‹ Acides Organiques Dans Les Liquides GastriquesChapitre 14 sur 16 · ER CN · texte numérisé non relu

ER CN

Liquide gastrique n° 8.

Madame X..., non hospitalisée, 18 Mai 1921.

1‘ jour 3° jour ACIDC DT. Etes eme ee Mn Au litre : O0 0.15 DMAALO LATE MR RE een Site eee » 1.20 1.50 DR COIMDINE RER ARE r CRE » » »

ACIReS OTBANIQUES FE MR CC » (june 0 Acidité dusoluté aqueux 7....... » 0 Occ:4 Liquide gastrique n° 9.

Salle 16, lit 2, 19 Mai 1921.

Diagnostic : ?

1° jour 2° jour 3° jour AGITeAIDRe ERP Au litre 2.35 2,55 2.92 D'ARÉLOTAL CEE Re pe » 3.65 3.83 4.08 D COMPINÉRS. ce. CE » 1.25 1228 1.16 Acides organiques......... » 0 0 0 Acidité du soluté aqueux.. » OSc;S Occ:5 0s:a ‘

Liquide gastrique n° 10.

Liquide de stase Liquide de repas d‘épreuve

ACICC Dre ee EEE Au litre; 0.80 0.43 LOALE ES RER » 2.29 1.45

Acidité du soluté éthéré. » 0.33 0.30

En somme nous constatons :

1°) Que les liquides pathologiques que nous avons pu nous procurer ne contiennent pas d’acides organiques, ou

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tout au moins ceux que l’on recherche habituellement : acide acétique, lactique ou butyrique. |

2°) Que ces liquides ont une acidité totale qui augmente une façon générale par le vieillissement à l’étuve.

3°) Que cette augmentation d’acidité n’est due ni a l'acide acétique, ni à l’acide lactique, ni à l'acide butyrique.

4) Qu'il se produit une fonction acide par le vieillissement qui présente le caractère des acides organiques d’être soluble dans Péther, puisque le résidu éthéré repris par l'eau présente une acidité, faible il est vrai, mais qui va croissant avec l’augmentation de l’acidité totale.

Pour éviter le reproche de conclusions prématurées et éliminer tout de suite une idée qui se présente à l’esprit, nous avons essayé l’éther mis en œuvre au cours de nos expériences. On pourrait nous objecter, en effet, que l’acidité du résidu éthéré provient justement de l’éther employé; aussi avons-nous tenu à élucider cette question.

Une solution d’Hel chimiquement pur dans l’eau distillée faite de telle façon qu’elle représente une acidité égale à 2 grammes au litre, pour nous rapprocher au maximum de l’acidité du suc gastrique normal, nous ajoutons un égal volume d’éther ; après agitation, décantation et évaporation de cet éther, on ajoute un peu d’eau pour redissoudre le résidu et nous constatons que cette dernière solution est neutre. La solution d’Hel n’a cédé aucune acidité à l’éther, et l’éther lui-même ne laisse pas de résidu acide. Cette nouvelle expérience confirme en quelque sorte la conclusion précédente, qu’il se produit une fonction acide par le vieillissement des sucs gastriques à l’étuve et que les acides ainsi formés sont solubles dans l’éther.

Tout ce qui précède s’applique d’une façon générale aux neuf premiers liquides pathologiques que nous avons eu l’occasion d'examiner. Pour le liquide n° 10 nous avons été favorisé par la venue au laboratoire d’une malade de Mon-

St

sieur le Docteur Augistrou, à laquelle, par laide de la pompe gastrique, il a été retiré 30 à 40 c.c. environ de liquide de stase légèrement verdâtre ; il a été administré à cette malade un repas d’épreuve d'Ewald qui a été retiré par le même procédé une heure après. Appliquant à ces deux liquides les mêmes méthodes d’analyse que précédemment, nous n'avons pas trouvé, par les réactions générales, d’acide acétique, lactique ou butyrique ; mais que le soluté du résidu éthéré présente une acidité égale à 0 gr. 165 exprimée en Hel. De même pour le liquide du repas d’épreuve nous ne trouvons pas d'acide acétique, lactique ou butyrique, et le soluté éthéré présente une acidité égale à 0 gr. 15 (toujours exprimée en Hcl). L’éther n’enlevant que la moitié des acides, en multipliant par deux nous avons :

pour le liquide de stase. 0,165 X

2 3, et pour le repas d’épreuve..... DEC? |

Nous ne croyons point que quelque minime que soit cette acidité, elle puisse être attribuée à des erreurs de menipulation, car faisant la contre-épreuve, c’est-à-dire reprenant le suc gastrique ou le liquide de stase traité par l'éther, nous avons dosé l'acidité totale et le chiffre fourni se trouve être inférieur au chiffre correspondant du dosage primitif, c’est-à-dire que pour le suc gastrique du repas épreuve nous avons trouvé une acidité totale égale à 1 gr. 45; pour ce même liquide après épuisement par l'éther nous avors trouvé 1 gr. 27, différence : 0 gr. 18.

Pour ce qui est du liquide de stase l’acidité totale étant de 2 gr. 25, ce même liquide de stase épuisé par l’éther présente une acidité totale égale à 2 gr. 10, différence : (or 5,

Si l’on considère que l’épuisement par l’éther a pour cfet d'enlever du milieu très sensiblement la moitié des acides organiques, il faut multiplier par 2, la différence trouvée pour avoir la totalité de ces acides, ce qui présen-

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terait le liquide du repas d’épreuve une teneur en acides organiques solubles dans l’éther égale à :

Ogr.18X2 = soit 0 gr. 36,

et pour le liquide de stase :

DST CEA 0ISr 0!

chiffres sensiblement égaux aux chiffres fournis par l’extrait éthéré. Aïnsi donc, ces deux dosages se confirment J’un par l’autre, puisque nous constatons ainsi qu’il manque une quantité d’acidité au suc gastrique ou au liquide de stase précisément égale à celle qui a été enlevée par l’éther. S1 l’on veut bien admettre que ces chiffres représentent les acides organiques du milieu, et comme il ne s’agit ni d’acide acétique, ni d’&cide lactique, ni d'acide butyrique, décelables par les moyens de recherches cliniques, il faut en conclure qu’il se produit dans la poche gastrique comme dans l’étuve à 38° des acides organiques d’un autre ordre (acide formique ? acide oxalique ?... etc). Mais si nous ne pouvons pas caractériser chimiquement ces acides, la constatation de leur présence nous autorise semble-t-il à fixer un point biologique. Si en effet, nous trouvons 0 gr. 33 dacides solubles dans l’éther pour le liquide de stase on pourrait penser, et il est raisonnable de croire que ces acides proviennent de fermentations; le séjour prolongé dans la poche gastrique et la température du milieu plaident en faveur de cette conclusion. Or, nous trouvons dans le liquide du repas d’épreuve 0 gr. 30 d’acides solubles dans l’éther, et l’on est bien obligé de convenir ici que le processus fermentaire ne peut intervenir pour expliquer leur présence. Il s'agirait donc d’une sécrétion de la muqueuse elle-même. Nous nous proposons dans des recherches ultérieures d’élu-

cider cette question.

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