand jusqu'au moment de celui fait aux Barres en février, une graine récoltée les années précédentes se détériore beaucoup. Les principaux propriétaires et commerçants se regarderaient comme déshonorés, s'ils offraient de la graine dont le taux germinatif fût inférieur à 70 pour i 00. 25 à 45 pour 100 sontlestauxextrèmes offerts pour la graine de mélèze. Gette grande infériorité de la qualité germinative tient à deux causes : le temps normal nécessaire pour la germination naturelle (un an h dix-huit mois) et la façon dont cette graine est préparée. Les
cônes sont désarticulés par des machines qui brisent Técaille et en détachent Tonglet. Cet onglet se trouve réduit ainsi aux mêmes dimensions qu'une graine, de sorte que les cribles ne peuvent pas les séparer ; de plus, la densité de cette partie de Técaille très fortement lignifiée est presque la même que celle de la bonne graine, de sorte que ni van ni ventilateur ne peuvent les séparer.
Le nettoyage de cette graine et sa qualité germinative se ressentent de cet état de choses; de sorte qu'en 4876 TAdministration a dû élever à 3 pour 100 le déchet de nettoyage fixé pour toutes les autres essences à 3 pour 1000. Ce déchet de nettoyage est le poids maximum admis pour les impuretés recueillies lors du vannage des graines à leur arrivée aux Barres.
D'après le relevé statistique fait sur les rapports et renseignements transmis annuellement par M. le directeur du domaine des Barres, 70 fournitures ont été faites de 1873 à 1882, savoir :
Graine de pin sylvestre 24
— de pin noir il
— d'épicéa 17
de mélèze 12
Total égal 70
Sur ce nombre, 8 fournitures ou portions de fournitures ont été re fusées, savoir:
Pour le pin sylvestre : 4, dont le taux germinatif était inférieur à 52 pour 100;
Pour l'épicéa, 2, dont le taux germinatif était inférieur à 45 pour 100 ;
Pour le mélèze : 2, dont le taux germinatif était inférieur à 9 pour 100.
Parmi les fournitures acceptées, 13 fournitures ou portions de fournitures ont subi des réductions pour insuffisance de la qualité germinative, savoir :
Pour le pin sylvestre : 5 fournitures, dont la qualité germinative était inférieure de 1 à 15 pour 100 à celle garantie ;
Pour le pin noir, 5 fournitures, dont la qualité germinative était inférieure de 2 à 14 pour 100 à celle garantie ;
Pour l'épicéa, 1 fourniture, dont la qualité germinative était inférieure à 4 pour 100 à celle garantie;
Pour le mélèze : 2 fournitures, dont la qualité germinative était inférieure de 4 à 9 pour 100 à celle garantie.
Toutes les autres graines avaient une qualité germinative au moins égale à celle qui était annoncée, et la plupart étaient d'une qualité supérieure de 2,3, 4, 5, jusqu'à 15 pour 100. Ces chiffres prouvent que les marchés peuvent être soumis à la condition de garantie; ils mettent en relief la probité des fournisseurs, parmi lesquels on doit citer en
|)feiliièï^e ligne MM. Henri Kelléi*, de flat^mstàdt ; Slàtner fet ttoftmaûti, de Wîfehëf-Nëufelâdl ; Jëhfe^^iréiii, dlùtiSbi^Ufeh, 6t Élbiii*âd-Àppêi, de Dai-ttlstâdl.
fiéputs (Jùé là tiiélhdde d'âdjudiéàtiôii éî-dëssus détaillée à èié kdd|ptèe, là liste dô§ rôiik*niss'éùt»s à été tbUs les àhs en s'aùgtfiehlàiit, àgi?atidissant sans cesse le cercle d'appbbVislolihemeht. Les l'ëlâttdbs de rAdtoitiistràtiôh kVëé lé fciDmttiëf éè bïit étë, dû îreslè, fàcilitëeé ^élt l'intégrité dé M. le àlrèfetèûi* du doiliaitiê dés fiài^réà et des àgéûts sous ses ordk'es, qui n*ont pas ëràiht de t-ecomiiiettôîftr jusqu'à tfois fols Ifeûrs essais^ lotéljd'il' existait Un doîltô queléontJUë sûi* Uxiê prëihièrë ëxpêrîeilce faite. L'Adinihistbàtibn centMlé à |)bsé, de plUs, ëii prttieipè que toutes les fois qu'une expérience est défavorable à un fournisseur, avàUt de lui appliquer les restHctions du càhiér dés èhàtgès, Uti noUVel ëssài est fait pdUr Conttôléi* le pi^emief.
Le commerce a actuellement Utte grande (ôbiifiàilttë dàiis les décisions du domaine des Barres. Cette confiance, jointe à l'extension du cercle d'approvisionnement, lui a permis de baisser chaque année le prix des offres, comme les chiffres ci-dessous le montrent.
