‹ Aconits et Aconitines: ToxicologieChapitre 34 sur 35 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Pronostic. — Traitement

Le pronostic sera évidemment lié à la quantité d’aconitine absorbée, à la toxicité intrinsèque du toxique, et à la rapidité des secours. Dans tous les cas, il est sérieux.

Quel est le traitement à employer en face d’un empoisonnement par l’aconitine ?

On a donné comme antidotes chimiques où pharmacodynamiques, le tannin et l’iodure de potassium ioduré. L'observation expérimentale est loin cependant de confirmer cette assertion. On pourra cependant employer ces deux substances, sans leur accorder plus de confiance qu'elles n’en méritent. Nous en dirons autant des moyens généraux suivants : diurétiques, vomitifs, stimulants diffusibles, réchauffement, frictions, ete. Existe-t-il des antagonistes physiologiques de l’aconitine ? La strychnine, la morphine, la digitaline, ont été successivement employées dans des expériences sur les animaux, mais

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sans résultats, elles ne font que précipiter la marche de l'intoxication en ajoutant leurs effets à ceux de l’aconitine. |

Seuls le curare et l’atropine, paralvsateurs des fibres d'arrêt du pneumogastrique, ont paru modifier d’une façon sensible l’influence de l’aconitine.

Le traitement de choix, d’après MM. Laborde et Duquesnel, celui qui se déduit du mécanisme de la mort est la respiration artificielle qui donne à l’organisme le temps d’éliminer le toxique.

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