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accomplir d’une manière effective ses devoirs professionnels, selon les diverses circonstances qui se présentent dans ce Vicariat. En outre, il lui faut accroître la somme de son savoir ecclésiastique, qui lui est, pour le moins, aussi indispensable que pour tout jeune prêtre des vieux pays. Il paraît invraisemblable et nuisible que l’on vienne à exiger de lui des travaux manuels, hormis le cas de nécessité extrême.
Dans certaines Missions, cette nécessité peut encore exister. Mais, après échange de vues avec Sa Grandeur Ms: le Supérieur Général, nous pouvons donner l’assurancé à nos Pères que les conditions qui exigent ce labeur doivent être considérées comme seulement temporaires. Si la nécessité cesse, l'occupation manuelle doit cesser en même temps.
C’est naturellement le Vicaire des Missions qui devra décider si, dans telle ou telle mission, il y a urgence ou mon pour les Pères de se livrer à ces ouvrages mercenaires. Lorsqu'un Supérieur ou un Directeur est persuadé que cette nécessité n'existe plus, il convient d’en référer au Vicaire des Missions. Après que celui-ci à donné son approbation, et seulement après, le Supérieur ou Directeur doit en parler à ses sujets.
Autant que possible ce qui est du ressort des Frères CNE doit leur être laissé à faire.
Aux travaux manuels se rattachent les devoirs d’administration et de surveillance qui, dans plusieurs Missions, sont départies aux directeurs, aux économes et à d’autres, pour les installations matérielles. Il ne paraît point, présentement, possible d’alléger le fardeau des responsabitités imposé à certains Pères, eu égard au bien-être matériel des établissements où ils travaillent. C’est une part laborieuse, il est vrai, mais nous avons confiance que, comme dans le passé, ils continueront à la remplir avec générosité. Qu'ils l’accomplissent fidèlement, autant que
le permettent les circonstances, selon les prescriptions de nos Saintes Règles concernant l’économe local. Bien plus, les obligations matérielles de chaque Père ne devraient pas être si nombreuses et si écrasantes qu'elles l'empêchent de consacrer un temps considérable au saint ministère.
3 Visites.
Une légère attention prêtée par quelques Oblats et des règlements que l’on voudrait voir établir pour les visites qui se font dans nos maisons préviendraient, croyonsnous, la perte de beaucoup de temps. Dans certaines Missions, les Indigènes et les Métis, même les Blancs du voisinage, se présentent à leur gré ou selon le caprice, y séjournent des heures entières à flaner, à fumer et à bavarder. Un Oblat qui habituellement, plaisante avec de tels visiteurs, est amené, il faut le craindre, à perdre un temps précieux. En vérité, tous ceux de la maison, volontairement ou non, se voient d'ordinaire contraints à. perdre le temps en raison de ces visites. Quand la salle commune est envahie par ces étrangers, il devient difficile d'étudier ou d'accomplir les exercices religieux, même quand il y a quelques petites chambres séparées : et il n’y en a pas de convenables partout. Cet abus, car c'en est un, n’est pas général dans le Vicariat; mais, nous en avons assez vu et entendu pour nous convaincre qu'il est de notre devoir de tenter de le faire disparaître.
Les habitudes et les idées des gens de cette contrée rendent, dit-on, le mal difficile à guérir. C’est sans doute vrai : mais on ne peut pas refuser d'admettre la possibilité d’une amélioration.
Dans les paroisses de nos villes et campagnes, les visites améneraient souvent la perte de beaucoup d’heures pour nos Pères, si elles se faisaient sans ordre ni méthode. Nul n’y trouve à redire, et le bien se fait, au contraire, par là même que le prêtre montre d’une: manière délicate mais ferme, qu’il n’a pas le temps de
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tenir des entretiens inutiles et que sa demeure est l’asile de la paix et de la solitude.
Comme on fait ailleurs dans nos maisons, tâchez de faire chez vous. Pratiquez la charité, et soyez courtois envers vos visiteurs; profitez des occasions pour instruire et édifier, mais soyez économes de votre temps ; gardez votre liberté. Nul de ceux que vous aurez entretenu avec bonté ne se sentira froissé de vous voir le quitter pour accomplir vos devoirs d'état. Il convient de faire comprendre aux personnes qu'il y a certaines heures, la matinée, par exemple, où l’on ne doit pas faire de visites à la Mission, sinon avec des raisons urgentes. Toute règlementation sur ce point,. arrêtée par un Directeur local pour son domicile, où par le Vicaire des Missions pour le Vicariat, mérite la plus scrupuleuse observance,
4° Etudes.
Le prêtre qui a réellement conscience de ses responsabilités sera un homme d’étude. Quelles que soient ses occupations, il trouvera le temps ’étudier, s’il est sérieux. Quelque brillant qu'ilait été au séminaire ou au scolasticat, le prêtre qui perd le goût des livres déchoit rapidement. Il dégénère de son rang.
« L’ecclésiastique, dit l'abbé Dreuzin (Le Bon curé au xix° siècle) qui délaisse l'étude devient mesquin et vulgaire dans ses idées, bas dans ses sentiments, mondain dans ses goûts, rustique dans ses manières. Tandis que celui qui continue d’être studieux est invariablement caractérisé par une noblesse d’esprit et de cœur. » Soyez zélé, méthodique et persévérant dans vos études. Suivez la devise de Ms Dupancoup : Multus labor; Multa methodus in labore ; multa in methodo constantia.
Il est inutile d’insister davantage sur la nécessité des études, vous en êtes convaincus. Vous comprenez que, parmi les fidèles que vous avez trouvés ici, et même plus
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encore, parmi ceux qui y arrivent actuellement, vous devez être « le sel de la terre et la lumière du monde. »
Nos Saintes Règles et les Chapitres Généraux rangent l'étude parmi les plus importants devoirs des prêtres de l'Institut. Nous appelons votre attention spécialement sur :
1° L'étude quotidienne de la Sainte-Ecriture, prescrite par l’article 270 de nos Constitutions ;
2 La nécessité d'accorder une place, dans votre règlement journalier, à l'étude de la théologie. Cette nécessité découle de nos Saintes Règles qui prescrivent, dans toutes nos maisons, au moins une conférence théologique par semaine ; et elles font une obligation à tous les Pères de s'y préparer. Dès l’époque de nos anciens Pères, il a été de tradition de considérer cette préparation comme un moyen d'étude sérieux et continuel.
Les conférences théologiques peuvent et doivent avoir lieu là où il y a trois Pères réunis. Chaque année, Supérieurs et Directeurs recevront du Vicaire des Missions le programme des questions à étudier et lui feront un rapport de la façon dont on l’aura rempli. (Chap. Gén. de 1867. — De Studiis). Si dans les Missions, où le nombre des Pères est inférieur à trois, les conférences théologiques ne peuvent se faire, pourquoi les Pères de ces Missions n’enverraient-ils pas à qui de droit un travail écrit, au moins deux fois l’an ? Même les prêtres séculiers adoptent ce procédé dans plusieurs diocèses ;
3 La remarque que fait le Chapitre Général en 1873, à savoir que l'excès de travaux extérieurs conduit trop souvent au relâchement dans la vie religieuse, comme aussi à un périlleux désordre dans les études et le recueillement intérieur ;
& Le décret du Chapitre Général de 1867, page 21, qui exige de tous les jeunes Pères un examen oral et écrit