Pries moyen du kilogramme de graines achetées au commerce pendant les années 1873 à 1881.
iiB7l 1874. Ik75. 48^6. ÏBlI, ^M. 1079. ife^O. 1881.
fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr. ft; tt.
PineylvBftire...; 6.7é 6. M 6^27 5i7d h. 57 3i9)l âi64 8.60 4^44
Pin noir 7.06 3.98 3.01 2.40 3.12 3.75 3.86 3.50 2.39
Epicéa 1.38 1.70 1.17 1.40 1.88 1.56 1.61 1.76 1.63
Mélèze » » 2.70 2.38 â.âO 2.^7 2.19 ^.19 kM 3.8S
Le minimum des prix atteints dans le relevé des prix ci-dessus ne peut guère être dépassé, et Toii doit s'attendre à TOir maintenant les offres fluetuer autour de ceâ chiffres suiTadt l'abondanee de la récolte.
En général, on ne peut pas espérer que les bonnes récoltes d'une région compehsent les mauvaises d'Une autres Depuis quelques années^ il a été remarqué que les années de fructification abondaute d'une essence résineuse déterminée, cothUie celles de stérilité^ sont les mêmes poul:' tout le cercle d'approvisionnement ^ à l'éti^nger et en France. Leë stocks restant en magasin de l'année précédente produisent seuls Une certaine compensation.
La valeur pécUniaire des marëhôs passés aveé le oommerce étranger varie annuellement entre TëOOG et iOOOOO francs. Le nombre de kilogrammes fourni varie de SO OQO à 3000Q <l)i
(1) Le oommercse rii^èis a fuit réidiôitimeni dés offros de graines de pin eembro. D&ne cette région, la production de la graine est considérable, hé commerce en est fait de la manière suivante : les ventes se font sans livraison immédiate à la grande foire de Nîdjnî-NôvogÔrod qui à liett ail lâôis de juillet. Lés livraisons se font ensiiitë àii mo-
tJè crnimmé fr^aftpâû.^ L'ihdtttelHe dé la p^épàràttoii des ^âitié^ ïésititeusë^ li'exislèpàsenPraûce; rAdtnirilsMtioii dëâ forêté|)'Ossêde feeulê, à hotrtô éoniiaissaùiôfâ, des sécheriés pôUi* faire ouvrit artificiellétniôht les cônes. Il en résulte que ce commerce est sans impoftàhcë daiié notre pays, et réduit à la vente des espèces qui peuvent être préparées soit à la main, soit par la chaleur solaire.
Toutes les graines de pin sylvestre, pin noir^ épicéa, œélèfse, etc., achetées aux grainetiers français, proviennent d'acquisitions faites à l'étranger.
Les graihes récoltées eh Fi^âttue et mistôS ett inèttltô datts le (ibminerce local stot 1 1^ Le pin marittine ; 2^ ié pîii iaHtiio de Coi^siô ; â*» le pin pinier ; 4® le pin éembrt).
Le pin isûarîtiilie est aeheté dans trois ï:*égions différentes qui peuvent se désser àinsi^ suivant Timportanoe des offk'es et de la production : i° Le littoral de Tocéan Atlantique $ i** le dépertemeat de la Sarthe; 3" la Gorse*
Les marchands dU littoral de rÀUanti(|ue adhiettent difficilement le cahier des ^hatiges adopté par les étrahj^ers. Ils eontprennent mal et se méfient des méthodes emplojjrées poul^ les ësisàist il serait très oppoa^tiin de les Ytilgariser dans cette réj^fioni Un des meilleurs moyens pour Atteindre ce bat Consisterait à fair^ e^écutei^ d^ essais publics lors des concduïS régionaux-.
Les agents forestiers dé ces départements préfèrent-, du reste, récolter euit-iiiêmes les qttafatités (|\iî leiH* soht demandées ; Tacquisition au eommè^ô n'est qu'uûe exeeptiôilt
Bordeaux et le bassin d'Areaéhon sont les principaux marchés de cette graine exportée en Angleterre et dans les colonies anglaises.
