‹ Acquisition et Transmission des Titres nobiliairesChapitre 50 sur 51 · PRO RE · texte numérisé non relu

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nobiliaires qui ont résisté à la haine révolutionnaire périssent à présent par la vanité du bourgeois français.

I n’y a pas lieu de se réjouir d’uue submersion inévitable des titres nobiliaires, comme de la noblesse elle-même (1). « Quoique tous les hommes, disait La Roque, soient universellement de même espèce et de même condition, 1l y a néanmoins, parmi eux, certains avantages particuliers qui servent à les distinguer dans la vie civile ». Chaque individu prend, dans la société, un rang et une position hiérarchiques. Pas de démocratie sans aristocratie. Mais de quels éléments disparates sera formée l'aristocratie de demain ? On ne peut d'un mot répondre à cette importante question qui nécessiterait l’étude délicate des tendances actuelles. Mais puisque n’est pas terminée encore une très large évolution, constatons, pour notre époque, que si le dernier rejeton d’une race illustre n’est pas forcément, par la nature, mieux doué qu’un enfant du peuple (2),

Droits de l’homme, du Cartel des (rauches, de la Ligue de l’enseignement, du Patronage laïque, des principales sociétés sportives de Nîmes, des Sauveteurs du Gard, défenseur ardent des libertés régionales ».

{1} On a cependant, plusieurs fois tenté de reconstituer en groupement l’ancienne noblesse. Peu avant la guerre de 191%, le comte de Puységur réunissait, en son hôtel, une quinzaine d'amis, sous la présidence du duc de Luynes, pour créer une association de la noblesse ; celle-ci n’eut pas été fermée à ceux qui s'imposaient par leurs mérites. Des statuts furent rédigés et même, paraît-il, déposés (pe Sorgiers DE LA Tourasse, Projet d’une reconstitution de la noblesse). Moins utopiste, Léon DE Montresquiou (La noblesse, p. 13) comprenait qu'arrêter la création de faux titres et refaire de la noblesse une classe ouverte supposait une autre réforme : la Monarchie.

(2) Avec une naïveté charmante, nos ancêtres étaient bien persuadés du contraire. DerurerrraT, seigneur de LocxepriÈrRre, dans ses Trois

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il conserve, du moins, un incontestable prestige, même etsurtout en ce temps où l'or est devenu lidole suprême ; malgré les sarcasmes de jaloux démagogues, 1l possède, au plus haut point, les qualités du Français de tous les âges : c’est une personnakhté faite lentement, à travers Les siècles, par de multiples générations

d'hommes d'honneur, vaillants, généreux, désintéressés.

Vu : le Président, Vu : le Doyen, R. PIÉDELIÈVRE. H. BERTHELÉM Y.

Vu et permis d'imprimer :

le Recteur de l’Académie de Paris, PAC II MEE

traités de la noblesse (Paris, 1606, p. 47), en voulait, d’ailleurs, chercher la raison profonde : « Mesme au lieu que les ignobles doivent faire leur quinquennium aux escolles pour être graduez en droict canon et civil. toutelois, il suffit au gentilhomme de faire le triennum, soit que le droiet nous ait estimés plus aptes à comprendre les sciences que les ignobles, parce que la chasse nous étant permise nous mangeons plus de perdrix et autres chairs délicates qu'eux, ce qui nous rend un sens et une intelligence plus déliés qu’à ceux qui se nourrissent de bœuf et de pourceau ».

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