‹ ACHIVES DE L'ART FRANCAISChapitre 38 sur 61 · PIÈCE COMMUNIQUÉE PAR M. MEÂUME · texte numérisé non relu

PIÈCE COMMUNIQUÉE PAR M. MEÂUME

M. Meanmey avocat à Nancy, qui prépare un travail sur Gallot et ses ouvrages, a bien voulu détacher des notes qui doivent accompagner sa publication, celle qui contient les lettres de noblesse accordées par Charles III, duc de Lorraine, au grand-père de Gallot. Il en a relevé la copie sur une expédition authentique sur parchemin et scellée du sceau ducal qui fait partie de la riche coUec^ tion de M. Noël, notaire honoraire à Nancy. Les armoiries du nouvel anobli sont peintes sur l'expédition. La copie a d'ailleurs été collationnée par M. Meaume sur la minute conservée à Nancy, au trésor des Chartes de Lorraine, registre des anoblissements depuis Tannée 1573 jusqu'à Tan 1592.

Charles , et soit ainsi que nous deument

certiorez de la vie louable, bonnes mœurs, probité et mérites de nostre amé et féal Glavde Callot archier de nos gardes demeurant en ceste notre ville de Nancy. Âyans aussi esgard et favorable considération aux services fidelz et aggréables que par l'espace de vingt deux ans et plus II nous a faict, tant à nostre suitte ordinaire par noz pays, qu'en tous les voyages qu'auons faitz depuis ledit temps hors de nosdits pays, enquoy il s'est toujours comporté avec fidellité et dilligence que par raison en auons et devons avoir tout bon contantement et satisfaction. Pour ces causes et autres raisonnables considérations nous mouuantes, Joinct que dez sa jeunesse il a tousjours faict profession des armes qui le rend de tant plus fauorable et

recommandable en ce grade et Estât de Noblesse AVONS Icellui Clavde Callot, de nostre grâce spédale, pleine puissance et auctorité souueraine Ensemble ses enfants, postérité et lignée, née et a naistre en lM)n et leal mariage, masles et femelles, annobly et annoblissons et du tiltre de noblesse décoré et décorons; Voulons et nous plaictque lui etsesdits enfants, comme tels soient réputez, puissent acquérir biens et héritages nobles, fiefz et arrière fiefz de quelque nom et qualité ils soient et iceux ensemble ceux qu'ils ont ja acquis et que .a bon et juste tiltre leur pouroient obvenir et eschoir par succession, donation ou aultrement, accepter, appréhender, tenir posséder et jouyr sans qu'ilz puissent estre contrainctz ores ny pour Taduenir en uider leurs mains^ en quelque manière que ce soit, et diceux ordonner, tester et disposer par testament de dernière volunté donations faictes entre les vifz et aultrement ainsy que bon leur semblera, aux loix et conditions des fiefz de noz pays, et auec ce puissent acquester tiltres de cheuallerie et jouyr des mesmes honneurs, priuileges, franchises, libériez, prerogatiues et prééminence dont joyssent autres personnes nobles et extraie tes de noble lignée, et que telz soient censez et réputez en tous leurs actes négoces et affaires tant en jugement que dehors, sans qu'ilz soyent pource tenuz nous payer ny a nos successeurs ducz de Lorraine aulcunes finances laquelle de nostre dit gré auons quitté remis et donné, quit-

tons remettons et donnons par ceste audit Claude Callot Et en signe de noblesse et pour décoration d'icelle Avons à Icelluy et à sesditz enfants postérité et lignée descenduz et descendans de luy en leal mariage, comme dict est, donné et donnons les Amioyries telles que cy dessoubz elles sont emprainctes auec puissance de les porter et en user en tous lieux, comme autres nobles ont accoustumé user de leurs armes, Que sont d*azur à cinq Estoilles d'or, pertes et passées en saulteur, timbrées d*un dextrocher reuestu et componé d'or et d'azur, tenant une hache d'armes. Le tout porté et soustenu d'un Armet momé d'argent couert d'un Lambrequin aux metaulx et couleur de Lescut (1 ). Sy donnons en mandement etc

Donne le pénultième jovr du mois de jvillet

L'entérinement à la chambre des comptes de Lorraine est du 17 septembre 1584.

(1) Ces armoiries ont été gravées par Jacques Callot lui-même, ainsi que le constate une note de Mariette, relevée par M. Meaume et qui est ainsi conçue : c Des armoiries où sont cinq étodles, sur^ montées d'un bras armé d'un marteau d'armes et placées au milieu de deux branches de laurier; pièce négligée et peu ouvragée, qui est dans Tœuvre de Callot de M. de Beringhem, et que je crois véritablement de Callot. — 5 pouces hauteur, 3 pouces 6 lignes travers. »

GLann nLiiii,

Billet oommuniqué par M. Jules Boilly.

Ce nouveau billet, que nous devons à M. J. Boilly, est celui auquel Mellan faisait allusion dans la lettre que M. B. Haurèau indiqua obligeamment à notre recueil {Archives de l'Art français, (. P"^, p. 264) et que M. de Montaiglon voulut bien se charger d'annoter pour nous. Nous renvoyons à cette première lettre, en observant toutefois que Peyresc étant mort à Alx, le 24 juin 1637, et non en 1636, comme le dit à tort M. de Montaiglon, il est hors de doute pour nous que ce n'est pas en 1634 ni 1635, mais dans les premiers jours de 4637, ou dans les derniers de 1636, en revenant d'Italie, que Claude Mellan dessina et grava son portrait de Peyresc. Le billet que nous publions ne serait antérieur que de quelques semaines à la lettre du carnaval de 1637.

A Monsieur — Monsieur Chartre dit ïAnglois.

+ Monsieur — celle icy n*est si non pour vous faire scayoir de mes nouvelle et de vous ofrir mon très humble service. Je suis are té à Aix pour quelque jours en la maison de Mons/ du Peiresc dont je vous envoie son portraiz que je luy ay faict. Je diligente tant que je poeus affin de me donner Thonneur de vous aller voir et me rejouir avec tous nos amis lequel il vous plaira faire mes humble recommandations c*est

Monsieur (vous donneres s'il vous plaist la lettre à Mons/ Vouët et à mon frère)

Vostre plus humble et très affectioné serviteur.

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