Depuis l'hiver 1879-1880, la région du Mans ne fait plus d'offres, par suite de la destruction presque coinplète du pin maritime dans te pays* Avant cette époqtle^ rAdffliniâtt>atidn avait déjà reconnu l'Infériorité de cette graine ; elle avait pris des mesures pour s'approvisionner autant que possible sur le littoral de l'Oûéan dans les départemeiits de la Gironde et des Landes ;
En Gorse^ le piincipe de la vente avee garantie gertninative peut être considéré comme admis ; mais les acquisitions de pin maritime ont peu d'importance; elles ont pour but d'introduire dans les massifs du midi de la France la belle variété de pin maritime qui croît dans les forêts de Gorse et^ en particulier^ dans celle de Gorte. Le prix élevé de cette semence^ comparé à celui de la graine de Bordeaux, fdblige TAdmi-
ment de ht récolte. Geagraioes, expédiées par grande vitesse» arriveraient en France Vt^rs le comihenceifiient de novembre; leur prix franco à Paris était, enlS82, de Ifr. 95 le kilôj^rieitnhié. Prix élevé, il est vrai, niais qui peut êlrô accepté pour de la graine de bonne qualité.
nistration à faire sur ce point des acquisitions aussi faibles que possible et n'excédant pas 500 kilogrammes par an. Ce prix a été, ces dernières années, de trois fois supérieur à celui du Bordelais, comme le relevé ci-dessous l'indique :
fr.
fr.
fr.
fr.
fr.
fr.
Pin maritime de Bordeaux.
Pin maritime de Corse. , .
La qualité germinative de ces deux variétés de graines a élé, pendant ces mêmes années, de 75 à 85 pour 100; elle se maintient, pendant au moins trois ou quatre ans, sans diminuer notablement.
Le pin laricio de Corse est acheté, chaque année, à des habitants de rile. La production de cette graine est peu importante, et les détenteurs ne la cèdent qu'à un prix relativement élevé.
Les récoltes en régie sont plus avantageuses. Ainsi la graine récoltée en régie en 1881 a coûté 3 fr. 74, tandis que celle achetée au commerce était payée 5 fr. 75 en 1874, 7 fr. 28 en i876, 7 fr. 03 en 1877, 6 fr. 28 en 1878, 4 fr. 38 en 1879, 5 fr. 52 en 1880.
La quantité demandée annuellement varie entre 250 et 450 kilogrammes ; la qualité germinative est bonne en général ; les fournitures faites en 1876, 1877 et 1878 par le sieur Santoni d'Evisa ont donné 71 à 87 pour 100 de semences susceptibles de germination; les autres années la qualité a varié entre 65 et 75 pour 100. Le procédé de préparation employé est des plus primitifs, puisqu'il consiste à faire ouvrir les cônes en les introduisant dans les fours quelques heures après en avoir retiré lejpain.
Le pin pinier est peu employé ; son habitat est restreint à deux ou trois départements du littoral méditerranéen. Les quantités de cette graine nécessaires aux travaux sont achetées soit aux paysans; soit aux épiciers, grainetiers ou fruitiers, qui la vendent comme comestible. Pour des quantités aussi petites, il est difficile d'exiger une garantie germinative contrôlée par des essais ; ce contrôle de la garantie est ici moins nécessaire que pour les autres semences, par suite de la facilité avec laquelle on peut reconnaître la fraîcheur de l'amande en brisant le péricarpe, et trier les graines vaines des autres en jetant le tout dans l'eau. Les graines d'un an sont rances et invendables en général, de sorte que les détenteurs de cette marchandise ne la conservent pas aussi longtemps.
Nous consignerons ici un renseignement qui ne retrouverait pas sa place dans les chapitres, ultérieurs oii il ne sera plus parlé de cette essence.
D'après des expériences faites à Aubagne en 4880, JOO kilogrammes de cônes de pin pinier ont donné 15 kilogrammes de graines marchandes^ soit environ de 5 à 7 kilogrammes par hectolitre.
Le commerce de la graine de pin cembro se fait dans des conditions à peu près semblables dans les Hautes ouïes Basses-Alpes, oix Tamande de ce fruit est mangée par les habitants. L'habitat de cette essence est bien différent de celui de la précédente; de sorte qu*à Tirrégalarité de la fructification se joint souvent l'impossibilité de réaliser la récolte, par suite de rarrivée trop prompte des neiges. Aussi l'incertitude de voir le commerce tenir ses engagements force le service forestier à faire, de son côté, toutes les tentatives possibles de récolte ; nous en parlerons ultérieurement.
D'après les lignes précédentes, il est facile de se convaincre que le commerce des graines résineuses n'a d'importance en France que pour le pin maritime. Cet état de choses peut durer longtemps encore ; mais il peut se modifier d'un moment à l'autre dans quelques départements où l'Administration a établi des sécheries à étuves, et oix l'industrie de la récolte s'est développée ces dernières années. Les excédents de récolte refusés par les préposés sécheurs seront petit à petit préparés par les paysans, entre les mains desquels ils resteront.
Dans le Haute-Loire, l'industrie pourrait prendre une certaine extension ; mais les paysans pauvres de la région feraient difficilement les avances nécessaires pour les frais de cueillette et de transport. Les personnes qui leur faciliteraient ces préparations et le débit de leur marchandise rendraient un service aux propriétaires forestiers français en les affranchissant de l'étranger.